Lettre 1663 : Pierre Bayle à Pierre Des Maizeaux

[Rotterdam, le] 3 e d’avril 1705

Pour Monsieur Des-Maizeaux

Ne vous etonnez pas, Monsieur, de ce que vous recevrez ma reponse long tem[p]s apres la date de la derniere lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’ecrire [1]. Les ven[t]s contraires en seront la vraie cause, car ils ont empeché les paquetbots de passer d’Angleterre ici pendant plus de douze jours, et ainsi je n’ai recu votre lettre du 6/17 de mars qu’à la fin du mois.

Je vous ren[d]s mille graces de la peine que vous avez prise de remettre les additions ou corrections en main seure [2], et je vous sup[p]lie d’avoir la meme bonté à l’egard de celles que je vous envoie, et de dire à Mr Tonson que je lui suis infiniment obligé de la depense qu’il est tout pret de faire pour avoir mon portrait, mais que je ne saurois me resoudre à me faire peindre, ni à paroitre en visage à la tete de mon livre [3]. Je le prie instamment de ne trouver pas mauvais que je n’accepte point l’obligeante proposition qu’il a bien voulu me faire.

Puis que l’ouvrage de Mr Jenkins sur Apollonius [4] n’est pas considerable, je me dispenserai de la peine de repondre aux observations qu’il a faites contre moi en faveur de Mr de Tillemont.

Je n’ai encore vu du livre de Mr Jaquelot [5] qu’une partie des pages qui me concernent, et en les parcourant à la hate j’ai remarqué que c’est la foiblesse meme. On en fait l’eloge magnifiquement et avec affectation chez Mr Jurieu, et toute la cabale / affecte de louer et sa personne, et son ouvrage, et son heureuse conversion à l’orthodoxie depuis qu’il a quitté La Haie où le commerce de gens gatez l’avoit • gaté, au lieu qu’à Berlin les honnetes gens l’ont fait rentrer dans la bonne voie [6]. Ce qu’il y a d’etrange c’est qu’il batit sur des principes contraires à ceux du synode de Dordrecht que Mr Jurieu a toujours preferez à tous les autres [7]. Les personnes desinteressées, ou qui meme etoient fachées que j’eusse proposé tant d’objections, et qui souhaitaient ardemment que Mr Jaquelot les refutat bien, trouvent qu’il n’y a pas reussi et ne lui donnent d’autre avantage que d’avoir eu plus de zele que moi pour l’orthodoxie.

Je me felicite beaucoup, Monsieur, de ce qu’un bon connoisseur comme vous a jugé que je repon[d]s juste aux dif[f]icultez de Mr Le Clerc [8]. J’at[t]en[d]s ce qu’il repliquera dans son VI e volume [9], je vous remercie tres humblement de vos bons conseils.

Mr Bernard ne lui en deplaise auroit bien pu se passer de sortir de sa methode qui est de donner des extraits, et non pas des refutations [10]. Il me sera facile de lui montrer que ses remarques sont fausses.

Vous m’avez fait un grand plaisir d’asseurer de mes tres-humbles respects Mylord Shasburi [11] et je vous sup[p]lie de continuer à me rendre ce bon office aupres de lui. Rien ne me pouvait etre plus / agreable que la nouvelle que vous m’ap[p]renez du retablissement de sa santé [12]. Je fais mille vœux pour la durée constante et longue de ce retablissement. Il n’est point necessaire de lui donner aucune liste de livres [13]. Je l’en remercie tres-humblement : j’ai un assez bon memento par une belle montre qu’il voulut à toute force que j’acceptasse de sa part. Un tel meuble me paroissoit alors tres inutile, mais presentenent il m’est devenu si necessaire que je ne m’en saurois plus passer, de sorte qu’à tout moment je sens combien je lui suis redevable d’un si beau present.

Mr Silvestre (que je saluë tres particulierement) a raison d’etre surpris que je n’ai pas cité le chancelier Bacon [14] : je n’y eusse pas manqué si j’eusse pu retrouver l’endroit dont il m’etoit resté une idée si confuse que je ne me souvenois pas meme dans quel livre je l’avois vu cité pour cela. Peu de jours apres que mon livre fut en vente[,] je cherchai quelque chose dans les Dialogues d’Orasius Tubero, et • j’y trouvai ce passage de Bacon. Je consultai les œuvres latines de Bacon, et la traduction francoise de ses Essais moraux et politiques [15], et je trouvai que La Mothe Le Vayer auteur des Dialogues d’Orasius Tubero que j’avois lus autrefois d’un bout à l’autre, citoit fidelement. Je fus bien faché que la decouverte fut trop / tardive car l’autorité d’un aussi grand homme que le chancelier Bacon est d’un grand poids.

Je ne pense pas que les plaidoiez de Mr Sachot pour Mad[am]e Mazarin [16] aient eté imprimez, je vous promets de m’en informer la premiere fois que j’ecrirai à un avocat de Paris [17], et s’ils sont imprimez, de vous les faire avoir.

Je suis seur que celui qui s’est deguisé sous le nom de Vigneul-Marville est un chartreux nommé dom Bonaventure d’Argogne fils d’un orfevre de Paris [18]. Il a demeuré long tem[p]s dans la Chartreuse de Rouen, d’où il est passé à celle de Gaillon, à cinq ou six lieues de Rouen.

Pour l’auteur du Saint Evremoniana je ne le con[n]ois pas certainement, j’ai oüi dire qu’on le croit le meme Mr Cotolendi qui a critiqué les œuvres de Mr de S[aint] Evremont [19].

Je n’ai que les Memoires de la connetable Colonna publiez par Bremont et imprimez à Leide l’an 1678. N’aiant point vu les autres, je ne saurois vous dire quels sont les meilleurs [20].

Je vous prie d’assurer Mr Le Vassor de mes tres humbles services comme aussi Mr Coste, et de m’excuser envers eux de ce que faute de tem[p]s, je ne puis aujourd’hui les remercier des lettres qu’ils m’ont fait l’honneur de m’ecrire [21]. J’ai fait vos complimen[t]s à M rs Basnage et Furli qui vous font les leurs. Mr Leers a encore des exemplaires en grand papier il les vend 60 flor[ins] en blanc [22], et 69 flor[ins] reliez.

Je suis avec tout l’attachem[en]t possible Monsieur, votre etc.

Notes :

[1] La lettre de Des Maizeaux du 17 mars (la date est précisée quelques lignes plus loin) est perdue. La dernière lettre de Bayle à Des Maizeaux date du 10 février 1705 (Lettre 1656).

[2] Bayle avait envoyé à Jacob Tonson par l’intermédiaire de Des Maizeaux des additions et des corrections pour l’édition de la traduction anglaise du DHC : voir Lettre 1544, n.12.

[3] Des Maizeaux avait dû faire état des intentions de Jacob Tonson – pour l’édition anglaise du DHC – dans sa lettre perdue du 17 mars. Bayle avait eu l’intention de publier le DHC anonymement, d’où, sans doute, sa réticence à voir son portrait en frontispice. En effet, aucune des trois éditions anglaises ne comporte de portrait de Bayle : sur ces traductions, voir Lettres 1618, n.12, et 1760, n.1. Parmi les éditions françaises, seule l’édition genevoise de 1715 – la prétendue « troisième édition », qui est en fait une contrefaçon de celle de 1702 – comporte, dans de nombreux exemplaires, le portrait de Bayle, qui se retrouve aussi dans le Supplément publié par les mêmes imprimeurs en 1722. Seuls trois exemplaires connus de l’édition de 1720 comporte un portrait gravé de Pierre Bayle, mais il est tout à fait possible qu’il s’agisse d’ajouts beaucoup plus tardifs ou de particularités d’exemplaire.

[4] Sur cet ouvrage de Robert Jenkin sur Apollonius de Tyane, voir Lettre 1656, n.6.

[5] Sur l’ouvrage de Jaquelot, Conformité de la foi avec la raison, voir Lettres 1656, n.12, 1658, n.8, et 1677, n.12. Bayle devait consacrer une bonne partie de ses derniers ouvrages à sa réfutation : voir Lettres 1651, n.9.

[6] Expression piquante de la part de Jurieu – comme Bayle le comprend bien – puisque c’est le conflit de Jurieu avec Jaquelot qui avait poussé ce dernier à s’exiler à Berlin en 1690 : voir Lettres 715, n.5, 758, n.6, 781, n.6, 800, n.2.

[7] Bayle signifie avec une fausse naïveté que Jaquelot défend une théologie rationaliste, conforme à celle des arminiens, alors que la théologie de Jurieu, qui met en avant l’importance de l’inspiration et du « zèle », est conforme aux principes du synode de Dordrecht. Sur le statut du « zèle » dans la théologie de Jurieu, voir E. Argaud, Une affinité paradoxale. Epicurisme et augustinisme dans la pensée de Pierre Bayle (thèse université de Saint-Etienne 2015 ; Paris 2017) ; R. Leopardi, « Quelques précisions sur la seconde controverse pajoniste », communication à la journée d’étude, L’Ecole de Saumur : évolutions et réceptions (1620-1720), dir. P.-O. Léchot, T. Guillemin et A. Gootjes, Institut protestant de théologie, 21 mars 2015 (Paris 2017) ; et, sur le rationalisme des arminiens, M. Mulsow et J. Rohls (dir.), Socinianism and Arminianism. Anti-Trinitarians, Calvinists and cultural exchange in seventeenth-century Europe (Leiden 2005).

[8] Sur les échanges de critiques et de réponses entre Bayle et Jean Le Clerc, voir Lettres 1655, n.6, et 1656, n.11.

[9] Bayle attend la réplique de Le Clerc dans la Bibliothèque choisie, tome VI (1705) : « Remarques sur ce que Mr. Bayle a répondu à l’art. IV du tome V de la Bibliothèque choisie, dans l’Histoire des ouvrages de savans, art. VII du mois d’août 1704 » : voir Lettre 1656, n.11.

[10] Sur les articles de Jacques Bernard dans les NRL, février et mars 1705, et sur les réponses de Bayle dans la RQP, voir Lettre 1656, n.13.

[11] Bayle avait salué Shaftesbury par l’intermédiaire de Des Maizeaux dans sa lettre du 17 octobre 1704 (Lettre 1643) : voir la réponse de Shaftesbury dans sa lettre à Des Maizeaux du 17 février 1705 (Lettre 1659) – que Des Maizeaux avait dû transmettre à Bayle dans sa dernière lettre perdue.

[12] Sur la « rechute » de Shaftesbury, dont il s’était remis, voir Lettres 1611, n.7, 1643, n.2, et 1659, n.2.

[13] Note de Des Maizeaux, OD, iv.852, n.2 : « Mylord Shaftesbury aiant dessein de faire présent à Mr Bayle de quelques livres imprimez en Angleterre, me chargea d’en dresser une liste ; et j’en avois fait confidence à Mr Bayle, afin qu’il me marquât ceux qu’il eût souhaité lui-même d’avoir. » La lettre en question de Des Maizeaux à Bayle est perdue.

[14] Bayle avait sollicité des remarques sur le DHC de la part de Pierre Silvestre (Lettres 1500, n.6, et 1544, n.5), mais ses commentaires éventuels ne nous sont pas parvenus. Bayle répond ici à une critique faite par l’intermédiaire de Des Maizeaux dans sa lettre du 17 mars (lettre perdue mentionnée au début de la présente lettre).

[15] Il s’agit certainement de la citation de La Mothe Le Vayer, Dialogues à l’imitation des Anciens, par Oratius Tubero (Francfort 1604 [Amsterdam 1630], 8° et Francfort 1606 [Amsterdam 1632 ou 1633], 4°) : « Dialogue sur le sujet de la divinité » : « L’athéisme, dit le chancelier Bacon dans ses Essais moraux anglais, laisse à l’homme le sens, la philosophie, la piété naturelle, les lois, la réputation, et tout ce qui peut servir de guide à la vertu, mais la superstition détruit toutes ces choses et s’érige une tyrannie absolue dans l’entendement des hommes. » (éd. B. Roche, Paris 2015, p.406). La citation est tirée de Francis Bacon (1561-1626), The Essays or counsels, civil and moral (1597) : « Of superstition » : « Atheism leaves a man to sense, to philosophy, to natural piety, to laws, to reputation ; all which may be guides to an outward moral virtue, though religion were not ; but superstition dismounts all these, and erecteth an absolute monarchy, in the minds of men. » La Mothe Le Vayer avait dû citer une des premières éditions des Œuvres morales et politiques de Bacon, traduites par Jean Baudouin (Paris 1626, 8°) ; il a pu avoir accès aux écrits du chancelier anglais grâce à son maître Jean-Antoine Baranzani, qui fut lui-même disciple de Bacon. Dans les pages précédentes (éd. citée, p. 389), avant de développer ouvertement ces arguments favorables à l’athéisme, La Mothe Le Vayer critique la superstition en citant Sénèque : « La superstition est une folle erreur qui craint ce qu’elle aime et qui offense ce qu’elle révère ; car quelle différence y a-t-il de nier qu’il y ait des dieux, ou de les déshonorer ? » ( Lettres à Lucilius, XX, 123, 16). Pour sa part, Bayle avait consulté l’édition de 1636 des Œuvres morales et politiques de Bacon, p.267-268, comme il l’indique dans la RQP, III, §10 : « la superstition met toutes choses hors de leur rang, et s’élève une monarchie absolue dans les esprits des hommes » ( OD, iii.921). Cette même formule devait être reprise ensuite par le curé Etienne Guillaume dans son manuscrit clandestin De la conduite qu’un honnête homme doit garder pendant sa vie (Mazarine ms 1194 ; éd. A. McKenna, Lias, XIV (1987), p.229-256) ; sur ce dernier texte, voir le dossier constitué par G. Mori et A. Mothu, « Autour du curé Guillaume », La Lettre clandestine, 12 (2003), p.311-363.

[16] Sachot, avocat au Parlement de Paris, était l’avocat de la duchesse de Mazarin en 1698 lors de son procès avec son mari. Voir Saint-Evremond, Œuvres meslées, éd. Pierre Silvestre et Pierre Des Maizeaux (2 e éd., Londres, Jacob Tonson 1709, 4°, 3 vol.), iii.321-336 : « Réponse au plaidoyé de Mr Erard, pour Monsieur le duc de Mazarin, contre Madame la duchesse son épouse » : cette Réponse fut rédigée par la duchesse de Mazarin, corrigée par Saint-Evremond et publiée par la duchesse à Londres en 1706. Voir aussi le commentaire de Des Maizeaux dans sa Vie de Mr de Saint-Evremond, ibid., i.LVII-LVIII. On trouve aussi, publié à part, le Plaidoyer prononcé au Grand conseil [par Hérard] pour M. le duc Mazarin contre Madame la duchesse Mazarin, son épouse, avec la réplique au plaidoyer de l’avocat de madame Mazarin [Sachot], et l’arrêt intervenu sur ces plaidoyers, le 29 de décembre 1689 (s.l.n.d., 4°) et ces mêmes textes dans les Mélanges curieux des meilleures pièces attribuées à M. de Saint-Evremond, et de quelques autres ouvrages rares ou nouveaux. Quatrième édition où l’on a retranché plusieurs pièces, pour en ajouter de plus intéressantes (Amsterdam 1739, 12°, 2 vol.).

[17] Mathieu Marais.

[18] Sur Noël dit Bonaventure d’Argonne, pseudonyme Vigneul-Marville, voir Lettre 1444, n.9.

[19] Sur Charles Cotolendi, auteur de la Dissertation sur les « Œuvres mêlées » de M. de Saint-Evremond, avec l’examen du factum fait pour Mme la duchesse de Mazarin contre Mgr le duc de Mazarin, son mari (Paris 1698, 12°), voir Lettre 1363, n.157, et F. Wild, Naissance du genre des ana (1574-1712) (Paris 2001), s.v. Sur les Saint-Evremoniana de Cotolendi, qui parurent sous deux titres différents en 1700 et 1701, voir Lettre 1495, n.16.

[20] Bayle évoque apparemment les Mémoires des trois nièces du cardinal Mazarin : voir Marie Mancini, Les Mémoires de M.L.P.M.M. Colonne, G. connétable du royaume de Naples (Cologne, Pierre Marteau 1676, 12°), texte apocryphe, suivi par La Vérité dans son jour, ou les véritables mémoires de M. Manchini, connétable Colonne, paru en Espagne en 1677 et par une nouvelle édition de ce dernier ouvrage sous le titre Apologie, ou les véritables mémoires de M me Marie Mancini, connétable de Colonna, écrits par elle-même (Leide, J. Van Gelder 1678, 12°). Compromise dans l’« affaire des poisons », Olympe Mancini, comtesse de Soissons, avait quitté la cour de France pour Bruxelles, où son secrétaire fut Courtilz de Sandras : voir Lettre 781 : elle n’a pas laissé de mémoires, mais ses aventures sont racontées dans La France galante, ou histoire amoureuse de la cour de Louis XIV (Cologne s.d., 12°, 2 vol.) et dans Les Intrigues amoureuses de la Cour de France (Cologne 1685, 12°) : sur ces ouvrages, dont le dernier est attribué à Courtilz de Sandras, voir Lettre 781, n.13, et A. Viala, La France galante : essai historique sur une catégorie culturelle, de ses origines jusqu’à la Révolution (Paris 2008). Quant aux Mémoires d’Hortense Mancini, les Mémoires de M[adame] l[a] d[uchesse] d[e] M[azarin] (Cologne 1675, 12°) sont attribués par Des Maizeaux – avec des indices concluants – à l’ abbé de Saint-Réal : voir La Vie de Messire Charles de Saint-Denis, sieur de Saint-Evremond, maréchal de camp des armées du Roi. Quatrieme édition revuë et corrigée (Amsterdam [1711] 1726, 12°), p.184 ; Mélange curieux des meilleures pièces attribuées à St-Evremond (Amsterdam 1739, 12°, 2 vol.), i.xv (Préface).

[21] Ces lettres de Michel Le Vassor et de Pierre Coste sont perdues.

[22] Il s’agit des exemplaires de la deuxième édition du DHC. C’était une pratique courante dans le monde du livre d’imprimer des exemplaires sur « beau papier » ou « grand papier » (par opposition au « papier commun ») pour être présentés en cadeau à des personnes haut placées. Le terme revient à plusieurs reprises sous la plume de Bayle : voir Lettre 1411, 1431. Le 20 décembre 1712, le baron Georg Wilhelm von Hohendorff (1670-1719), bibliophile passionné, commanda à Prosper Marchand un exemplaire « grand papier » de la deuxième édition du DHC : Leyde, Marchand 2, lettre citée par A. Mothu, « Réglement de comptes à Amsterdam autour du Cymbalum Mundi de 1711 », La Lettre clandestine, 24 (2016). De son côté, Des Maizeaux cherchait manifestement à faire sa cour à ses mécènes éventuels, mais Reinier Leers faisait payer ces exemplaires au prix fort.

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