Lettre 1690 : Pierre Bayle à Jean Bruguière de Naudis

[Rotterdam,] le 2 e de decembre 1705

J’aurois plutot repondu à votre lettre du 7 e de mai dernier [1] M[onsieur] M[on] T[rès] C[her] C[ousin] si dans l’envie de vous epargner un port de lettre je n’eusse voulu me servir de la voie ordinaire de l’ile de Ré [2] qui vous en épargne pour le moins les deux tiers. Mais comme je dif[f]erois de jour en jour de m’en servir parce que j’attendois une lettre de notre ami le capitaine à laquelle j’aurois à faire reponse, et que cette lettre n’est point encore venuë il s’est passé bien des mois sans que j’aie eu le plaisir de vous ecrire. J’avois d’autant plus de sujet d’attendre incessamment une lettre de notre ami, que j’avois eté averti d’ailleurs qu’on l’avoit recommandé en Languedoc à des personnes importantes [3]. Je croiois donc qu’il me feroit savoir lui meme l’effet de ces recommandations. Mon attente se trouvant vaine jusques ici je lui ecris aujourd’hui [4] et je mets sous son couvert la lettre pour vous.

Je vous sup[p]lie tres humblement d’assurer Madame la marquise de Bonac [5] de mes respects, et de la vive reconnoissance que j’ai de la peine qu’elle a voulu prendre de vous eclaircir ce qui concerne M rs de Gudanes [6]. J’ai eu un veritable plaisir de voir la lettre meme qu’elle a eu la bonté de vous ecrire [7] et je la garderai precieusement avec une veneration tres particuliere pour l’excellent merite de cette illustre dame. Je me suis servi de l’adresse qu’elle vous marqua pour ecrire à Mr le marquis de Bonac, je m’en suis, dis-je, servi deux fois, et j’ap[p]ren[d]s aujourd’hui par sa reponse qu’elle est seure [8]. Il a eu la bonté de m’ecrire touchant les complimen[t]s de condoleance sur la mort de Mr le marquis d’Usson [9], et de me promettre qu’il les feroit / de ma part à Mr de Bonrepaux en lui marquant qu’en ce tem[p]s de guerre je n’oserois lui ecrire, y aiant toujours des espions mal intention[n]ez pour moi qui observent toutes mes demarches. J’ai eté infiniment sensible à la perte que toute la maison a faite et tout le païs de Foix par la mort de ce seigneur qui alloit à gran[d]s pas au baton de marechal de France. Je ne manquerai pas de parler de ses belles actions dans la suite de mon Diction[n]aire [10]. Le Mercure galant du mois dernier contient la lettre du jesuite qui le prepara à la mort [11], et qui temoigne qu’il donna des marques eclatantes de sa constance et de sa foi.

Je vous suis tres obligé de la lettre que vous a communiquée Mr de Sarraute [12] et je l’en remercie tres humblement aussi bien que Mr Dumas de Marveille [13] que je vous prie d’assurer de ses tres humbles services. J’ai ap[p]ris avec joie que Mr de Sarraute est encore en vie, j’ai conservé les idées de son merite qui est sans doute tres grand.

Ce qui m’a infiniment rejouï est que vous m’aiez ap[p]ris que notre chere tante de Saverdun à son age de 82 ans se porte très bien [14]. J’aurai toute ma vie le respect et l’amitié la plus forte pour elle, me souvenant de son merite et des bontez et des tendresses qu’elle a toujours eues pour moi.

J’ai communiqué à Mr Bayze les nouvelles qui le concernoient dans votre lettre. Il est presentement à Londres et bien dans la joie, car Mr de Moncal son gendre y a eté comblé de biens et d’honneurs à cause des belles actions qu’il a faites pour la défense de Gibraltar où il a perdu une jambe [15]. Je ne croi pas qu’il ait des enfan[t]s de son second mariage [16]. Je ne sais rien touchant le fils / de Mr de Courbaut [17].

Ologharai parle du baron de Palhiez [18] [ sic] mais sans aucun détail genealogique. Je me ferois un plaisir de parler avantageusement de l’antiquité de cette illustre maison de Villemur, si j’avois des documen[t]s. N’y a-t-il pas quelque livre imprimé où se trouvent les ancetres de ceux qui vivent aujourd’hui dans la branche de Pailhez [19] ?

J’ai lu avec plaisir tout ce que vous m’ecrivez de l’etat des principales maisons nobles du païs, je voudrois en orner mon Diction[n]aire, mais à vous dire le vrai ce seroit plutot l’af[f]aire d’un auteur qui ne se borneroit qu’à composer le nobiliaire du comté de Foix et païs circonvoisins, que celle d’un Diction[n]aire historique et critique comme le mien, où l’on ne pardonne que les genealogies des Maisons qui paroissent avec eclat à la Cour et à l’armée encore aujourd’hui. Les Maisons de province ont beau etre anciennes, si elles ne paroissent pas sur le grand théatre du monde le public ne s’interesse point à les con[n]oitre.

J’ai veu depuis quelques semaines dans la Gazette de Paris que Mr l’evêque de Rieux est mort [20]. Nous verrons bientot à qui le Roi donnera cet eveché [21].

Je passe à votre lettre du 22 e d’octobre [22] : j’y ap[p]ren[d]s avec joie que mon cousin votre puiné [23] va à Paris. J’espère qu’il me donnera de ses nouvelles et que je lui pourrai procurer quelques connaissances. Ce que Mr le president Caulet [24] dit de mon dernier ouvrage trop flat[t]eusement concerne sans doute la Continuation des pensées diverses car ce que je répon[d]s à Mr Jaquelot et qui sera une partie du 2 e et du • 3 e volume de la Reponse aux questions d’un / [Provincial qui] ne sera achevé d’imprimer que dans une quinzaine de jours [25]. Le 1 er tome de cette Reponse aux questions d’un Provincial fut imprimé l’an 1703 et il a eté rimprimé en France à Trevoux [26], c’est un livre que je me laisse attribuer sans l’avouer formellement. Je ne sai si Mr le président Caulet a voulu parler de ce tome là qui a pu lui être plus con[n]u à cause de l’edition de Trevoux que la Continuation des pensées diverses. Quant au memoire sur la distinction du bien et du mal [27] ce n’est qu’un ecrit de 5 ou 6 pages.

Je n’ai point de nouvelles de Montauban depuis quelques mois ; je suis faché que vous n’en aiez point, je crois vous avoir ecrit que ma belle sœur n’etoit nullement contente de son dernier voiage du Carla [28]. Je vous prie de faire en sorte que ma niece soit paiée des interets ou même du principal de ce qui peut m’ap[p]artenir en ce païs là [29].

La guerre brouille tellement le commerce que je ne sai comment vous faire tenir mes livres [30]. Les libraires sont les gens du monde les plus interessez et les plus indignes de confiance. Lors qu’on les prie de mettre dans leurs bal[l]es les exemplaires qu’on veut envoier en present, ils n’en pren[n]ent aucun soin et quelquefois même ils les retiennent pour les vendre. J’en ai fait l’experience : si le livre est gros • et qu’ils le rendent, ils se font paier un port qui les dédommage des frais de toute la balle.

Je finis cette longue lettre M[onsieur] M[on] T[rès] C[her] C[ousin] par de tendres protestations de mon inviolable amitié pour vous et pour tous les votres[,] vous souhaitant à tous toutes sortes de benedictions temporelles et spirituelles.

Notes :

[1] La lettre de Naudis du 7 mai 1705 est perdue. Aucune lettre de Naudis ne nous est connue après celle du 26 décembre 1698 (Lettre 1401).

[2] Par l’intermédiaire de Gaston de Bruguière, capitaine dans le régiment d’Hénaut en garnison dans l’île de Ré.

[3] Bayle avait obtenu pour son cousin Gaston de Bruguière la protection du duc de Noailles : voir Lettres 1642, n.11, 1646, n.12, et 1665.

[4] Cette lettre est perdue. Aucune lettre de Bayle adressée à Gaston de Bruguière ne nous est connue après celle du 4 décembre 1698 (Lettre 1395).

[5] Ce n’est qu’en 1715 que Jean-Louis d’Usson, marquis de Bonnac, épousa Madeleine Françoise de Gontaut-Biron (1692-1739). Il s’agit donc ici de sa mère, Esther de Jaussaud, veuve de Salomon d’Usson, marquis de Bonnac (mort en 1698) : voir Lettre 1378, n.8, 1638, n.1 et 17,

[6] D’après les indications fournies par le site municipal de Pech (Ariège), le huguenot Fantillon de Salles fut baron de Gudanes vers 1560 ; après sa mort en 1580, son frère Jean-Paul de Salles, catholique, hérita du titre et acheta en 1609 la seigneurie d’Aston aux héritiers de Foix-Rabat. La baronnie de Gudanes devint ainsi très vaste, englobant sept villages dans la vallée de l’Ariège et trois au débouché de la vallée d’Aston. Haag raconte les difficultés de Jean-Bernard de Salles, gouverneur de Navarreins en 1620, face à la volonté de Louis XIII de donner sa charge à un de ses neveux, Benzin, sieur de La Cadée, catholique. Le château actuel de Gudanes (Ariège) fut construit vers 1745 par Louis Gaspard de Salles, marquis de Gudanes, sur le site de l’ancienne forteresse, largement endommagée pendant les guerres de Religion au XVI e siècle. La Chesnaye-Desbois ne donne aucune information sur cette branche de la famille de Salles.

[7] Cette lettre adressée par la marquise de Bonnac à Naudis ne nous est pas parvenue.

[8] Les deux lettres de Bayle et la réponse du marquis de Bonnac sont perdues.

[9] Il s’agit de la mort du frère de Bonrepaux, Jean d’Usson (1652-1705), marquis de Bezac, quatrième fils de François d’Usson (1595-1667), seigneur de Bonrepaux, Bonnac, Bezac, Seignaux et Montolieu.

[10] Bayle ne semble pas avoir ajouté au DHC un article sur la famille Usson. L’article du Journal littéraire, 1716, art. IX : « Lettre aux auteurs de ce journal, avec une nouvelle pièce sur l’édition du Diction[n]aire de M. Bayle qu’on fait à Rotterdam », datée du 1 er juillet 1716, de la part de Prosper Marchand, est suivie par une « Déclaration authentique touchant les manuscrits laissés par feu M. Bayle, pour le Sup[p]lément de son Diction[n]aire historique et critique », où il est précisé que Jean-Louis d’Usson, marquis de Bonnac, avait contribué un article « Dusson » au Supplément de Bayle, mais nous n’avons trouvé trace de cet article ni dans l’édition de Marchand (1720) ni dans celle de Des Maizeaux (1730, 1740). La même remarque vaut pour un article « Dudithius » qui aurait été composé par Samuel Crellius : voir Lettre 1712, n.8.

[11] Mercure galant, octobre 1705, p.128-144 : « Vous avez sans doute appris la mort de Mr le marquis d’Usson ; mais vous ignorez peut-estre ce qui s’est passé dans les derniers jours de sa vie, et la maniere édifiante dont il est mort. Vous l’apprendrez dans la lettre suivante, écrite par le Pere Croiset, jesuite, et envoyée au Pere de La Chaise par le même Pere, qui pouvoit rendre un fidèle compte de tout ce qui regarde la conscience de ce marquis, l’ayant assisté jusqu’au dernier moment de sa vie. » La lettre est datée de Marseille du 28 septembre [1705] : « J’ose dire que je ne croy pas avoir jamais trouvé un cœur, et un esprit plus chrestien. Comme il me parut d’abord avoir une confiance entiere en moy ; je luy dis qu’il ne seroit pas extraordinaire qu’un homme comme luy eust quelque peine sur quelque point de religion, et qu’il me feroit plaisir de me proposer toutes ses difficultez. Je l’aurois déja fait, me dit-il, si j’avois le moindre doute ; mais je proteste devant Dieu que je croy tout ce que l’Eglise catholique, apostolique et romaine croit et m’oblige de croire, et je suis prest de donner tout mon sang ; ouy, tout mon sang, ajoûta-t-il, pour soûtenir cette foy. Voilà mon Pere, quels sont mes veritables sentimen[t]s. Il prononça tout cela avec tant de fermeté, et d’un maniere si sincere, et si persuasive, que je ne pus m’empêcher d’admirer sa foy. [...] Mr le marquis d’Usson est mort à Marseille le 24 septembre [1705], et le lendemain il fut enterré dans l’église cathédrale avec beaucoup de magnificence, par les ordres de Mr le comte de Grignan. » Suit un résumé de la carrière militaire du marquis de Bezac, où il est mentionné aussi qu’il avait épousé, au mois d’août 1701, Elisabeth de Flesselles de Brégy.

[12] M. de Sarraute, habitant des environs du Carla : il s’agit sans doute d’un ancien militaire : voir Lettre 160, n.116. Nous ne saurions identifier la lettre dont il s’agit.

[13] M. Dumas de Marveille a pu servir d’intermédiaire pour l’envoi de la lettre communiquée à Bayle par M. de Sarraute, mais la formule de Bayle laisse entendre qu’il n’est pas lui-même auteur de la lettre. Les Dumas de Marveille étaient établis aux Bordes-sur-Arize, proche du Carla, depuis le XVI e siècle, et ils étaient alliés à bien des notables protestants de l’Ariège. Voir A. Parmentier, « Les Dumas de Marveille : enracinement d’une famille du Berry dans le comté de Foix (XVI e-XVII e siècle) », Bulletin annuel de la Société ariégeoise (1983), p.39-49, et P. Cabanel, C. Pailhès et P. de Robert, Le Protestantisme en terres d’Ariège (Foix 2004), s.v.

[14] Il s’agit certainement de Paule de Bruguière, la mère de Jean de Bayze. L’autre tante de Bayle était Anne Baluze, la mère de Naudis.

[15] Sur cette nouvelle, voir la lettre de Bayle à Jean de Bayze du 1 er septembre 1705 : Lettre 1680, n.1.

[16] Sur le second mariage de Bayze, voir Lettre 1680, n.9.

[17] Sur M. de Courbaut, cousin de Bayle du côté maternel, et sur ses fils réfugiés, voir Lettre 627, n.3.

[18] Pierre Olhagaray, pasteur à Mazères et historiographe du roi en 1605, Histoire des comtes de Foix, Béarn et Navarre : diligemment recueillie, tant des précéden[t]s historiens, que des archives desdites maisons. En laquelle est exactement monstrée l’origine d’accroissemen[t]s, alliances, généalogies, droicts et successions d’icelles (Paris 1609, 1629, 4° ; fac-similé Nîmes 2013).

[19] Pailhès est un village (avec château) tout près du Carla et des Bordes-sur-Arize. Les Villemur, seigneurs de Pailhès, étaient une grande famille du comté de Foix. Au XVI e siècle, Jacques de Villemur jusqu’en 1583, puis son fils Blaise furent gouverneurs du comté, catholiques « politiques », fidèles à Jeanne d’Albret et à Henri IV. Voir C. de La Hitte (éd.), Lettres inédites de Henri IV à M. de Pailhès, gouverneur du comté de Foix, 1576-1602 (Archives historiques de la Gascogne, fasc. 10 [Paris, Auch 1886]) : ces lettres sont adressées à Jacques de Villemur, fils de Gaspard de Villemur, baron de Pailhès et de Saint-Paul, gouverneur et sénéchal de Foix, et de Rose d’Armagnac, et à son fils – par Julienne de Voisins-Montaut, elle-même fille de Guillaume de Voisins, seigneur et baron de Montaut, en Armagnac, et de Confolens, et de Jeanne de La Roche – Blaise de Villemur, gouverneur du comté de Foix par provision du 25 janvier 1583, qui s’en démit peu après, à la demande du roi, en faveur de Claude de Lévis, seigneur d’Audou.

[20] Gazette, n° 47 du 14 novembre 1705, nouvelles de Paris du 14 novembre : « M re Antoine François de Bertier evesque de Rieux, est mort en son diocese depuis quelques jours. » Antoine-François de Bertier (1632-1705), évêque de Rieux depuis 1662, était mort le 29 octobre 1705 : Bayle s’intéressait à lui car l’évêque lui avait accordé autrefois une bourse pour poursuivre ses études au collège jésuite de Toulouse. Son oncle, Jean-Louis de Bertier avait été évêque de Rieux avant lui (1620-1662), et comme Antoine-François était soupçonné de sympathies jansénistes, le pape attendit les derniers mois de la vie de son oncle pour le nommer à cette même dignité. Il était réputé proche de Charles-Maurice Le Tellier, de Nicolas Pavillon, de Pierre-Jean-François Percin de Montgaillard et de François-Etienne de Caulet et hostile aux jésuites, préférant les oratoriens pour la conduite de son séminaire. Voir Lettre 1093, n.5, et J. Bergin, Crown, Church and episcopate under Louis XIV (Yale U.P. 2004), p.382.

[21] Pierre de Charité de Ruthie (?-1718) devait être nommé évêque de Rieux l’année suivante.

[22] La lettre de Naudis du 22 octobre est perdue.

[23] Nous entendons « mon cousin, votre fils puîné » : Charles Bruguière de Naudis. Celui-ci devait, en effet, se mettre au service de Bonrepaux dans l’administration de Torcy à Paris : voir Lettre 1773, n.1. Cependant, il se peut qu’il faille entendre ici de « mon cousin, votre frère puîné », auquel cas il s’agirait de Gaston de Bruguière ou bien de Charles Bruguière de Ros.

[24] Guillaume de Caulet (1647-1717), président à mortier au parlement de Toulouse depuis 1679 ; seigneur et baron de Graniague, de Tournefeuille, il acquit la seigneurie de Gramond en 1705. Il avait épousé Anne de Noël : le couple eut sept enfants : Marie de Caulet (qui épousa Etienne Le Franc en 1708), Joseph de Caulet de Gramond, président à mortier au parlement de Toulouse, Jean-Georges de Caulet, marquis de Gramond, lieutenant-général, gouverneur de Charleville et de Mézières, Jacques de Caulet, chevalier de Malte en 1693 (et mort peu de temps après), Joseph-Jacques de Caulet, chevalier de Malte en 1704, Jean de Caulet, évêque et prince de Grenoble, et Louis de Caulet, chevalier de Malte, puis chanoine de l’Eglise collégiale de Saint-Sernin de Toulouse. La famille était apparentée à François-Étienne de Caulet (1610-1680), le célèbre évêque de Pamiers : sur celui-ci, voir le Dictionnaire de Port-Royal, s.v. Nous ne connaissons pas le commentaire de Guillaume de Caulet sur la CPD, relayé à Bayle par Naudis dans sa lettre perdue.

[25] Sur les réponses de Bayle à Isaac Jaquelot, voir Lettre 1651, n.8 et 9, et 1656, n.12.

[26] Bayle, Réponse aux questions d’un provincial, tome I (Rotterdam, Reinier Leers, 1704, 12°), paru en octobre 1703 ; nouvelle édition revue et corrigée (Rotterdam, Reinier Leers, 1704, 12°, 2 vol.) ; Réponse aux questions d’un provincial, t. II-III (Rotterdam, Reinier Leers 1706, 2 vol.), parus en décembre 1705. Le tome IV (Rotterdam, Reinier Leers 1707, 12°) devait paraître en décembre 1706, et le tome V (Rotterdam, Reinier Leers 1707, 12°) fut achevé d’imprimer en mai-juin 1707. L’étude bibliographique détaillée des éditions de la RQP reste à faire, mais pour une conclusion provisoire concernant une édition imprimée à Trévoux, voir Lettre 1677, n.13.

[27] Sur cet écrit du chartreux Dom Alexis Gaudin et sur la réponse de Bayle, voir Lettre 1619, n.12.

[28] Sur les conflits de Marie Brassard avec Naudis sur des questions d’héritage et de dettes à régler, voir Lettres 961, 993 et 1064.

[29] Bayle avait hérité de la maison de ses parents au Carla : voir Lettres 705 et 1296, n.4. Il destinait donc cet héritage à sa nièce Paule (ou Pauline), fille de son frère Jacob et de Marie Brassard. Il semble aussi qu’il ait espéré que Pauline épouse un fils de son cousin Naudis ou bien un fils de Jean de Bayze : voir Lettres 1349, n.8, et 1680, n.8.

[30] Sur ces obstacles au commerce maintenus au cours de la guerre de Succession d’Espagne, voir Lettre 1597, n.2, 1633, n.2, et 1638, n.2.

Accueil du site| Contact | Plan du site | Se connecter | Mentions légales | Statistiques | visites : 190676

Institut Cl. Logeon