Lettre 1756 : Jacques Basnage à Anthony Ashley Cooper, 3e earl de Shaftesbury

[Rotterdam, le 12 avril 1707] Mylord J’ay differé à vous remercier de la lettre dont vous m’avez honoré [1] jusqu’à ce que je pusse vous rendre compte de notre conduite. Toutes les reflexions que vous avez eu la bonté de me communiquer sont tres judicieuses. On ne fera pas la guerre pour disputer chaque article de nos libertés et la France qui est persuadée que cette af[f]aire n’empechera pas la conclusion de la paix ne manquera pas de la trainer en long[u]eur afin de lasser le zele des puissances reformées et de ranimer celuy de l’empereur et des catholiques qui nous traverseront. Cependant il est vray que dans l’abaissement où est la France[,] si Sa Majesté britannique avoit la bonté de declarer qu’elle ne feroit la paix qu’à la condition qu’on accorderoit la liberté de conscience à ceux qui sont dans le / royaume, et les biens à ceux qui sont sortis[,] on accorderoit ces deux articles [2]. Mais si au lieu de les faire entrer dans les preliminaires importan[t]s[,] on les laisse pour les arriere negociations • et qu’on n’en parle que lors que la balance de l’Europe sera faite, nous ne pouvons nous flatter d’aucune esperance parce que l’esprit persecuteur anime la France et son Roy comme il a fait jusqu’à present. Cependant d’un coté la gloire de la reine et de l’Angleterre seroit [g]rande si elle pouvoit obtenir la liberté de conscience pour un million de reformez qui souf[f]rent et • sans faire d’incident sur les degrés et les suites de cette liberté[ :] ce seroit à nous à en faire la discussion dans le traité de paix avec les commissaires qu’on nous donneroit[,] ainsy ce detail ne [fer]ait aucun retardement. D’ailleurs[,] quoyque l’Angleterre riche et peuplée ne se soit pas mise en peine de se remplir d’etrangers [3][,] il ne laisse pas d’estre vray qu’il y a un assez grand nombre de refugiez qui font valoir les manufactures et qui y ajouteroient de nouveaux ouvriers s’ils retiraient de France l’argent qu’ils y ont laissé. Les especes d’or et d’argent se multiplieroient particulierement en Angleterre où la diminution est moins grande et le transport plus avantageux. Il semble donc que ce soit oublier son propre interest que de negliger la restitution des biens des refugiez[.] J’ajouteray à toutes ces raisons que ce fut une tache à la paix de Reswuik qu’on les eust si parfaitement negligez et qu’ainsy on ne peut relever mieux la gloire du reigne present et de son conseil qu’en faisant aujourd’huy ce qu’on ne fit pas alors. C’est dans cette veuë Mylord que nous avons pris la liberté de dresser deux adresses[,] l’une pour la reine et l’autre pour le parlement et nous y avons joint un memoire / sur les deux articles que je prends la liberté de vous marquer.

Nous n’avons pas oublié dans l’adresse à la Reine • ce qu’Elisabeth avoit fait pour nos peres [4][.] C’est une lumiere que vous nous avez donnée et dont nous avons profité. Nous avons envoié le tout à Mylord Burnet de qui j’avois aussy imploré la protection et le conseil meme avant son sermon [5] et comme nous ignorons bien des choses qui peuvent plaire ou deplaire et qu’il con[n]oist mieux que nous commoda tempora [6] nous • avons soumis à son jugement de faire de nos adresses et memoires tout ce qu’il jugera à propos. Si vous aviez esté à Londres[,] Mylord[,] je n’aurois pas manqué de vous demander vos conseils mais puisque vostre santé vous en ecarte [7][,] je me reduits à vous rendre compte de ce que nous faisons et à vous sup[p]lier que dans l’occasion vous continuiez à donner des marques de votre zele puis que les conseils et les avis d’une personne de votre merite ne peuvent que produire un tres bon effect.

Je regret[te] de plus en plus la perte de l’illustre M. Bayle[.] Son ouvrage posthume contre M rs Le Clerc et Jacquelot a tout le succes qu’on pouvoit souhaiter [8]. L’autheur y paroist avoir conservé jusqu’à la mort non seulement sa presence d’esprit[,] mais son feu[,] sa vivacité et son habileté à bien manier • les questions les plus metaphysiques. Je fais imprimer un cinquieme volume des Questions au Provincial [9] que j’ay encore trouvé dans ces [ sic] papiers[,] où il y a bien des choses curieuses. Pour le Sup[p]lement de son Dictionnaire il a besoin d’additions considerables pour le rendre complet et il en est des ouvrages de ce grand homme comme des tableaux des excellen[t]s peintres[ :] personne ne peut les finir quand ils ne le sont pas. J’ay envoié des memoires partout afin qu’on luy rende justice dans tous les journaux [10]. / On m’ecrit de Paris qu’on le fera [11].

On a imprimé icy le Pollux avec un grand nombre de notes et de dissertations curieuses [12]. Le Strabon ne paroist pas encore [13][,] non plus que les inscriptions de Gruterus [14][,] mais on les verra bientost[.] Si j’estois capable de vous rendre quelque service pour les livres nouveaux que vous souhaiterez de ces provinces[,] vous me ferez plaisir de m’y emploier.

J’ay l’honneur d’estre, Mylord, votre tres humble et tres obeissant serviteur Basnage Ce 12 d’avril

Notes :

[1] Lettre 1751.

[2] Conviction très optimiste de Basnage, qu’il devait partager avec bon nombre de huguenots réfugiés : leur attente devait être encore une fois déçue. Face au refus de Shaftesbury d’intervenir auprès de la reine Anne en ce sens, Jacques Basnage se lia avec Pierre Jurieu et Daniel de Superville pour s’adresser à John Churchill, 1 er duc de Marlborough dans une lettre du 22 mars (éd. M. Silvera, n° LXXIX, p.261-262) : voir aussi Lettres 1751, n.12, et 1772.

[3] Voir l’argument de Shaftesbury dans sa lettre du 1 er février (Lettre 1751).

[4] Voir la mention de la reine Elisabeth I re par Shaftesbury dans sa lettre du 21 janvier / 1 er février 1707 ( in fine), où il évoquait « England’s like concernment in the Protestant interests abroad during the reign of Queen Elizabeth especially, who putt her self at the head of the Protestant cause » : Lettre 1751, n.11.

[5] Plusieurs sermons de Gilbert Burnet avaient marqué l’époque de la Glorieuse Révolution, en particulier : A sermon preached in the Chappel of St. James’s before his Highness the Prince of Orange, the 23 d of December, 1688 (London 1689, 4°) ; A sermon preached at the coronation of William III and Mary II king and queen of England [...] France, and Ireland [...] : in the Abb[e]y-church of Westminster, April 11, 1689 (London 1689, 4°) ; A sermon preached at White-Hall, before the King and Queen, on the 29 th of April, 1691 (London 1691, 8°) ; A sermon preached at White-Hall, on the 26 th of November, 1691 (London 1691, 8°) ; Because iniquity shall abound, the love of many shall wax cold. A sermon preach’d before [...] the Lord-Mayor [...] at S. Sepulchres church, on Easter Monday, 1706. Being one of the anniversary Spittal-sermons (London 1706, 4°). Plusieurs de ses sermons furent traduits en néerlandais, en attendant la publication du recueil, A collection of sermons preached by the Right Reverend Dr Gilbert Burnet (London 1704, 8°), publié aussi sous le titre : Some sermons preach’d on several occasions, et de ses Practical sermons on various subjects (London 1747, 8°).

[6] commoda tempora : « le moment favorable ».

[7] Shaftesbury résidait à St Giles’ dans le Dorset pour des raisons de santé : voir Lettre 1751.

[8] Les Entretiens de Maxime et de Thémiste, dont les deux parties sont dirigées contre Le Clerc et contre Jaquelot.

[9] Le tome V de la RQP fut achevé d’imprimer en mai-juin 1707. Ce sont précisément de telles publications que Le Clerc avait essayé de faire supprimer : voir Lettre 1747, n.1.

[10] Voir la notice sur Bayle composée par Basnage de Beauval, HOS, décembre 1706, art. IX : « Eloge de Mr Bayle », qui fut traduit en anglois dans le Monthly Miscellany, or, Mémoirs for the curious, octobre 1707, p.370-376. Voir aussi les Mémoires de Trévoux, avril 1707, art. XLVII : « Mémoire sur la vie et les ouvrages de feu Mr Bayle, envoyé de Hollande » (p.693-706), qui conclut : « Il étoit veritablement philosophe sans faste et sans ambition, ayant renoncé de bonne heure au plaisir et à toutes les commoditez de la vie, qu’il regardoit avec la derniere indifference. Il ne sentoit aucune passion qui l’incommodât, et il devoit cet heureux temperament autant à la nature qu’à l’étude de la philosophie. Il étoit fidelle et obligeant à ses amis. Il souffroit sans peine la contradiction, et disputoit sans chaleur, quoiqu’il en ait fait paroître dans quelques uns de ses ouvrages. L’etude et la meditation faisoient son unique plaisir. Il a envisagé la mort qui venoit pas à pas, avec une tranquillité surprenante, et ne craignoit qu’une langueur qui l’empêchât de travailler. [...] » Et les rédacteurs jésuites ajoutent cette note inimitable en italiques : « Quoique nous ayons été plus d’une fois obligez de refuter feu Mr Bayle, on a pû s’appercevoir, que si nous haïssions ses erreurs, nous aimions sincerement l’auteur. Une veritable estime étoit le seul lien de l’amitié que nous avions pour lui. Nous plaignions son aveuglement, et nous pleurons sa perte, qu’un de nous avoit taché de prévenir en lui écrivant peu de tem[p]s avant sa mort. Les causes de son malheur ne sont pas difficiles à découvrir : né avec un esprit trop curieux et fertile en objections, il n’a trouvé dans la religion où sa naissance l’avoit engagé, aucun principe de certitude, aucune regle qui pût fixer ses inquietudes. Le succés de ses ouvrages augmentoit insensiblement la confiance qu’il avoit dans ses propres lumieres, et le confirmoit dans la vaine esperance de penetrer jusqu’à la verité sans guide : il méprisoit avec raison ceux que sa secte lui offroit ; et l’éducation l’avoit prévenu contre les docteurs catholiques. Les applaudissements que lui attiroit toûjours la maniere ingenieuse dont il proposoit ses doutes, le dégouta de tout autre genre d’écrire. Son esprit trop accoutumé à disputer de tout devint presque inaccessible à la foi. C’est l’effet ordinaire de la méthode des protestan[t]s, elle mene les plus éclairez de ses sectateurs, jusqu’à une entiere incredulité, qu’ils cachent sous l’apparence d’une tolerance universelle ; et leurs excés sont la preuve la plus décisive de la necessité d’un oracle infaillible et present, pour enseigner les veritez de la foi. Nous repeterons avant que de finir, ce que nous avons dit des ouvrages de Mr Bayle. Quel bonheur pour les Lettres, si tous ceux qui ont beaucoup lû, sçavoient donner à leurs compositions le tour charmant qu’il a donné aux siennes ! Quel malheur, qu’ayant possedé au plus haut point le talent pretieux d’embellir ce qu’il y a de plus sec et de plus aride dans les sciences, il ne se soit plû qu’à cultiver le bord des precipices, où l’on ne peut le suivre sans peril ! » La lettre d’un jésuite envoyée peu de temps avant la mort de Bayle à laquelle il est fait allusion ne nous est pas parvenue. De son côté, Jacques Bernard ne donne pas d’éloge de Bayle mais avertit qu’il compte publier sa réponse aux objections soulevées par Bayle contre la théologie rationaliste : NRL, janvier 1707, « Avis de l’auteur. J’avois la main à la plume, pour composer le premier article des Nouvelles de ce mois, lorsque j’ai ap[p]ris que Mr Bayle étoit mort. J’ai hezité si je devois continuer, craignant qu’on ne m’accusât d’attaquer un lion mort, que je n’aurois osé regarder pendant sa vie. Mais après y avoir bien pensé, j’ai crû que je devois continuer. Outre que mon honneur y est engagé, et que Mr Bayle se vante un peu trop fiérement de m’avoir chassé de tous les postes où j’avois mis des troupes, de m’avoir enlevé tous mes quartiers, l’amour de la vérité, qui m’est plus cher que mon honneur, m’oblige à une réponse. On ne m’objectera pas pourquoi donc, je n’ai pas plutot répondu. Le livre de Mr Bayle ne fait presque que sortir de la presse : mais on dira pourquoi je n’ai pas répondu au volume précédent. Ceux qui savent mes occupations n’en seront pas surpris. J’avois résolu de faire une réponse dans un volume à part, et je n’en ai pas eu le tem[p]s. Mes amis m’ont fait changer d’opinion. J’y ai consenti.On verra donc cette réponse dans son tem[p]s. Les amis de Mr Bayle crieront, sans doute, mais il y a long-tem[p]s que je suis accoutumé à les laisser crier. » Il rend compte de la RQP aux mois de janvier 1707, art. I ; février 1707, art. II ; mars 1707, art. II ; avril 1707, art. III. Jean Le Clerc ne devait céder, lui non plus, un pouce de terrain dans sa bataille contre Bayle : après la mort de celui-ci, il consacra un compte rendu au dernier ouvrage d’ Isaac Jaquelot, Examen de la theologie de Mr. Bayle [...] : Bibliothèque choisie, XI (1707), art. XI,ii (p.401-408) ; un autre à celui de Pierre Jurieu, Le Philosophe de Roterdam, accusé, atteint et convaincu : ibid., art. XI,iii (p.408-414). Dans le même périodique, tome XII (1707), il inséra un Avertissement concernant son article sur Bayle : « On trouvera peut-être que je me suis un peu trop étendu sur l’article V mais on doit penser que j’ai répondu à un livre plus gros que n’est ma réponse, et que j’avois à faire à un homme, qui avoit l’art de multiplier les incidents. Comme c’est la derniere fois que je dois écrire contre lui, j’ai crû que je pouvois un peu plus m’étendre, que je ne l’aurois fait, s’il avoit encore fallu revenir à la charge, comme je l’avois résolu, si cela eût été nécessaire. Persuadé comme je le suis, qu’on peut non seulement défendre la Providence, par la droite raison, mais encore que tous ceux, qui peuvent le faire, sont obligez d’employer pour cela tous les talen[t]s qu’ils ont reçus du Ciel ; je ne pouvois pas, ce me semble, quitter la partie, sans trahir la bonne cause, que je défendois. Je savois tout ce que Mr Bayle pouvoit dire contre moi, et j’étois résolu d’essuyer tous ses emportemen[t]s et toutes ses injures, plûtôt que de lui donner le plaisir, de parler le dernier, qu’il recherchoit avec passion. Je le dis devant un de ses amis, qui ne manqua pas de le lui redire, et je ne le cachai pas dans une de mes réponses. J’ai dit au commencement de l’article V ce qui lui donnoit tant de présomption, qu’il s’imaginoit de terrasser tous ceux, qui oseroient prendre la plume contre lui. Il n’est pas nécessaire que je le redise ici ; mais je puis asurer qu’il s’étoit flatté de faire accroire aux théologiens réformez qu’il soûtenoit la doctrine de Dordrecht, pendant qu’il en disoit tout le mal qu’on en peut dire ; parce qu’il avoit dupé quelques uns d’entre eux ; qui se payoient de mots qui ressembloient à ceux dont ils se servent, et qui d’ailleurs ne lisent ni ses livres, ni ceux de ses adversaires. J’espere que ceux qui liront ce que j’ai écrit, pour la derniere fois, ne se feront pas un honneur d’avoir dans leur parti un homme, qu’on ne peut regarder, sans être aveugle, que comme un ennemi de toute religion, et de toute bonne philosophie. » Dans ce tome (dont la Table est défectueuse), il propose des « Remarques sur l’ Essai concernant l’entendement de M. Locke » (art. III,i, p.80-123), comprenant une « Défense de John Locke contre Mr Bayle » (p.105-123), avant de revenir aux Œuvres posthumes de Locke (art. III,ii, p.123-171), dont le compte rendu précède ses propres « Remarques sur les Entretiens posthumes de Mr Bayle, contre la Bibliotheque choisie » (art. V, p.198-386). Dans le tome suivant (XIII (1707), il accorde beaucoup de place aux Paraphrases de Locke, avant de recenser un ouvrage hostile à Bayle publié par Jean de La Placette, Réponse à deux objections qu’on oppose de la part de la raison, à ce que la foi nous apprend sur l’origine du mal et sur le mystere de la Trinité ; avec une addition, où l’on prouve que tous les chrétiens sont d’accord sur ce qu’il y a de plus incomprehensible, dans le mystere de la prédestination (art. XI,iv, p.415-416) et celui de Jaquelot, Réponse aux « Entretiens » composez par Mr. Bayle, contre la « Conformité de la foi avec la raison », et l’« Examen de sa théologie » (art. XI,v, p.416-417).

[11] Nous n’avons trouvé de notice nécrologique sur Bayle ni dans le JS ni dans le Mercure galant. Dans le Mercure galant, mai 1707, p.204, on ne trouve qu’une allusion banale à la confusion possible entre Pierre Bayle et François Bayle le médecin de l’Hôtel-Dieu de Toulouse.

[12] Julii Pollucis Onomasticum Græce et Latine. Post egregiam illam Wolfgangi Seberi editionem denuo immane quantum emendatum, supplementum, et illustratum, ut docebunt praefationes ; praeter W. Seberi notas olim editas ; accedit commentarius [...] Gothofredi Jungermanni ; nunc tandem a tenebris vindicatus ; itemque alius Joachimi Kühnii, subsidio Codicis MS. Antwerpiensis ; variantium lectionum Isaaci Vossii ; annotatorum Cl. Salmasii & H. Valesii, etc. concinnatus ; omnia contulerunt ac in ordinem redegerunt, varias praeterea lectiones easque insignis Codicis Falckenburgiani, tum et suas notas adjecerunt, editionemque curaverunt, septem quidem prioribus libris Joh. Henricus Lederlinus, [...] et post eum reliquis Tiberius Hemsterhuis (Amstelædami 1706, 12°).

[13] Strabonis Rerum geographicarum libri XVII. Accedunt huic editioni, ad Casaubonianam III. expressæ, notæ integræ G. Xylandri, Is. Casauboni, F. Morellii, Jac. Palmerii, selectæ vero ex scriptis P. Merulæ, J. Meursii, Ph. Cluverii, L. Holstenii, Cl. Salmasii, S. Bocharti, Is. Vossii, E. Spanhemii, Ch. Cellarii aliorumque. Subjiciuntur Chrestomathiæ græc. et lat. [interprete Hieronymo Gemusaeo] (Amstelædami 1707, folio, 2 vol.). La BNF indique qu’il s’agit de l’édition établie par Theodor van Almeloveen : « Le frontispice porte : Strabonis Geographia cum notis... Édité par Theodorus Jansonius ab Almeloveen, d’après l’épître dédicatoire ; avec les préfaces des éditeurs précédents : Marcus Hopper, Guillaume Xylander et Isaac Casaubon ; une dissertation d’ Henry Dodwell : De Strabonis excerptore et aetate qua vixerit ; des Judicia et testimonia de Strabone, et les poèmes liminaires des éditions précédentes. 2 ff. mss., portant des variantes, ont été joints au tome I ». Sur cette édition, annoncée dès le 25 juin 1707 dans le Daily Courant à Londres et l’année suivante dans le Post Man and the historical account, 20-22 janvier 1708, voir le compte rendu par Le Clerc, Bibliothèque choisie, tome XII (1707), art. VI (p.386-400), et S. Stegeman, Patronage and service. The network of Theodorus Janssonius van Almeloveen (1687-1754) (Amsterdam, Utrecht 2005), p.150, 330.

[14] Il s’agit d’une nouvelle édition de l’ouvrage de Jan Gruter (Heidelberg, 1602) publiée par Grævius, avec les notes de Marquard Gude et une préface de Pieter Burman : Inscriptiones antiquae totius orbis romani in absolutissimum corpus redactae olim [...] diligentia Jani Gruteri. Nunc curis secundis ejusdem Gruteri et notis Marquardi Gudii emendatae et tabulis æneis a Boissardo confectis illustratæ (Amstelædami 1707, folio, 4 vol.).

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