Lettre 1762 : Jacques Basnage à Pierre Des Maizeaux

[Rotterdam, le 19 août 1707]

Monsieur,

Si quelque chose pouvoit me consoler de la perte de notre amy commun [1], ce seroit le plaisir d’entrer en commerce avec une personne que j’honore et j’estime autant que vous. Je me trouveray heureux, Monsieur, si vous voulez bien m’honorer de votre amitié, non seulement j’y repondray de tout mon cœur, mais je tacheray de la meriter en toutes occasions.

Je ne doute point que le recueil de vie[s] [2] que vous voulez publier ne soit bien recu, mais puisque vous voulez que je vous parle avec une pleine confiance sur ce qui regarde M. Bayle, je ne crois point qu’on doive remuer l’af[f]aire de l’ Avis aux refugiez. Ce n’est pas que je le soupçonne d’en estre l’autheur [3], je n’ay point encore abandonné ma premiere conjecture : c’est que le manuscrit lui en avoit esté confié, il le fit imprimer et y ajouta une preface et quelques traits de sa main. M. Hartsoeker m’a confirmé dans ma conjecture parce qu’il m’a assuré que M. de La Rocque estant prisonnier à Paris citoit souvent cet ouvrage comme une production qui luy ap[p]artenoit [4], mais comme c’est un sujet odieux[,] il vaut mieux le laisser tomber que de faire criailler de nouveau ses ennemis.

M. de La Bastide m’avoit envoié l’ecrit qui est entre vos mains pour le faire imprimer [5], mais la raison que je viens de vous alleguer m’en empecha. D’ailleurs je ne trouvay point les preuves decisives et je croy que M. de La Bastide se trompe en attribuant cette piece à M. Pel[l]isson [6]. Mon frere à qui je la remis fut de meme avis que moy. Ainsy, Monsieur, on renouvel[l]eroit / un procés sans rien avancer pour retablir la memoire de notre amy.

Ses lettres, si vous pouvez en recueillir, feront beaucoup plus d’effect et je ne doute point qu’on ne soit bien aise de les avoir. J’ay fait examiner depuis deux jours s’il n’y en auroit point entre celles qui luy ont esté ecrites qui pussent vous estre communiquées pour grossir votre recueil et j’aurois obtenu de l’heritier de ses papiers [7] la liberté de vous les envoier, mais toutes celles où il y avoit de bons morceaux ont esté inserées par morceaux dans son Dictionnaire et on trahiroit le secret des amis de publier le reste [8].

Je vous envoieray par la premiere occasion le journal de mon frere dans lequels sera l’eloge de M. Bayle [9] ; il n’est pas encore achevé d’imprimer, mais il le sera dans peu de jours. J’ai fait simplement un memoire de ce que scavois de la vie de M. Bayle et c’est ce memoire de sept ou huit pages que le P[ère] de Tournemine a imprimé [10] et que M. de Beauval a copié aussy, mais cela n’empeche point ceux qui voudront elogier notre amy et le defendre de le faire.

Au contraire, Monsieur, je croy que votre recueil en seroit plus recherché s’il y avoit quelque chose qui regardast M. Bayle et ses dernieres disputes. Deux ouvrages viennent de paroitre contre luy, l’un de M. de La Placette [11], l’autre de M. Jacquelot [12] que je n’ay pas veu. Il me semble qu’on peut mettre ces M rs aux mains les uns avec les autres. Dés le moment qu’on est predestinatien aux termes du synode de Dordrecht, on regarde les reponces de M. Le Clerc, Bernard et Jacquelot comme mauvaises et les arminiens s’imaginent qu’on peut luy repondre dans le systeme ordinaire. On ne peut pas dire qu’on luy repond bien quelque systeme qu’on prenne, car au contraire chaque party pretend que l’autre se trompe, s’egare et ne peut soutenir le poids des difficultez de M. Bayle. Ce ne sont pas deux routes differentes qu’on / prend pour parvenir au meme but, ce sont des chemins opposez dont l’un prend la droite et l’autre la gauche et chacun soutient que son chemin est le seul qu’on puisse prendre [13]. Ajoutez à cela que M. Bayle a obligé M. Jacquelot à se declarer arminien [14], apres avoir mangé le pain des orthodoxes dix huit ans avec des protestations solemnelles dans nos synodes qu’il ne l’estoit pas et M. Le Clerc a esté forcé de lacher pied sur l’eternité des peines [15] ; il abandonne la doctrine recue des anciens et des modernes sans justifier la Providence ny lever la difficulté qui reste toujours, car outre le mal moral il y a assés d’autres maux physiques pour donner lieu aux plaintes et aux objections des hommes.

Quoy qu’il en soit, Monsieur, en formant votre jugement sur ces matieres, vous feriez l’apologie de M. Bayle et [vous luy f]eriez un tour agreable. M. l’abbé Du Bos m’ecrit qu’il feroit quelque chose pour la defence de M. B[ayle] [16], mais il croioit alors que l’af[f]aire de Neufchatel où il est allé avec M. de Matignon [17] ne dureroit que six semaines et qu’il pourroit y travailler à son retour, mais il est encore bien loin de son compte.

Je vous prie de faire mes amitiés à M. Silvestre [18] et de croire que je suis très sincerement, Monsieur, votre très humble et très obeissant serviteur Basnage

ce 19 d’aoust 1707

 

A Monsieur / Monsieur Addisson [19] dans / l’office de Mylord Sunderland [20] / pour M. Des Maiseaux / A Whitehall London

Notes :

[1] La mort de Pierre Bayle le 28 décembre 1706.

[2] Des Maizeaux avait conçu le projet d’un recueil biographique, pour lequel Bayle lui avait fourni plusieurs documents : voir Lettre 1721, n.18. La version française de la Vie de M. Bayle par Des Maizeaux, datée du 13 décembre 1729, devait paraître dans le premier tome de la « quatrième » édition du DHC (Amsterdam, Leyde, Pierre Brunel et al. 1730, 4 vol.) et séparément deux ans plus tard (Amsterdam 1732, 12°, 2 vol.), publiée par Pierre I Gosse et Jean Neaulme. Mais la version anglaise avait paru dès 1708 sous forme d’une lettre adressée à « un pair de la Grand’Bretagne », c’est-à-dire à Shaftesbury : The Life of Mr Bayle, in Pierre Bayle, Reflections occasion’d by the comet which appear’d in December 1680 [...] written to a Doctor of the Sorbon [...] to which is added the author’s life (London 1708, 8°) : voir l’annonce de cette publication dans les Memoirs for the curious, octobre 1707, p.376, et les lettres de Jacques Basnage à Pierre Des Maizeaux du 13 juillet 1708 (Lettre 1765) et du 7 août 1708 (Lettre 1766, n.15). Shaftesbury remercie Des Maizeaux de l’envoi de son Life of Mr Bayle dans une lettre non-datée (BL, Add. mss 4.288, f.102-103) qui, selon l’analyse de l’éditrice de Shaftesbury, Christine Jackson-Holzberg, concerne la version publiée de ce texte et aurait donc été composée vers la fin du mois d’août 1708 – et non pas en 1707 comme le suggèrent Broome, An agent, p.69, n.19, et J. Almagor, Pierre Des Maizeaux, p.171, n° 121, qui supposent tous deux qu’il s’agit de la version manuscrite : « I forgot when I saw you last to joyn a small present with my thanks to you for y[ou]r Life of Mon r Bayl[e], as I had intended in his behalf : for whose memory’s sake and your own merit I shall be allways ready to do you any service that lyes in my power. »

[3] Bayle avait donné le même conseil à Des Maizeaux : voir Lettre 1650, n.11. Quoi qu’il en dise, Basnage est peut-être réticent à réveiller cette affaire à cause de son inquiétude quant à l’attribution à Bayle de ce pamphlet féroce. De son côté, Des Maizeaux menait une enquête approfondie et il avait sans doute sa propre conviction intime – qu’il ne divulgue ni dans la version anglaise ni dans la version française de sa Vie de M. Bayle. Ce n’est que quelques années plus tard, le 23 février 1714, que Basnage devait lui écrire : « j’ai toujours été persuadé que M. Bayle n’étoit point l’auteur de l’ Avis aux réfugiés, et qu’il avoit seulement composé la préface ou un projet de réponse [...], mais je vous avoue que j’ai été détrompé depuis peu par une preuve positive [...] » (Lettre 1779). Voir G. Ascoli, « Bayle et l’ Avis aux réfugiés, d’après des documents inédits », RHLF, XX (1913), p.517-545, ici p.543 ; Bayle, Avis aux réfugiés, éd. G. Mori, introduction, p.15, 20-21.

[4] Cette évocation par Basnage du témoignage de Hartsoeker est sans doute la source de Gédéon Huet, qui évoque ce même témoignage dans sa lettre à Des Maizeaux du 8 août 1711 : voir C. Bastide, « Bayle est-il l’auteur de l’ Avis aux réfugiés ? », BSHPF, 56 (1907), p.544-558, ici p.551. La même anecdote sur les « aveux » de Larroque est reprise encore par l’abbé Desfontaines (sous le pseudonyme de l’abbé de Neufville) dans la lettre qu’il adressa à l’ abbé d’Olivet en août 1690 pour répondre à celle du 6 juillet 1738 de l’abbé d’Olivet au président Bouhier : voir Lettre 750, n.1 et 2. Voir le commentaire de G. Mori, loc. cit., p.31-32. Il n’est pas exclu que Larroque ait voulu « couvrir » Bayle par ses faux aveux : en tout cas, il est certain – quelle que soit l’authenticité du témoignage de Hartsoeker – que les aveux de Larroque sont faux.

[5] Marc-Antoine de La Bastide (1624-1704) : sur lui, voir l’HOS, décembre 1708 : « Eloge de Mons r de La Bastide » ; sur sa « Lettre sur l’ Avis aux réfugiez », publiée par Bernard de La Monnoye dans l’ Histoire de M. Bayle et de ses ouvrages (Amsterdam 1716), p.297-362, voir Lettre 1781, n.2.

[6] Sur l’attribution de l’ Avis aux réfugiés à Paul Pellisson-Fontanier, voir Des Maizeaux, Vie de Mr Bayle, p.LXIII-LXIV, et G. Mori, loc. cit., p.12. C’est la toute première attribution de l’ Avis aux réfugiés, celle de James Welwood (parfois Wellwood) dans le Mercurius reformatus, or the new observer du 22 août 1690 (tome 3, n° 7), qui évoque comme auteur de l’ Avis un ancien huguenot converti au catholicisme ; ce n’est qu’en 1692 que Wellwood cite le nom de Pellisson : voir Lettre 891, n.30, 31 et 33, et An Appendix to « Mercurius reformatus », 1692, p.13. Par la suite, comme l’indique G. Mori, Wellwood changea de position et attribua l’ Avis à Bayle : voir Jurieu, Factum selon les formes (1692) in OD, v-2.625. Dans son Examen d’un libelle contre la religion, contre l’Etat et contre la Révolution d’Angleterre, intitulé « Avis important aux refugiés sur leur prochain retour en France » (La Haye, Abraham Troyel 1691, 12°), p.31, Jurieu affirme que l’attribution à Pellisson fut le « premier bruit » qui circula à l’été 1690, l’ Avertissement au lecteur étant attribué à La Bastide, ami de Pellisson, réfugié à Londres. Par la suite, Marc-Antoine de La Bastide, dans son article « L’auteur de l’ Avis aux réfugiés déchiffré », publié dans l’ Histoire de M. Bayle et de ses ouvrages (Amsterdam 1716, 12°), p.297-362, tenta de nouveau d’innocenter Bayle et d’attribuer l’ Avis à Pellisson. Sur ce dernier recueil, voir Lettre 1781, n.2.

[7] Charles Bruguière de Naudis, qui venait de succéder à son père, Jean Bruguière de Naudis, l’héritier direct de Bayle : voir Lettre 1727, n.8, 1754, n.3, et le testament de Bayle dans l’Annexe I du tome XIII.

[8] Les éditions de la correspondance devaient cependant se suivre assez rapidement : celle de Prosper Marchand après sa rupture avec Des Maizeaux (Rotterdam, Fritsch et Böhm 1714, 12°, 3 vol.) : 253 lettres ; celle de Pierre Des Maizeaux (Amsterdam Aux dépens de la Compagnie 1729, 12°, 3 vol.) : 295 lettres ; celle de Des Maizeaux dans les OD (La Haye, P. Husson et al. 1727-1731, folio, 4 vol.) : iv.523-884 : 351 lettres ; la nouvelle édition des OD (La Haye [Trévoux], Compagnie des libraires 1737, folio, 4 vol.), comprenant les lettres à la famille obtenues de Charles Bruguière de Naudis par les jésuites : 152 nouvelles lettres (dont 148 de Bayle, 3 autres qui lui sont adressées et une autre qui le concerne indirectement) ; enfin, une nouvelle édition des seules lettres à la famille dans Nouvelles lettres de M. Pierre Bayle (La Haye, van Duren 1739, 12°, 2 vol.).

[9] HOS, décembre 1706, art. IX : « Eloge de M. Bayle ».

[10] Mémoires de Trévoux, avril 1707, art. XLVII, p.693-706 : « Memoire sur la vie et les ouvrages de feu M. Bayle, envoyé de Hollande ». Au texte de Basnage s’ajoute l’information que Bayle a été élève au collège jésuite de Toulouse. Voir Lettre 1753, n.11.

[11] Jean de La Placette, Réponse à deux objections qu’on oppose de la part de la raison à ce que la foi nous apprend sur l’origine du mal et sur le mystère de la Trinité (Amsterdam 1707, 12°). Cet ouvrage fut suivi de ses Eclaircissemen[t]s sur quelques difficultés qui naissent de la considération de la liberté nécessaire pour agir moralement. Avec une addition où l’on prouve contre Spinoza que nous sommes libres, pour servir de suite à la « Réponse » aux objections de M. Bayle (Amsterdam 1709, 12°).

[12] Isaac Jaquelot, Réponse aux « Entretiens » composés par M. Bayle contre la « Conformité de la foy avec la raison », et l’« Examen de sa théologie » (Amsterdam 1707, 12°).

[13] Les raisonnements de Bayle avaient certainement durci l’opposition entre la raison et la foi, comme en témoigne sa définition du « philosophe chrétien » : « Les philosophes chrétiens qui parlent sincèrement disent tout net qu’ils sont chrétiens, ou par la force de l’éducation, ou par la grâce de la foi que Dieu leur a donnée, mais que la suite des raisonnements philosophiques et démonstratifs ne serait capable que de les rendre sceptiques à cet égard toute leur vie. » (Bayle à Naudis, le 8 septembre 1698 : Lettre 1378). Il en tirait la conclusion dans ses Eclaircissements : « Il faut nécessairement opter entre la philosophie et l’Evangile : si vous ne voulez rien croire que ce qui est évident et conforme aux notions communes, prenez la philosophie et quittez le christianisme : si vous voulez croire les mystères incompréhensibles de la religion, prenez le christianisme, et quittez la philosophie ; car de posséder ensemble l’évidence et l’incompréhensibilité, c’est ce qui ne se peut […] Il faut opter nécessairement [...] » ( Éclaircissement sur les pyrrhoniens, DHC (1702), éd. 1740, p.644).

[14] Par sa critique de La Conformité de la foy avec la raison, Bayle avait poussé Jaquelot à défendre sa conception de la foi compatible avec la raison et ainsi à réduire la religion aux dogmes jugés compatibles avec la raison, à une « foi raisonnable », que Basnage assimile ici à l’arminianisme – et que Bayle – comme Jurieu – assimilait au socinianisme.

[15] Par sa critique de la théologie rationaliste de l’arminien Jean Le Clerc, Bayle l’avait poussé à admettre l’incompatibilité du dogme de l’éternité des peines avec notre conception rationnelle de la bonté divine.

[16] Cette lettre de Dubos à Basnage s’est perdue.

[17] Dubos travaillait sous la direction de Torcy aux Affaires étrangères : voir J.C. Rule et B.S. Trotter, A World of paper : Louis XIV, Colbert de Torcy, and the rise of the Information State (Montréal 2014), s.v. Sur cette mission, voir A. Lombard, L’Abbé Du Bos : un initiateur de la pensée moderne (1670-1742) (Paris 1913 ; Genève 1969), p.118-120 : « C’est en 1707, semble-t-il, que notre abbé fit pour la première fois partie d’une mission diplomatique : il se rendit à Neuchâtel, où avait alors lieu, entre les héritiers de la duchesse de Nemours, le procès qui aboutit à la désignation du roi de Prusse comme souverain de la principauté. [...] Ce qui rendait intéressant, pour l’abbé Du Bos comme pour l’Europe entière, le procès de Neuchâtel [...], c’est qu’il retrouvait sur ce petit théâtre les grands intérêts qui se débattaient ailleurs les armes à la main. [...] Dubos était le secrétaire du maréchal de Matignon, parent le plus rapproché de la duchesse de Nemours, et soutenait ses droits contre ceux de douze autres prétendants, parmi lesquels, avec l’électeur de Brandebourg [ou plutôt le roi en Prusse], se trouvait le prince de Conti. [...] Arrivé à Neuchâtel en juin, il abandonna la partie en octobre. » En effet, Marie d’Orléans-Longueville (1625-1707), devenue duchesse de Nemours en 1657 et princesse de Neuchâtel en 1694, était décédée le 16 juin. Elle avait dû résister au prince de Conti – et à la volonté de Louis XIV – en réclamant la succession de la principauté de Neuchâtel en 1694. Après sa mort, Conti fut de nouveau sur les rangs, mais, par crainte de la politique de Louis XIV, les Neuchâtelois choisirent Frédéric I er, roi en Prusse, pour lui succéder. Voir J.-P. Jelmini, 12 septembre 1814... et Neuchâtel devint suisse (Neuchâtel 1989), p.57-61 ; Mémoires de Marie d’Orléans, duchesse de Nemours (1709), éd. M. Cuénin (Paris 1990). Charles Auguste de Goyon de Matignon (1647-1729), comte de Gacé, puis maréchal de France en 1708, qui avait pris part en 1689 au débarquement en Irlande du roi Jacques II, venait de se distinguer dans la guerre de Succession d’Espagne par la prise de la ville d’Huy en 1705 ; en 1708, il devait commander le corps expéditionnaire qui allait tenter en vain de débarquer en Ecosse avec le « chevalier de Saint-Georges », le prince Jacques-François Stuart (1701-1766), prétendant jacobite au trône d’Angleterre.

[18] Pierre Silvestre, le médecin établi à Londres depuis de longues années, bien connu de Des Maizeaux, qu’il avait introduit dans le cercle de Saint-Evremond : voir Lettres 589, n.1, et 1499, note critique g.

[19] Sur Joseph Addison, auprès de Lord Sunderland, voir Lettre 1721, n.12.

[20] Charles Spencer (1674-1722), 3 e comte de Sunderland, ambassadeur extraordinaire à Vienne en 1705, secrétaire d’Etat pour le Sud de 1706 jusqu’en 1717 : voir Lettre 1721, n.5.

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