Lettre 109 : Pierre Bayle à Jacob Bayle

[Paris, le 17 aout 1675]

Je pensois vous avoir dit à Dieu samedy dernier [1], mais je voi que je puis encore vous entretenir cet ordinaire* : faisons donc comme les écoliers qui s’en vont à l’Academie, ou co[mm]e ceux qui s’en vont à la guerre, qui prennent congé de leurs parens et amis cinq ou six fois ; la veille du depart, le matin et au lieu jusqu’où l’on les accompagne, et ainsi du reste. Si vous avez trouvé supportable le petit regale que j’ay voulu vous faire, du moins faudra t’il que vous avoüiez que je ne vous ay rien gardé pour la bonne bouche, et que le vin de l’etrier [2] n’a rien valu. Vous aurez raison de penser que vous avez beu toute ma science jusqu’à la lie, et que si vous eussiez tardé d’avantage à Montauban, vous m’auriez contraint de vous servir jusqu’au vin qui s’egoute dans la cave. Pensez encore pis que tout cela, vous ne me ferez nulle injustice, car il est tres vrai que je ne saurois à cette heure vous rien dire de nouveau. Je fais reflexion que je m’attache fort à la maxime du maitre d’hotel des nopces de Cana, Tout homme sert le bon vin le premier, etc [3]. mais je fais aussi reflexion que les petites curiositez que je vous envoye, sont un argent bien preté et à gros interet ; car vous me les renvoyez avec des commentaires et des additions qui sont plus considerables que mon texte.

Le Tailleur [4] vous asseure de ses respects, et vous remercie de votre lettre, vous priant de l’excuser de ce qu’il n’y fait pas reponse po[ur] le coup. Mr Milhau le plus honnete homme du monde, vous asseure pareillement de ses services, vous et n[otre] t[res] h[onoré] p[ere]. Je rendis à Mr Duncan la lettre de Mr Martel [5], dés que je l’eus receue. Nous nous sommes fait bien du plaisir l’un à l’autre en nous revoyant. C’est un honnete homme et fort bon ami. C’est par son moyen que vous aurez l’epitaphe de M. Morus, car il m’a preté une feuille imprimée où est contenu un eloge de ce grand homme, quelques vers de Mr Sarrau, et de Mr de S[ain]t Martin, l’epitaphe de question*, et une autre composée par Mr de Graverolle, dont je vous envoye la copie [6]. Ce Mr de Graverolle est un jeune homme d’une profonde literature, grand humaniste, grand poete et d’un esprit fort brillant. Il est ministre à Lyon où je le vis l’année passée [7], et en receus cent honnetetés*. Je l’entendis precher aussi, et je vous puis dire qu’il reussit fort en chaire. On trouve qu’il s’emporte quelquefois à des saillies et à des essors d’imagina[ti]on, mais les personnes memes qui traittent cela de gasconnade [8], demeurent d’accord que cela lui sied fort bien, et que jamais predicateur gascon n’a eu meilleure grace que luy à gasconner. Je vous reponds* que le sermon que je luy ai oui faire, etoit bien solide et sentoit son grand esprit, qui va bride en main et qui ne laisse pas faire son imagina[ti]on. Il composa un discours latin il y a 2 ans sur l’accord des religions, parce qu’on parloit fort que Mr de Turenne vouloit les accorder [9]. Ce traitté a veu le jour [10], je ne sais si vous l’avez leu et quelle estime vous en avez, pour moi sans le lire je jugeai que Mr Graverolle etant frais sorti des academies, avoit plutot deployé un stile fleuri et beaucoup d’applications* et de beaux lieux communs qu’autre chose, car les jeunes gens donnent volontiers dans la tentation de faire paroitre beaucoup de lecture. Mais pour bien faire, il ne faut pas juger d’un livre sans l’avoir leu.

Je vis hier Mr Bardon ; q[ue] j’avois autrefois connu proposant à Puylaur[ens] [11]. Il me fit mille amitiez, et m’apprit avec beaucoup de plaisir po[ur] moi la bonne passe où il se trouve par le moyen des mathematiques ausquelles il s’est adonné avec grand succez. Je croi qu’il ne sera pas necessaire q[ue] Mr Martel ecrive à Mr Bernier [12] pour moi, parce q[ue] les obligeantes semonces* de Mr Jurieu m’ont presq[ue] determiné d’aller à Sedan, et si je suis pour y aller, je partirai incessamment [13]. La charge fournira avec le tems de quoi s’entretenir à son aise, sur tout si Dieu benit les efforts que je ferai pour la bien remplir, mais les premieres années seront assez maigres parce q[ue] le vieux p[ro]fesseur en donnant sa demission, s’est reservé une partie des gages sa vie durant [14], et que le nombre des ecoliers, d’où depend en partie l’appointement du professeur [15], ne sera jamais considerable, à moins que de relever un peu l’honneur decheu de la charge dans cette academie. Comme je me trouve foible, j’aurois besoin d’acheter quelques livres, et cela avec bien d’autres frais que je serai contraint de faire, me font vous demander avec toute l’instance possible 20 pistoles, qui pourront m’asseurer honnorablement un bon poste pour l’avenir, et me fixer quelque part [16]. Vous me rendrez le meme office qu’ Apollon rendit à l’Ile de Delos où il etoit né, lors que de flottante qu’elle etoit, il luy donna une assise ferme et asseurée.

Immotamque coli dedit et contemnere ventos Virg[ilius] Æn[eidos] 3 . [17]
Et vous ne serez pas moins mon Apollon que si vous aviez dechiffré tous les enigmes du monde. Eris mihi magnus Apollo [18]. / Et en effet il n’y a point d’enigme ni de difficulté plus mal aisée à expliquer, qu’une demande d’argent, si bien que si vous pouvez defaire ce noeu gordien c’est à bon droit que vous passerez dans mon esprit pour un oracle aussi certain que celui de Delphes. Si vous trouviez à emprunter cette somme, il faudroit me la faire conter à Paris, et si je n’y etois pas, avec un petit mot de procura[ti]on, n[ot]re cher et feal R ibaute [19] toucheroit la partie* et me l’envoiroit au lieu de ma residence. Je vous asseure q[ue] sans cela je serai tres mal dans mes affaires.
Je viens à votre lettre du 7 de ce mois. Vous n’etes pas le 1er qui serez surpris de savoir que le Journal des savans ne parle que d’un petit nombre de livres, et que de ce petit nombre, il y en a souvent qui commencent à vieillir. Je connois plusieurs personnes qui aimeroient mieux un simple catalogue, ou un petit sommaire de tous les livres qui s’impriment universellement, que ces analyses de 4 ou 5 livres tout au plus, qui ne sont ni les meilleurs ni les plus universellement approuvez, mais ceux qu’il plait au journaliste de lire. Vous savez bien q[ue] Mr Claude reprocha à Mr Galois qu’il avoit attendu à parler du livre du P[ere] Nouet 9 ou 10 mois apres son impression [20]. Je ne m’etonne pas qu’en province on sache si peu distinctement ce que c’est que le Port Royal. Il y a icy tres peu de gens qui ne fassent mille equivoques la dessus. Il suffit qu’un autheur soit ennemi des moines et entre dans l’esprit et la maniere des jansenistes, tout Paris apres les libraires asseure que ses livres sont faits par Mrs de Port-Royal. Je trouve la pluspart de gens assez mal instruicts • sur ce chapitre, ma conjecture est que Mr Le Maitre, Mr de Sassi son frere, Mr Arnaud et plusieurs autres s’etant retirez dans le monastere de Port Royal qui est assez pres de Paris, et ecrivant là sur les memoires qui leur venoient de toutes parts, ont donné occasion d’appeler ouvrages de Mrs de Port Royal, tout ce qui paroissoit contre les ennemis de Jansenius [21]. Depuis ces solitaires et ces encloitrés ayant eu la clef des champs [22], ils ont continué d’ecrire de l’air* qu’ils faisoient dans leur solitude, c’est à dire par distribution de roles, l’un fournissant une chose, l’autre en fournissant une autre. Mais cela n’empeche pas qu’ils n’ayent des emplois tres differens et des [occupations] differentes. Quelquefois leurs ouvrages paroissent sans nom d’autheur quelquefois l’un d’eux se met à la tete du livre. Fort souvent on vend pour [ouvra]ge de ces Mrs ce qui ne l’est point du tout. Je ne pense pas qu’il y ait double Port Royal [23][.] Quant aux docteurs de Sorbonne ; il y en a un certain nombre qui ont leur logement et leur pension dans la Sorbonne meme, et on les appelle socii Sorbonici, ou bien docteurs de la maison et societé de Sorbonne, les autres sont de gens de toutes professions [24] et de toutes sectes, eveques, pretres, moines, thomistes, molinistes etc.

Madame de Varennes qui tient sa boutique au palais en la sale Dauphine, au vase d’or, donnera le Journal des savans toutes les fois que l’on le voudra [25]. Il faut avancer un quartier* et on ne manque pas de l’envoyer tous les 15 jours. La profession de Mr Colomez m’est inconnue. Je croi q’il n’en a point du tout [26]. Mr Bigot est d’une ancienne maison de robe [27]. Il y a presentement un de [ sic] ces parens de ce nom qui est president au mortier à Rouen. Il a un frere qui est conseiller à la Cour des Aides de cette meme ville. Pour luy il ne fait rien qu’etudier, dans une des plus grandes bibliotheques que particulier aye, entretenant correspondance avec tous les savans de l’Europe et recevant tres honnetement tous les curieux et les habiles gens qui le viennent voir. Il a une maison à la campagne où il va se delasser de la ville. Il vient de tems en tems icy, et tous les jeudis les savans de Rouen qui ne sont pas en petit nombre s’assemblent ches lui où on discourt de la premiere chose qui se presente, et de celle là on passe à une autre sans gene ni contrainte. Mr Le Moine et Mr la Roque s’y trouvent et conversent fort fraternellement avec des chanoines et des abbez [28]. Mr Bigot est cath[olique] romain, mais sans aigreur contre nous. Le ministre eloquent n’est pas celui que vous pensez, car c’est de Mr de Langle [29] que j’entendois parler. On m’avoit promis deux pseaumes de Mr Conrart pour aujourdhui, mais on me manque de parole. Ce grand homme est si malade d’une paralysie où il est tombé depuis 8 jours qu’on ne sait ce qui sera [30]. Mr Daillé a donné sa demission et on ne sait encore qui luy succedera [31]. Mr le marechal de Crequi a eté deffait par le duc de Lorraine [32], de 8 compagnies de gardes qu’il avoit dans son armée, il n’y a qu’un capitaine de sauvé. On dit que ce marechal aura de la peine à se laver de cette affaire, et qu’il y entre bien de sa faute. Je suis tout à vous

le 17. aout 1675

Notes :

[1] Voir Lettre 108, p.274.

[2] La dernière gorgée de vin offerte au voyageur, déjà monté en selle, avant qu’il ne s’ébranle – appelée « le coup de l’étrier ».

[3] Voir Jn 2,1-10.

[4] M. Ribaute, appelé aussi M. Carla. Sa correspondance avec la famille Bayle ne nous est pas parvenue.

[5] Voir Lettre 106, p.260 et n.10 et 11.

[6] Voir Lettre 105, p.244 et n.11, sur la demande de Jacob, qui souhaitait connaître une épitaphe composée en l’honneur de Morus. Nous n’avons pu trouver la feuille imprimée – pièce volante par excellence – mentionnée ici. Le Sarrau auteur de vers pourrait être le pasteur Isaac Sarrau, mais ce n’est qu’une conjecture ; quant à M. de Saint-Martin, il s’agit sans doute de Saint-Martin d’Usson : voir Lettre 144, n.29.

[7] Bayle avait rencontré Jean Graverol, pasteur de Lyon, quand il avait traversé cette ville, en venant de Genève, en juin 1674 : voir Lettre 58, p.282.

[8] Le terme de gasconnade s’appliquait à tous les Méridionaux, bien au-delà des limites géographiques de la Gascogne, et Graverol était né à Nîmes…

[9] Turenne s’était formellement converti au catholicisme le 23 octobre 1668. Avec l’aide de son agent, Bariges, exempt aux gardes, il s’efforça de faire revivre les projets de réunion autrefois caressés par Richelieu, mais sans résultats appréciables. Au reste, l’heure n’était plus à des concessions réciproques, fussent-elles des plus minimes du côté catholique. Les réformés étaient de plus en plus péremptoirement sommés de se rallier à la religion du roi.

[10] Sur ce livre, voir Lettre 58, n.6.

[11] Les Bardon étaient une famille montalbanaise qui compta de nombreux pasteurs. Nous n’avons su identifier celui de ses membres qui abandonna la théologie pour les mathématiques et s’en vint à Paris.

[12] François Bernier, qui avait publié au retour de ses voyages Histoire de la derniere revolution des etats du Grand Mogol (Paris 1670, 12°, 2 vol.).

[13] La protection de Jurieu, acquise à Bayle, semblait à cette date éviter à ce dernier les affres d’un concours. S’il est probable que, parmi les motivations du théologien, celle de s’assurer un jeune collègue que la gratitude engagerait à beaucoup de docilité à son égard a pu jouer un rôle, il ne faut pas négliger le souci qu’avait Jurieu de la qualité de l’enseignement à Sedan, qu’aurait menacée un recrutement purement local. La minceur du salaire proposé rendait difficile que des candidats étrangers à la ville se présentassent, et Basnage avait évidemment chanté les louanges de Bayle. C’était une sorte d’aubaine inespérée pour l’académie de Sedan qu’un tel homme ait aspiré à un poste aussi mal rétribué.

[14] Claude Pithoys, le professeur qui prenait sa retraite, était presque nonagénaire. Son traitement de 400 livres lui était maintenu et on ne pouvait offrir à son successeur que 250 livres. Pithoys devait mourir en décembre 1676, ce qui allait valoir à Bayle un plein traitement.

[15] Le minerval était une petite somme mensuellement versée par les étudiants à leur professeur (mais ceux qui étaient originaires de Sedan, d’une part, et les moins fortunés, de l’autre, en étaient exemptés). Le nombre des auditeurs de Bayle pendant les années où il enseigna à Sedan fut assez faible, à cause de la guerre qui écartait les Néerlandais de l’académie et à cause de la situation de plus en plus critique du protestantisme français. Le complément de traitement que lui assura le minerval fut minime.

[16] Bayle reprend ici la demande déjà formulée, Lettre 108, p.275.

[17] Virgile, Enéide, iii.77 : le dieu « donna [à l’île de Delos] d’être immobile, d’accueillir les hommes et de défier les vents ».

[18] Virgile, Bucoliques, iii.104, déjà cité Lettre 39, p.230 (voir n.9).

[19] Il avait déjà été question de lui comme « le tailleur » à la page précédente.

[20] Lettre d’un provincial à un de ses amis sur le sujet du Journal du 28 juin 1667 (s.l.n.d., 4°), un opuscule que Claude reproduisit en appendice de son Traité de l’eucharistie, contenant une reponse au livre du P. Nouet, jesuite, intitulé « La Présence de Jesus-Christ dans le tres-saint sacrement » (Genève 1669, 8°), ce qui levait l’anonymat, d’ailleurs facile à percer, de la protestation lancée contre l’ abbé Gallois, rédacteur du JS, qui rendit compte de l’opuscule le 26 décembre 1667. Claude commence par observer (p.1) que le journaliste n’avait rendu compte qu’avec retard du livre du Père Nouet : La Présence de Jesus-Christ dans le très-saint sacrement, pour servir de réponse au ministre qui a écrit contre la perpétuité de la foi (Paris 1666, 4°) et qu’il ne l’avait pas fait en parlant « historiquement, sans entrer lui-même en lice », mais en y trouvant prétexte pour attaquer le pasteur de Charenton. Il est curieux de constater que Claude avait la naïveté d’attendre autre chose de la part de l’ abbé Gallois, qui n’avait succédé à Sallo comme rédacteur du JS que parce que les jésuites avaient trouvé à redire à la liberté d’esprit du premier journaliste.

[21] L’avocat Antoine Le Maistre (1608-1658) s’était retiré du monde en 1637, interrompant par là une brillante carrière. Son frère cadet, Isaac-Louis Le Maistre de Sacy avait adopté dès l’origine la vie religieuse, s’il ne devint prêtre qu’en 1648 ; directeur des religieuses du monastère de Port-Royal, Sacy s’était établi aux environs immédiats du couvent. Les deux frères étaient neveux d’ Antoine Arnauld et de la Mère Angélique, la grande abbesse de Port-Royal. Le Maistre de Sacy se consacra à la traduction de la Bible. Sur tous ces personnages, voir le Dictionnaire de Port-Royal.

[22] Les solitaires n’étaient pas cloîtrés ; ils vivaient aux abords immédiats du monastère. Antoine Le Maistre, en 1637, s’était installé dans les locaux désaffectés de l’abbaye des Champs ; en 1648, lorsque les religieuses revinrent de Paris pour se réinstaller dans les monastère des Champs, les solitaires s’établirent aux Granges de ce monastère. Leur dispersion fut imposée en 1656, et de nouveau en 1660, alors que les « Petites Ecoles » furent définitivement fermées.

[23] Cette expression est curieuse ; elle désigne peut-être les deux maisons de Port-Royal de Paris dans le faubourg Saint-Jacques, et de Port-Royal des Champs dans la vallée de Chevreuse.

[24] Il faut comprendre, des ecclésiastiques aussi bien séculiers que réguliers.

[25] Olivier de Varennes, reçu libraire en 1625, mourut en 1666. Sa veuve et son fils et homonyme continuèrent son négoce, une des plus importantes des librairies réformées de la capitale. On voit ici que c’était par l’intermédiaire des libraires qu’on prenait l’équivalent d’un abonnement aux journaux.

[26] Sur Colomiès, voir Lettre 105, n.42 ; en effet, il n’occupait pas de charge et vivait de ses rentes.

[27] Comme Colomiès, Emeric Bigot avait un patrimoine suffisant pour en vivre : sur lui, voir Lettre 69, n.2.

[28] Le Moine et Larroque, les deux pasteurs de Rouen, étaient l’un et l’autre des érudits ; leurs bons rapports avec leurs émules catholiques de la ville n’avaient rien d’exceptionnel dans les milieux lettrés du nord de la Loire.

[29] Voir Lettre 105, p.249, où Bayle avait mentionné, sans le nommer, un des pasteurs de Charenton, bon prédicateur à son avis, mais qui, ne passant pas pour savant, n’était guère apprécié de ses auditeurs. Il s’agissait donc de Samuel Baux de L’Angle (ou de L’Angle) (1622-1693), neveu par sa mère de Samuel Bochart. De L’Angle, antérieurement pasteur à Rouen, l’était devenu à Charenton en 1671.

[30] Conrart allait mourir le 22 septembre 1675.

[31] Voir Lettre 107, p.269, sur la mauvaise santé d’ Adrien Daillé, qui le conduisait à démissionner de son poste de pasteur de Charenton.

[32] Créqui fut battu par le duc Charles IV de Lorraine à Consarbrück le 11 août 1675, mais réussit tout de même à gagner Trêves, où il devait d’ailleurs être fait prisonnier un peu plus tard, le 6 septembre 1675. Voir dans la Gazette, les ordinaires n° 83, nouvelle de Metz du 18 août 1675, n° 85, nouvelle de Thionville du 26 août, n° 88, nouvelle de Metz du septembre, n° 90, nouvelle de Paris du 10 septembre ( in fine) ; enfin, la nouvelle de la défaite de Créqui est confirmée dans l’ordinaire n° 92, nouvelle de Versailles du 20 septembre 1675.

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