Lettre 1096 : Pierre Bayle à François Pinsson des Riolles

[Rotterdam,] le 15 e de mars 1696

Pour Monsieur Pinsson des R[iolles]

Apres avoir eté fort long temps, Monsieur, sans recevoir de vos lettres, j’ai eté largement recompensé de ma longue attente depuis deux jours par la reception d’un gros paquet, où j’ai trouvé avec une de vos lettres fort ample et par conséquent très agreable [1] une grosse depeche pour Mr Allix que Mr Leers lui fera tenir par voie seure [2], des vers de Mr de Santeuil [3] avec leur traduction en françois, l’eloge de Mr Hallé [4], celui de feu Mr de Paris [5] et de M. Des-Mahis [6], et les pieces que • M. le cardinal de Bouillon a fait verifier [7] ; il y avoit pour Mr de Beauval deux livres (que je lui ai remis tout aussi tot, car il étoit dans cette ville quand je recus votre paquet), savoir l’éloge de M. Hallé et celui de M. Des Mahis. Il m’a chargé de vous faire ses remercimens et ses complimens très humbles. Je vous sup[p]lie d’agréer avec les miens la priere que je vous fais de temoigner ma reconnoissance à ceux qui m’ont envoié par votre canal de leurs ouvrages. Si j’avois eu celui de Mr Hallé quand je fis son article, je m’en serois bien aidé, mais sans ce secours, j’ai eu de quoi me tirer d’affaire par l’eloge manuscrit que vous aviez eu la bonté de m’envoier avec ses poemes et ses harangues [8].

Je passe à votre lettre Mons [r] [en] vous remerciant tres humblement de la peine que vous avez prise au sujet de l’edition d’ Eysengreinius [9], et d’ Illyricus [10]. Vous me confirmez ce que j’avois enfin cru avoir averé que certainement l’ouvrage d’Eysengrenius est posterieur, et sur cette assurance j’avois hardiment critiqué Mr de Sponde qui sur la supposition contraire a bati une fausse reflexion. On verra cela dans mon article d’ Illyricus [11].

Depuis la demande que je vous fis touchant Heloïse, j’ai eu en main les Annales de France de Papyre Masson [12] et j’y ai trouvé qu’il la fait fille d’un chanoine de Paris, c’est-à-dire du chanoine qui la donna à instruire à Abelard. J’ai trouvé l’eloge composé par Mr Le Gendre chanoine de l’Eglise de Paris [13] tres bien tourné, je sens une vive gratitude pour la bonté qu’il a euë de m’en envoier un exemplaire, et je vous sup[p]lie de l’en asseurer. • Quand je parlerai du prelat, si jamais je fais une 2 e edition (car il n’étoit pas mort lors que ma lettre H s’imprimoit) je n’oublierai point de faire mention de cet eloge. Nos libraires ont reimprimé son oraison funebre par le P[ère] Gaillard [14].

Nous ne recevons plus de nouvelles de notre illustre ami [15], j’ai seu par une voie detournée qu’il se preparoit à soutenir des thèses. Si vous le pouvez joindre, marquez lui, je vous en conjure, combien je l’honore. Si vous savez des circonstances de l’état de notre ami qu’on a transféré à Angers [16], je vous prie de m’en ap[p]rendre.

Il est certain qu’Aonius Palearius n’a point été persécuté pour son poème De immortalitate animorum [17] [qui ne] contient rien que d’orthodoxe selon les principes de l’Eglise ro[maine] [car Jacques Sadolet, evêque de Car]pentras lui rendit ce temoignage lors qu’il ecrivit à Gryphius de l’imprimer [l’an 1536 [18]].

Vous trouverez dans la lettre que j’ecris à Mr l’ abbé Nicaise [19] ce que je sai de nouvelles [litteraires], je vous l’envoie ouverte pour n’ecrire pas deux fois la meme chose et comme vous [etes l’ami] le plus officieux que je connoisse, je suis seur que vous ap[p]rouverez la liberté que je prens de me servir de votre entremise pour lui ecrire, comme aussi celle de vous prier d’écrire au P[ère] de La Mainferme que je saluë avec respect, si l’on trouve dans le Nécrologue de Fontevraut le jour et l’an de la mort d’ Eleonor de Guienne femme de Louis VII et puis d’un roi d’Angleterre [20]. J’ai cité dans l’article de Louis VII ce que ce père a rap[p]orté dudit Necrologue concernant cette princesse, mais il ne dit point quand elle mourut ; si j’avois seu l’année, j’aurois soutenu plus hardiment que je ne l’ai fait que Mr de Mezerai se trompe.

Vous Monsieur et les autres amis de l’illustre Mr Mesnage avez inseré dans le Menagiana le conte des trois Racans que Mr de Caillère avoit dejà publié beaucoup plus au long [21]. Il • dit et on le repète dans la suite du Menagiana que Mademoiselle de Gournai etoit Gasconne [22]. Je doute de cela et avec raison ce me semble, car quoi qu’elle fut fille de Montagne gentilhomme du Périgord, il ne s’ensuit pas qu’elle fut de ces quartiers, car elle n’etoit sa fille que d’adoption, comme vous savez. Prenez la peine à votre loisir d’averer ce qui en est. Hilarion de Coste [23] n’éclaircit point ce qui regarde son pays natal. Je me sers quelquefois avec fruit de la lecture des 2 volumes de ce minime que vous m’avez acheté[s] ; souvenez vous des autres volumes quand vous • trouverez l’occasion de les acheter.

On a imprimé en ce [pa]ïs cy les œuvres du grand poète Mr de Santeuil [24] depuis [p]lus d’un an. Nous n’avons point [vu] le panegyrique de Mr de Fieubet dont vous me parlez par l’abbé Anselme [25]. Je sai que c’est un de vos bons predicateurs. D’où est-il, s’il vous plait[?] car vous savez que j’aime extrêmement à con[n]oitre la patrie des gens distinguez. Toutes les comedies qui paroissent à Paris sont aussitot reimprimées en ce pays cy, je ne pense pas qu’il nous en manque aucune de M rs Palaprat [26], Dancour [27], etc.[,] on y a rimprimé aussi les tragedies de Pradon [28], de Ca[m]pistron [29], le theatre de Boursaut, [30] etc. Les Hollandois achetent avec plaisir tout cela, mais pour les livres d’erudition, nos libraires n’en rimpriment • presque aucun. Mon Diction[n]aire pourra paroître Dieu aydant vers la fin de cette année [31]. La lettre N est presque achevée d’imprimer. Adieu Monsieur, je suis avec toute sorte de reconnaissance votre très humble etc. J’ai quelquefois beaucoup de peine à dechiffrer votre ecriture [32].

[J’ai] à vous [deman]der si le Mercure galant fit mention en son tems de l’affaire [du chevalier de Granval] [33], car on a publié ici que Mr l’archev[êque] de Reims [34], et Mr de Barbesieux [35] [l’avoient suborné pour] assassiner le roi Guillaume, et que sur l’echafaut meme il le declara.

Notes :

[1] Toutes les lettres de Pinsson des Riolles à Bayle postérieures à l’année 1686 sont perdues.

[2] Pierre Allix était désormais à Salisbury auprès de Gilbert Burnet : voir Lettre 481, n.8.

[3] Jean-Baptiste Santeuil, chanoine de Saint-Victor et célèbre poète néo-latin : voir Lettre 132, n.23, et Dictionnaire de Port-Royal, s.v. (art. de J. Lesaulnier).

[4] Il s’agit de Pierre Hallé, à qui Bayle avait consacré un article du DHC, article constitué essentiellement d’un éloge composé par Jean Hallé, le neveu de Pierre, et transmis à Bayle par Pinsson des Riolles : Bayle l’en avait remercié dans sa lettre du 19 novembre 1693 (Lettre 955) : « Je renouvelle mes remercimens tres humbles au neveu de Mr Hallé, dont l’eloge trouvera sa place dans mon ouvrage. »

[5] Sur François de Harlay de Champvallon, archevêque de Paris, mort le 6 août 1695, voir Lettre 1086, n.14, 17.

[6] Basnage de Beauval avait mentionné dans l’ HOS, février 1696, art. XIV « Extraits de diverses lettres », « l’oraison funêbre en latin de Mr Des Mahis » ; c’est sans doute le texte de cet éloge que Pinsson lui fit parvenir par l’intermédiaire de Bayle. Marin Grostete, sieur des Mahis (1649-1694), abjura en 1685 entre les mains de l’évêque d’Orléans et mourut chanoine d’Orléans en 1694.

[7] Emmanuel Théodose de La Tour d’Auvergne, cardinal de Bouillon (1643-1715) fut d’abord prieur de Turenne et de Paunat ; en 1658, il devint abbé de Beaulieu, fonction dont il se démit en 1664 après avoir réuni l’abbaye avec la congrégation de Saint-Maur. En 1683, il fut nommé abbé de Cluny et cardinal, puis cardinal-évêque d’Albano, de Porto et de Santa Rufina puis d’Ostie. Il s’agit sans doute ici des documents réunis pour l’étude d’ Étienne Baluze, Histoire généalogique de la maison d’Auvergne (1708, folio, 2 vol.), par laquelle le cardinal Bouillon prétendait défendre les droits de sa famille : l’étude fut finalement supprimée et Baluze exilé. Voir C. Loriquet, Le Cardinal de Bouillon, Baluze, Mabillon et Théodore Ruinart dans l’affaire de l’histoire générale de la Maison d’Auvergne (Reims 1870) ; M.-C. Valaison, Le Cardinal de Bouillon (Perpignan 1990) ; J. Boutier (dir.), Stephanus Baluzius Tutelensis. Etienne Baluze (1630-1718). Un savant tullois dans la France de Louis XIV (Tulle 2007), et Etienne Baluze (1634-1718). Erudition et pouvoirs dans l’Europe classique (Limoges 2008).

[8] La lettre de Pinsson accompagnant les poèmes et les harangues de Pierre Hallé (1611-1689), professeur de droit canonique de l’université de Paris, est perdue. A l’article du DHC, « Hallé (Pierre) », in corp., note marginale d, Bayle cite « un éloge composé en latin par Jean Hallé, secrétaire du Roi, duquel éloge M. Pinsson des Riolles m’a communiqué une copie manuscrite ». Voir aussi ci-dessus, n.4.

[9] Martin Eisengrein (1535-1578) : Bayle lui consacre un article dans le DHC et y renvoie (« Eysengrein », rem. A) à son sermon De Puero Jesu sedente Hierosolymis in templo, in medio doctorum, traduit en latin par Georges Liebler (Tubingæ 1575, 4°).

[10] Sur Matthias Francowitz, dit Flacius Illyricus, voir Lettre 1061, n.3 : Bayle s’apprêtait à contester une affirmation d’ Henri de Sponde sur la publication des trois premières Centuries.

[11] Bayle avait posé cette question à Pinsson et à Janiçon ; celui-ci s’était trompé et Bayle corrige Sponde, en effet, dans l’article « Illyricus (Matthias Flacius) », rem. H : voir Lettres 1052, n.23, et 1061, n.3.

[12] Voir le DHC, art. « Héloïse », rem. A, et la lettre de Bayle à Pinsson du 18 août 1695 (Lettre 1051 : voir n.22).

[13] Il s’agit de l’éloge composé par le Rouennais Louis Le Gendre (1655-1733), chanoine de l’Eglise métropolitaine de Paris, abbé de Clairfontaine, Eloge de François de Harlay, archevêque de Paris (Paris 1695, 8°). L’ archevêque était mort le 6 août 1695.

[14] Honoré Gaillard (1641-1727), S.J., Oraison funèbre de Monseigneur l’illustrissime et reverendissime François de Harlay, archevesque de Paris [...] prononcée dans l’Eglise de Paris le 23e jour de novembre 1695 (Paris 1696, 4°).

[15] Nous ne saurions identifier avec certitude cet « illustre ami », sans doute parisien, qui s’apprêtait à présider à une soutenance de thèse Il s’agit peut-être d’ Etienne Baluze ou d’ Antoine Galland, avec lesquels Pinsson était en relation plus ou moins directe ; Baluze et Galland se connaissaient d’ailleurs bien : voir Journal d’Antoine Galland (1646-1715), i.186, 271.

[16] Daniel de Larroque : voir Lettres 1061 et 1065.

[17] Voir DHC, art. « Palearius (Aonius) », rem. E et F, où Bayle déclare qu’Aonius Palearius, « l’un des bons écrivains du seizième siècle [...] fut facilement convaincu [à Rome] d’avoir parlé en faveur des Luthériens et contre l’Inquisition. Il fut condamné au feu, et la sentence fut exécutée sans aucune miséricorde l’an 1566. » Bayle ajoute (rem. F) : « J’ai ouï dire qu’il fut brûlé pour son livre de l’immortalité de l’âme ; mais cela est faux. Il n’y a rien dans ce beau poëme que les catholiques romains puissent condamner. » Une nouvelle édition d’ Aonius Palearius devait paraître cette même année à Amsterdam chez Henrik Wetstein : Aonii Palearii Verulani opera. Ad illam editionem quam ipse auctor recensuerat et auxerat excusa, nunc novis accessionibus locupletata (Amstelædami 1696, 8°).

[18] Jacques Sadolet (1477-1547), né à Modène, humaniste accompli, fut évêque de Carpentras entre 1517 et 1547. L’imprimeur est Sébastien Gryphe, dit Gryphius (vers 1492-1556), à qui Bayle consacre un article dans le DHC. A l’article « Palearius (Aonius) », il assure qu’« « on ne saurait recommander un ouvrage plus avantageusement à un imprimeur, que Jacques Sadolet, évêque de Carpentras, recommanda [le poème de Palearius] à Sébastien Gryphius ».

[19] Lettre 1095.

[20] Le Père Jean de La Mainferme (1646-1693), religieux de Fontevraud, auteur de l’ouvrage Clypeus nascentis Fontebraldensis (voir Lettres 902, n.2, et 929, n.11 et 14), que Bayle exploite dans les articles « Fontevraud », « François d’Assise », rem. C, « Hildebert », rem. B, « Loyola », rem. K, et « Louis VII », rem. G. C’est dans ce dernier article qu’il revient sur la question posée dans la présente lettre : « Je suis fâché que le Pere de La Mainferme n’ait point marqué le jour et l’année de la mort d’Eleonor ; car si c’est le 31 de mars 1204, comme l’assure M. Moréri, il s’ensuite que M rs Mezerai et de Larrey se sont trompez, quand ils ont dit que Jean sans Terre n’osa tuer son neveu Artus pendant la vie de sa mere. M. Pinsson des Riolles, que j’avois prié de consulter le Pere de La Mainferme, m’apprit que ce religieux étoit mort, et que le Pere Labbe dans ses Tableaux généalogiques [éd. Paris 1664, p.49], et le Pere Anselme dans son Histoire de la Maison royale de France [p.78] marquent le tems de la mort d’Eleonor comme Moréri. »

[21] François de Callières (1645-1717), Des bons mots et des bons contes, de leur usage, de la raillerie des Anciens, de la raillerie et des railleurs de notre temps (Paris 1692, 12°), que Bayle cite aux articles « Benserade (Isaac de) », rem. H, K ; « Gournai », rem. G ; et « Tiresias », rem. F. Dans l’article « Gournai (Marie de Jars, demoiselle de) », rem. G, Bayle s’explique longuement sur le texte des Menagiana (Paris 1693, 12° ; Amsterdam 1693, 12°), sur celui de François de Callières et sur le conte des « Trois Racans » emprunté à Boisrobert, Les Nouvelles héroïques et amoureuses (Paris 1657, 8°).

[22] Bayle entend sans doute la deuxième édition des Menagiana ou les bons mots, les pensées critiques, historiques, morales et d’érudition de M. Ménage, recueillies par ses amis (Paris 1694, 12°, 2 vol.), parfois attribuée à Faydit de Riom, ii.49 : « Mais un des meilleurs contes, c’est celui des trois Racans. Deux amis de M. le marquis de Racan sçurent qu’il avoit rendez-vous pour voir Mademoiselle de Gournay. Elle étoit de Gascogne, fort vive et un peu emportée de son naturel, au reste bel esprit, et comme telle elle avoit témoigné en arrivant à Paris, grande impatience de voir M. de Racan, qu’elle ne connoissoit pas encore de veuë. [...]. » Cette formule « elle étoit de Gascogne » est néanmoins maintenue dans l’édition établie par Bernard de La Monnoye (Paris 1715, 12°, 4 vol.), iii.83.

[23] Olivier, en religion Hilarion de Coste (1595-1664), minime, Histoire catholique, où sont descrites les vies, faicts et actions héroïques et signalées des hommes et dames illustres qui se sont rendus recommandables dans les XVI e et XVII e siècles, divisée en quatre livres (Paris 1625, folio).

[24] Jean-Baptistæ Santolii Opera poetica (Parisiis 1694, 12°), édition recensée dans le JS du 29 mars 1694.

[25] Antoine Anselme, Oraison funebre de messire Gaspard de Fieubet, conseiller ordinaire du roy en son conseil d’Estat, et chancelier de la reine. Prononcée le 12 de septembre 1695. dans l’eglise des RR. PP. Camaldules de Grosbois, lieu de sa retraite (Paris 1695, 4°).

[26] Jean Palaprat (1650-1721), dramaturge toulousain, Œuvres (Paris 1694, 12°). Palaprat a souvent collaboré avec David-Augustin Brueys et leurs œuvres communes ont été recueillies : Les Œuvres de théâtre de Messieurs de Brueys et de Palaprat (Paris 1735, 1755, 12°, 3 vol.).

[27] Florent Carton Dancourt (1661-1725), avocat au Parlement de Paris, puis acteur et dramaturge, Œuvres (Paris 1693, 12° ; Paris 1698, 12°, 3 vol. ; Paris 1711-1721, 12°, 9 vol.). Voir A. Blanc, F.C. Dancourt (1661-1725). La comédie française à l’heure du soleil couchant (Tübingen 1984).

[28] Nicolas Pradon (1632-1698), Le Théâtre (Paris 1695, 12°).

[29] Jean Galbert de Campistron (1656-1713), dramaturge toulousain, membre de l’Académie française à partir de 1701, Œuvres (Paris 1690, 1694, 1698, 12°).

[30] Edme Boursault (1638-1701), secrétaire de la duchesse d’Angoulême, s’attaqua à Molière dans Le Portrait du peintre, ou la contre-critique de l’« Escole des femmes », comédie représentée sur le théâtre royal de l’hostel de Bourgogne ([Paris 1663], 12°) et suscita ainsi la réponse foudroyante de L’Impromptu de Versailles ([Paris 1663]) ; il s’attaqua également à Boileau-Despréaux, par sa Satire des satires, comédie (Paris 1690, 12°), provoquant la composition de plusieurs épigrammes satiriques dans lesquelles, la paix rétablie, Boileau substitua le nom de Pradon à celui de Boursault.

[31] L’achevé d’imprimer sera du 26 octobre 1696.

[32] Voir notre échantillon de l’écriture – en effet, difficile à déchiffrer – de Pinsson des Riolles : illustration n° 6.

[33] Sur l’affaire de Barthélemy de Linière, chevalier de Grandval, qui chercha à assassiner Guillaume d’Orange, voir Lettre 882, n.28. Nous n’en avons pas trouvé mention dans le Mercure galant, mais une allusion est faite à sa tentative d’attentat dans le Mercure historique et politique, septembre 1692, p.252.

[34] Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims : sur lui, voir Lettre 1162.

[35] Sur Louis François Marie Le Tellier, marquis de Barbezieux, troisième fils de Louvois, ministre de la Guerre, voir Lettre 632, n.4.

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