Lettre 1329 : Jacques-Gaspard Janisson du Marsin à Pierre Bayle

• A Paris le 22 nov[em]bre 1697

Un de mes amis m’aiant chargé, Monsieur, du memoire que vous trouverez cy joint [1], j’ay cru que vous voudriez / bien me faire le plaisir de vous charger de la reponse que Mr Leers fera [2] : je m’etois proposé de vous ecrire il y a deja quelque tem[p]s, mais n’aïant presque rien de nouveau à vous mander*, j’ay jugé inutile de le faire jusqu’à present, quoique Mr de Tourreil [3] à qui je fis voir votre derniere lettre du 21 du mois passé [4], m’eut fort chargé de vous marquer la colere où il etoit contre vous sur ce que vous me mandiez qu’il vous avoit oublié dans toutes les lettres qu’il avoit ecrites en vos quartiers, et de vous asseurer qu’il avoit toujours parlé de vous dans les lettres qu’il a ecrittes à M rs Basnage le ministre et Leers. Je croi que le different entre vous et lui sera facile à terminer, et qu’il ne faudra pas renverser de l’ancre [ sic] pour cela. Mr de Tourreil me pria de vous asseurer qu’il a pour vous toute l’estime imaginable, et qu’il ne vous oubliera jamais.

L’ abbé R[enaudot] qui a lû votre lettre [5], paroit dans le dessein de ne plus parler de votre Diction[n]aire, c’est asseurement prendre le bon party ; car comme vous dites fort bien, ces sortes de disputes qui degenerent ordinairement en mille person[n]alitez* ne font gueres d’honneur à leurs auteurs.

Je souhaitterois que Mr Jurieu voulut imiter cet abbé, mais il paroit trop acharné à sa proye pour la quitter. J’ai appris que Mr Saurin, avoit encore publié depuis peu deux volumes contre lui [6]. Monsieur l’ abbé Dubos m’ecrit de Beauvais du 19 de ce mois [7] que Mr Desforts [8] lui a envoié le Testament de Mr Martin [9] dont vous le regalez, et qu’il attend à vous en remercier, qu’il soit de retour icy [10].

Nous sommes assez steriles en litterature*. L’affaire de Mr de Cambrai fait toujours beaucoup de bruit [11]. B [12]. nous a envoié ici de Rome une lettre que le roi a ecritte au Pape sur ce sujet [13]. Je ne sai si vous l’aurez veüe, quoiqu’il en soit, la voici :

 

Tres Saint Pere,

Le livre que l’ archeveque de Cambrai a composé [14] / ayant fait depuis quelques mois beaucoup de bruit dans l’Eglise de mon royaume, je l’ay fait examiner par des eveques, et par un grand nombre de docteurs et de sages religieux de divers ordres. Tous unanimement tant les eveques que les docteurs m’ont rap[p]orté que ce livre etait tres mauvais, et tres dangereux, et que l’explication que le meme archeveque en avoit donnée etoit insoutenable ; il avoit declaré dans la preface de son livre qu’il vouloit seulement expliquer, et etendre la doctrine de ses confreres ; mais apres avoir tenté toutes les voïes de douceur, ils ont cru etre obligé[s] en conscience de faire leur declaration sur ce livre, et de la remettre entre les mains de l’archeveque de Damas nonce de Votre Sainteté aupres de moi [15] ; ainsi Tres Saint Pere, pour terminer une affaire qui pourroit avoir des suites facheuses*, si elle n’etoit arreté[e] dès le commencement, je vous sup[p]lie humblement de prononcer le plutot qu’il sera possible sur ce livre et sur la doctrine qu’il contient, assurant en méme tem[p]s votre Sainteté que j’emploierai toute mon auctorité pour en faire executer la decision, et que je suis, Tres S[ain]t Pere, votre tres affectionné fils

Louis

A Meudon ce 26 août 1697

 

Vous aurez apparamment vû la lettre pastorale que l’archeveque de Cambrai a fait imprimer dans son diocese au sujet de son livre [16] ; elle contient pres de deux cen[t]s pages in 4°. On me dit hier que Mr votre archeveque faisoit imprimer une Instruction pastoralle pour garentir les ames de son diocese de s’infecter des opinions du quietisme [17] ; il paroit depuis peu une lettre de 24 pages en 12 contre Mr de Cambray ; elle a pour titre, Lettre de Monseigneur le M. de *** pour servir la justification du livre des mœurs [18], et Entretiens du Pere Laurent de la Resurrection, carme dechaussé, imprimé à Châlons en 1694 par l’auteur du livre, pretre du diocese / de Paris [19]. Mr notre archeveque a fait imprimer depuis peu un mandement par lequel il ordonne des conferences de morale trois fois la semaine dans cette ville [20]. L’une dans l’eglise de Saint Sulpice, l’autre dans celle de Saint Nicolas du Chardonnet et l’autre dans le seminaire de Saint Magloire.

L’archeveque de Lion [21] est arrivé depuis peu icy. Il a trouvé quatre grands vicaires pour gouverner son diocese en son absence ; il vient ici pour faire juger une dispute qu’il a contre l’ archeveque de Roüen au sujet de la primatie [22] : c’est une chose etonnante q[ue] les eveques qui ne devraient que chercher la paix soient les premiers à la troubler, soit par des disputes d’ambition, soit par d’autres motifs ; ils se montrent par là d’indignes successeurs de saint Pierre. La dispute qu’il y a entre les deux eveques de Fréjus  [23] n’est point encore finie. L’oncle qui se nomme Luc d’Aquin, pretendant faire casser à Rome le sacre de son neveu, sans avoir egard aux protestations qu’il a fait contre.

Il y a quelques semaines qu’il parut ici un petit livret de 74 pages in 12, intitulé, Decision de la Sorbonne sur la pluralité des benefices [24] : elle etoit signée par treize docteurs, mais comme un grand nombre de prelats, et abbés s’y trouvoient interessés, la Sorbonne fit une deputation à Mr le chancellier pour lui representer la surprise qu’on lui avoit faite pour obtenir le privilege de l’impression de ce livret sous un faux titre, puisque ce n’etoit point une decision de la Sorbonne en corps, mais seulement le sentiment de quelques uns de ses docteurs sur une consultation qui leur avoit eté faite. Vous voïez bien que ce detour tend à la suppression de ce livret qui est tout à fait contre les beneficiers qui possedent plus d’un benefice, puisque cette decision juge que tous benefices etant incompatibles / et demandant residence, on n’en peut posseder qu’un. Il vient aussi de paroitre une autre decision de la Sorbonne contre le jeu, signée par dix sept docteurs [25].

Le Pere Mabillon a tout pret pour faire imprimer deux volumes des Acta Sanctorum ordinis Sancti Benedicti [26], qui vont jusqu’à Hincmar archeveque de Rheims fort celebre, lesquels font voir que le dixieme et le onzieme siecle ne sont pas si ignoran[t]s que Baronius l’a dit contre le sentiment des savan[t]s [27].

Quelqu’un a osé repondre à l’ordonnance de l’archeveque de Rheims, contre les deux theses qui furent soutenuës dans son diocese par deux jesuites les 5 et 15 decembre 1696 ; où ce prelat pretend qu’ils ont approuvé les opinions de Molina [28]. Ce prelat fait chercher avec [soin] tous les exemplaires de cette reponse qu’on dit etre fort satirique contre lui, et contre sa famille ; de sorte qu’elles sont fort rares, il faut etre hardy pour oser se joüer avec un prelat tel que Mr de Rheims.

Il paroit un livre intitulé, Examen de l’opinion de Bellarmin touchant l’intention que les ministres doivent avoir dans l’administration des sacremens [29].

Santeüil avoit fait de son vivant, il y a environ un an une piece intitulée : Santolius Burgundus [30] : où le bon vin de Bourgogne lui avoit fait preferer ce païs là à sa patrie ; mais on vient de faire contre lui une piece intitulée, Paris vangé envers [ sic] francois [31], apparamment que c’est sur ce que le bon vin de bourgogne est cause de la mort de ce poëte latin. Il paroit aussi ici depuis peu un petit livre assez curieux touchant le different que ce poëte a eu avec les jesuites : en voici le titre : Histoire du different entre les jesuites, et Mr de Santeüil, au sujet de l’epigramme de ce poëte pour Mons r Arnauld contenant des lettres de plusieurs jesuites, et des vers faits de part et d’autre, avec quelques / lettres de Mr de Santeüil à Mr Arnauld [32] . A Liege 1697. C’est un in 12 de 72 pages [33].

Les vers cy joints vous paroitront à ce que je croi trop satyriques ; ils sont sur un air du second acte de L’Europe galante [34].

 

Harlai, Cailleres et Creci [35]

Ne sont ils pas gens fort habiles ?

Harlai, Cailleres et Creci

N’ont ils pas fort bien reussi ?

Ces ministres ont appris

Des maximes de l’Evangile

De rendre plus qu’on [n’]a pris ;

Harlai, Cailleres et Creci

Ne sont ils pas gens fort habiles ?

Admirons ces beaux esprits ;

S’ils ont rendu plus de cent villes ;

N’ont ils pas gardé Paris ?

Harlai, Cailleres et Creci

Ne sont ils pas gens fort habiles ?

 

Je finis en vous asseurant que je suis toujours, mon cher Monsieur, entierement à vous.

Notes :

[1] Ce mémoire ne nous est pas parvenu et aucun indice dans le DHC ne permet d’en deviner la nature.

[2] On ne trouve rien sur une éventuelle correspondance entre Leers et Janisson du Marsin dans la biographie établie par O. Lankhorst, Reinier Leers.

[3] Sur Jacques de Tourreil, membre depuis 1691 de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et, depuis 1692, de l’Académie française, voir Lettre 1284, n.14. Il s’était rendu aux Provinces-Unies en mai 1697, sans doute dans l’entourage des plénipotentiaires des négociations de Ryswick : le 26 mai 1697, Basnage de Beauval signale à Janiçon qu’il a dîné avec Tourreil et avec Louis-Auguste-Achille Harlay de Cély (1679-1739), un des fils de Harlay de Bonneuil (éd. Bots et Lieshout, n° 66, p.137).

[4] La lettre de Bayle à Janisson du Marsin du 21 octobre est perdue.

[5] Les Réflexions de Bayle sur le Jugement de Renaudot : voir Lettre 1303.

[6] Sur ces ouvrages d’ Elie Saurin contre Jurieu, voir Lettre 1322, n.13.

[7] La lettre de Dubos à Janisson du Marsin du 19 novembre n’est pas signalée dans l’inventaire d’A. Lombard, La Correspondance de l’abbé Du Bos (1670-1742) (Paris 1913).

[8] Nous n’avons su identifier avec certitude « M. Desforts ». Il s’agit peut-être de Michel Robert Le Peletier des Forts, qui était aux Provinces-Unies, faisant partie de la suite des plénipotentiaires de Ryswick : voir Lettre 1250, n.3.

[9] David Martin, Le Nouveau Testament, de nôtre Seigneur Jesus-Christ (Utrecht 1696, 4°).

[10] Dubos séjournait parfois à Beauvais, parfois à Paris.

[11] Sur la condamnation de M me Guyon et des Maximes des saints de Fénelon, voir Lettres 1268, n.24, 1269, n.10 et 1302, n.18.

[12] Nous n’avons su identifier ce correspondant « B. », résidant à Rome. Il se peut qu’il s’agisse d’un des correspondants de Basnage de Beauval, le numismate Filippo Buanoanni ou l’historien Filippo Buonarotti (voir éd. Bots et Van Lieshout, p.271), ou peut-être même d’ Antonio Magliabechi, le bibliothécaire de Florence (voir Lettre 1317).

[13] Cette lettre de Louis XIV au pape Innocent XII (Antonio Pignatelli), datée du 26 juillet 1697, se trouve dans les éditions de la correspondance de Bossuet : Œuvres (Versailles 1815-1819, 43 vol.), xl.347-348 ; Correspondance, éd. C. Urbain et E. Levesque (Paris 1909-1925, 15 vol.), viii.520 (appendice IV, lettre 9, et la réponse, lettre 10).

[14] Fénelon, Explication des maximes des saints sur la vie intérieure (Paris 1697, 12°). Voir aussi Lettres 1269, n.10 et 1302, n.18.

[15] Marc-Daniel Delfini (ou Delfino) (1664-1704), Vénitien, archevêque de Damas, nonce en France entre 1696 et 1698, évêque de Brescia en 1698, créé cardinal par Innocent XII en 1699. Sur son intervention dans l’affaire de Fénelon, voir Saint-Simon, éd. Coirault, i.492, 603.

[16] Fénelon, Instruction pastorale [...] avec la condamnation des erreurs de Molinos, les articles arrêtez à Issy et la lettre du même au pape (Cambrai 1697, 4°).

[17] Louis-Antoine de Noailles, Instruction pastorale de M gr l’archevesque de Paris, sur la perfection chrétienne et sur la vie intérieure, contre les illusions des faux mystiques (Paris 1697, 4° ; 2 e éd. Paris 1698, 8°) ; plusieurs autres éditions suivirent.

[18] Joseph de Beaufort (vers 1635-1711), Lettre à Monseigneur le M. de *** pour servir à la justification du livre des mœurs et entretiens du Frère Laurent de la Résurrection, carme déchaussé, imprimé à Châlons en 1694 (Paris 1697, 12°).

[19] Joseph de Beaufort, Les Mœurs et entretiens du Frere Laurent de la Resurrection, religieux carme dechaussé, avec la pratique de l’’exercice de la presence de Dieu, tirée de ses lettres (Châalons [ sic] 1694, 12°).

[20] Nous n’avons pas trouvé trace de ce mandement de Louis-Antoine de Noailles, archevêque de Paris.

[21] Claude de Saint-Georges (1634-1714) avait succédé à Camille de Neufville de Villeroy comme archevêque de Lyon en 1693.

[22] L’archevêque de Rouen porte le titre de primat de Normandie. En 1697, un conflit opposa Jacques Nicolas Colbert, archevêque de Rouen et primat de Normandie, à Claude II de Saint-Georges, archevêque de Lyon et primat des Gaules, pour la nomination à une cure située dans le diocèse de Rouen. Le conflit ne fut terminé qu’en 1702 par la victoire du primat de Normandie, malgré la légitimité prouvée et démontrée de la primatie des Gaules, à cause du défaut de possession. Le primat de Normandie avait donc juridiction sur sa seule province ecclésiastique, tandis que le primat des Gaules avait juridiction sur le reste de la France.

[23] Le conflit éclata en 1697 entre Luc d’Aquin, évêque de Fréjus depuis 1681, et son neveu Louis d’Aquin, qui lui succéda comme évêque de Fréjus entre 1697 et 1699.

[24] Décision faite en Sorbonne, sur la pluralité des bénéfices (Paris 1697, 12°).

[25] Résolution sur le jeu de hazard faite en Sorbonne le vingt-cinq juin 1697 (Paris 1698, 12°). Sur ces questions, voir aussi Jean-Baptiste Thiers, Traité des jeux et des divertissements qui peuvent être permis ou qui doivent être défendus aux chrétiens (Paris 1686, 12°), et l’étude d’E. Belmas, Jouer autrefois. Essai sur le jeu dans la France moderne (XVI e-XVIII e siècle) (Paris 2006), p.47.

[26] C’est la suite de la grande œuvre de la « diplomatique » de Jean Mabillon, établie en collaboration avec Luc d’Achery, Acta sanctorum ordinis S. Benedicti in sæculorum classes distributa. Sæculum I[-VI] (Parisiis 1668-1702, folio, 9 vol.). Sur Mabillon, voir D.-O. Hurel (dir.), Erudition et commerce épistolaire. Jean Mabillon et la tradition monastique (Paris 2003) et l’édition de ses Œuvres choisies, éd. D.-O. Hurel (Paris 2007). Sur le cercle de Saint-Germain-des-Prés et l’élaboration de la diplomatique de Mabillon, voir E. de Broglie, Bernard de Montfaucon et les bernardins, 1715-1750 (Paris 1891, 2 vol.) ; L. Levillain, « Le De Re diplomatica  », in Mélanges et documents publiés à l’occasion de 2 e centenaire de la mort de Mabillon (Paris 1908), p.195-252 ; P. Denis, « Dom Mabillon et sa méthode historique », Revue Mabillon, 6 (1910-1911), p.1-64 ; P. McDonald, « La génèse de la diplomatique du mauriste Jean Mabillon (1681) », Studies in religion. Sciences religieuses (Toronto), 8 (1979), p.441-448. Voir aussi J. Mabillon, Brèves réflexions sur quelques règles de l’histoire, éd. B. Barret-Kriegel (Paris 1992), et J. Boutier, « Etienne Baluze et les Règles générales pour discerner les anciens titres faux d’avec les véritables  », in J. Boutier (dir.), Etienne Baluze, 1630-1718. Erudition et pouvoirs dans l’Europe classique (Limoges 2008), p.315-334. Enfin, sur l’historiographie de Mabillon et celle de Bayle, voir H. Bost, « Bayle et Mabillon : histoire critique, histoire savante », in J. Leclant, A. Vauchez et- D.-O. Hurel (éd.), Dom Jean Mabillon, figure majeure de l’Europe des lettres (Paris 2010), p. 361-371, et A. McKenna, « Une certaine idée de la République des Lettres : l’historiographie de Pierre Bayle », in idem, Etudes sur Pierre Bayle (Paris 2014).

[27] Sur les Annales ecclesiastiques de Baronius, élaborées en réfutation des Centuries « de Magdebourg » de Flacius Illyricus, approfondies par Sébastien Le Nain de Tillemont et contestées par Samuel Basnage de Flottemanville, voir Lettres 105, n.2, 505, n.1, 828, n.17, et 864, n.18.

[28] Sur cette ordonnance de Charles-Maurice Le Tellier contre deux thèses jésuites et la réponse de Gabriel Daniel, Remontrance à M gr l’archevêque de Reims sur son ordonnance (s.l. 1696, 4°), voir Lettre 1238, n.6.

[29] Pierre de Maupeou, Examen de l’opinion de Bellarmin touchant l’intention du ministre des sacremens, pour servir de consolation aux bons prêtres qui croient n’avoir jamais eu assez d’intention [...] (Paris 1697, 12°).

[30] Jean-Baptiste Santeuil, Santolius burgundus ad comitia Burgundiæ sereniss. duce Lud. Borbonio, anno 1697 VIII id. julii (Divione 1697, folio).

[31] Le poème Paris vengé est peut-être resté manuscrit ; il est cité dans l’ouvrage de S. Gautheret-Comboulot, Les Auteurs beaunois du XVI e au XIX e siècle (Beaune 1893 ; Genève 1971), p.381-383.

[32] Il s’agit du recueil établi par Pierre-Valentin Faydit, dit « de Riom » : voir Lettre 1107, n.63.

[33] Il s’agit du recueil établi par Pierre-Valentin Faydit, dit « de Riom » : voir Lettre 1107, n.63.

[34] L’opéra-ballet avec prologue, L’Europe galante, dont le texte fut composé par Antoine Houdar de La Motte (1672-1731) et la musique, par André Campra (1660-1744) et André Cardinal, dit Destouches (1672-1749), représenté pour la première fois le 24 octobre 1697.

[35] Ce sont les plénipotentiaires des négociations de la paix de Ryswick : voir Lettre 1227, n.33. Il s’agit évidemment d’un poème satirique et ironique hostile aux termes du traité de Ryswick signés par les trois négociateurs français.

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