Lettre 1431 : Pierre Bayle à Anthony Ashley Cooper, 3e earl de Shaftesbury

[Rotterdam, le 19 mai 1699] Mylord J’ai beaucoup de confusion de n’avoir pas eu plutot l’honneur de vous ecrire pour vous temoigner l’admiration que j’ai conceuë pour les rares et les eminentes qualitez que vous possedez, et la profonde reconnoissance que je conserverai toute ma vie pour les bontez et les honnetetez* dont vous avez usé envers moi [1]. J’ai scu de Mad le Wits mon ancienne / hotesse que vous aviez voulu absolument lui paier tous les repas que j’avois pris chez elle pendant le sejour que Mylord a fait ici [2]. J’avois reiglé les choses avec elle sur un autre pied, car avant meme, Mylord, que vous fussiez venu loger dans sa maison, je lui avois dit que je viendrois quelquefois manger chez elle, et que je lui donnerois tant pour chaque diner, et chaque souper. Je lui dis plus fortement la meme chose depuis que pour avoir l’honneur de votre conversation, j’allai plus souvent dîner chez elle, j’ai toujours entendu lui paier toute cette depense selon que cela etoit reglé dans la pension, et sans cela Mylord je n’eusse pas eu la hardiesse d’aller si souvent, et de mon pur mouvement à sa table. Elle m’a dit pour ses excuses que vous aviez voulu absolument paier tout cela. Je ne puis assez exprimer ma reconnoissance pour cette generosité quoi qu’il y ait eu là un malentendu entre Mad le Wits et moi dont je lui ai fait bien des plaintes. J’ai acheté à l’ auction [3] de Rotterdam le Thesaurus Linguæ Græcæ [4]. Il est bien conditionné et en grand papier, mais il / a couté beaucoup : je n’ai pu l’avoir qu’à 67 florins. Le secretaire de Mylord d’Albermale [5] [ sic] avoit donné ordre à Mr Leers de l’acheter et lui avoit marqué qu’il n’y plaindroit [it] point 60 ou 70 francs. Mr Leers qui ignoroit la commission que j’avois de vous Mylord, poussa jusqu’à 65 francs, et auroit poussé plus loin s’il avait eté certain que l’ouvrage etoit bien conditionné. Sans cette commission du secretaire dont j’ai parlé, je croi qu’on l’eut pu avoir à 50 ou 55 francs. Les bons livres se sont tres cherement vendus dans cette auction. Je n’y ai point acheté ni le Platon [6] ni le Xenophon [7], n’etant pas tels que Mylord les veut. On m’a dit qu’il est tres difficile de trouver cette edition de ces deux auteurs. C’est pourquoi si j’ap[p]ren[d]s que ceux que j’ai commis à la chercher ne la trouvent point, j’enverrai mes exemplaires à Mylord et j’attendrai patiemment les occasions de me pourvoir d’une autre edition, qui sera pour mon usage encore plus commode que celle que vous avez veuë dans mon cabinet [8]. Mr de Villemandi [9] vous assure Mylord de ses tres profonds respects : il s’est a[c]quit[t]é tres bien de sa commission. Il a acheté une partie des livres que je lui avois marquez, et les a eus à beaucoup meilleur marché que je ne lui avois marqué. Les autres que j’avois marqué[s] selon vos desirs ont eté vendus / beaucoup plus que je n’avois taxé [it], mais ce sont des livres que j’espere d’avoir d’ailleurs à un juste prix. Il a acheté Lipsii Opera [10] avec le Seneque [11] et le Tacite [12] du meme Lipse, 6 vol. in fol[io] bien conditionnez et de la meilleure edition pour 34 florins 10 sols[ ;] le Josephe [13] bien conditionné 8[ ;] les Opera Ciceronis cum notis Gruteri  [14] 7 [fl.] -10 sols[ ;] le Marc Aurele de Gataker [15] a couté 4 [fl.] -12 [sols]. Un Valere Maxime de Lipse [16] que vous aviez marqué n’a couté que 4 sols. Je m’en vais prier Mr Furli [17] de faire charger dans quelque vaisseau pret à partir pour l’Angleterre ces livres là, et de vous les adresser seurement, car je sai Mylord la loüable et admirable impatience que vous avez de vous servir de ces meubles de bibliotheque. Je fais mille vœux pour la conservation d’un seigneur qui a un merite aussi sublime que vous, et suis avec une veneration tres profonde Mylord votre tres humble et tres obeissant serviteur Bayle A Rotterdam le 19 e de mai 1699

Notes :

[1] Nous devons beaucoup de précisions sur les voyages de Shaftesbury et sur ses relations avec Bayle à l’érudition et à l’obligeance de Christine Jackson-Holzberg, co-éditrice de la correspondance de Shaftesbury : Sämtliche Werke, Briefe und nachgelassene Schriften, III, Briefwechsel, éd. C. Jackson-Holzberg, P. Müller, F.A. Uehlein (Stuttgart, Bad Canstatt 2014). Voir aussi, sur les séjours de Shaftesbury aux Provinces-Unies, le volume II.6 de cette édition, Askêmata (Stuttgart, Bad Canstatt 2011), p.22-33.Shaftesbury avait déjà séjourné à Rotterdam quelque trois mois – en même temps que Locke – à partir du mois de juillet 1687, avant de partir pour le Grand Tour d’Europe. Il avait aussi annoncé à Benjamin Furly une visite à Rotterdam en 1691 (lettre à Furly du 17 juin 1691), mais ce projet ne semble pas s’être réalisé. En avril 1698, il prit la décision de ne pas se présenter aux élections du mois de juillet ; il assista à l’enterrement de sa mère le 5 juillet ; le lendemain, le Parlement fut dissous. Shaftesbury semble être parti très rapidement après cette date pour Rotterdam. Il y fut sans doute accueilli par Furly mais résida ensuite dans une pension bien connue de Bayle, qui avait autrefois loué une chambre chez M lle Wits (ou Wels ou Weis : voir Lettre 710, n.4). La présente lettre est un témoignage précieux sur les rencontres de Bayle avec le Lord anglais. Le ton pénétré de déférence de Bayle à l’égard de l’aristocrate est frappant : les discussions philosophiques n’abattirent apparemment pas toutes les barrières sociales. Le ton de Bayle correspondait certainement à l’attente de l’aristocrate mais il a pu également avoir en tête son besoin de protecteurs : ses relations avec William Trumbull et avec les hommes du pouvoir en Angleterre semblent bien correspondre à sa crainte que Jurieu ne lui rende la vie impossible à Rotterdam. D’ailleurs, Shaftesbury devait par la suite intervenir de façon utile et efficace lorsque Bayle fut accusé par Lord Sunderland de collusion avec la cour de France. Shaftesbury devait rester quelque neuf mois à Rotterdam, jusqu’en avril 1699. Sa correspondance ultérieure indique ses contacts avec Jan van ’t Wedde, Willem Hijsterman, Adriaen Paets le fils, et avec un fils de Jan Dionysz Verburg ; au cours de son séjour, il se rendit également à Amsterdam et y rencontra Jean Le Clerc et Philippe van Limborch. Sur le cercle de Furly, voir L. Simonutti, « English Guests at “De Lantaarn”. Sidney, Penn, Locke, Toland and Shaftesbury », in S. Hutton (dir.), Benjamin Furly 1636-1714 : a Quaker merchant and his milieu (Florence 2007), p.31-66. Sur la vie et la pensée de Shaftesbury, voir aussi Les Œuvres de Mylord, comte de Shaft[e]sbury (Genève 1769, 8°, 3 vol.) ; R. Voitle, The Third Earl of Shaftesbury, 1671-1713 (Baton Rouge, Londres 1984) ; L.E. Klein, Shaftesbury and the culture of politeness : moral discourse and cultural politics in early eighteenth-century England (Cambridge 1994) ; M. Heyd, « Be sober and reasonable ». The critique of enthusiasm in the seventeenth and early eighteenth centuries (Leiden, New York, Köln 1995), ch. 8 : « Shaftesbury and the limits of toleration concerning enthusiasm », p.211-240 ; L. Jaffro, Ethique de la communication et art d’écrire : Shaftesbury et les Lumières anglaises (Paris 1998) ; F. Brugère, Théorie de l’art et philosophie de la sociabilité selon Shaftesbury (Paris 1999) ; F. Brugère et M. Malherbe (dir.), Shaftesbury, philosophie et politesse (Paris 2000) ; P. Müller (dir.), New Ages, new opinions. Shaftesbury in his world and today (Frankfurt-am-Main 2014).

[2] Précieux témoignage sur la fréquence des rencontres de Bayle et Shaftesbury au cours de ce deuxième séjour de Shaftesbury à Rotterdam. Le fils homonyme de Shaftesbury, 4 e earl (1711-1771), esquissa une biographie de son père (qui devait initialement servir de préface à une édition des Characteristicks) où il relate sa première rencontre avec Bayle ; il date cette anecdote de 1703, lors d’un autre séjour de Shaftesbury à Rotterdam, mais il s’agit manifestement d’une confusion, car, à cette date, Bayle aurait parfaitement reconnu son interlocuteur. Il s’agit donc du récit de la première rencontre entre Shaftesbury et Bayle en 1698 : « He made a second journey to Holland the beginning of the year after (viz t 1703) and being determined not to be interrupted in what he principally went thither to follow viz t studying, and that in the most private manner ; he concealed his name pretending to be only a student in physick and in that character became acquainted with the celebrated Mr Bayle with whom he soon grew intimate till a little before his return to England[,] being willing to be made known to him by his reall name[,] he contrived to have Mr Bayle invited to dinner by a friend where he was told he was to meet my Lord Shaftesbury[,] and accidentally calling upon my father that morning who pressed him to stay[,] “I can by no means” said Mr Bayle “for I must be punctual to an engagement where I am to meet my Lord Shaftesbury.” The second interview as may be imagined caused some mirth and their intimacy was / rather increased than lessend after the discovery, for they never ceased a correspondence together after my father’s return to Mr Bayle’s death. » Manuscrit autographe du 4 e earl : PRO 30/24/21/225, f.225r -226r), et mise au net : PRO 30/24/21/225, fols 258r-259r ; ce récit fut exploité par Thomas Birch (1705-1766) dans son General Dictionary, historical and critical (London, 1734–1741, 10 vol.), et reparut donc par la suite dans la Biographia Britannica (1747-1766) et dans les publications de Chaufepié (1750-1756), de Savérien (1760) et de Joseph Towers (1766–1772). Voir aussi T. Fowler, Shaftesbury and Hutcheson (Oxford 1882) ; B. Rand, The Life, unpublished letters and philosophical regimen of Anthony, earl of Shaftesbury (London 1900), p.xvii-xxxi ; R.B. Voitle, The Third Earl of Shaftesbury, 1671-1713 (Baton Rouge 1984) ; Shaftesbury, Askêmata, éd. citée, p.26-27.Ce récit pittoresque – portant sur la première rencontre, en 1698, de Shaftesbury et de Bayle, et non pas sur celle de 1703 – impliquerait, si on le compare avec le témoignage de la présente lettre (qui ne saurait guère être mis en doute), que, lors des repas pris ensemble chez M lle Wits, Bayle prenait Shaftesbury pour un étudiant en médecine et que ce n’est que vers la fin du séjour du Lord anglais à Rotterdam qu’il l’a rencontré chez Benjamin Furly et identifié comme étant le célèbre Lord Shaftesbury. Ce « détail » est évidemment susceptible de mettre en doute la fiabilité du récit du fils de Shaftesbury, même s’il a dû avoir un fondement authentique.

[3] Latinisme ou anglicisme que Bayle emprunte sans doute à Shaftesbury : auctio / auction ; il correspond également au terme néerlandais auctie : vente aux enchères. Sur les procédures des ventes aux enchères aux Provinces-Unies à cette époque, voir O.S. Lankhorst « Dutch Book Auctions in the Seventeenth and Eighteenth Century », in R. Myers, M. Harris, G. Mandelbrote (dir.), Under the Hammer : Book Auctions Since the Seventeenth Century (New Castle (Delaware) 2001), p.65-87.

[4] Henri Estienne, Thesaurus Græcæ linguæ [...] Appendix librorum ad thesaurum Græcæ linguæ pertinentium : Glossaria duo ([Genevæ] 1572-73, folio, 5 vol.). Comme bon nombre des ouvrages achetés par Shaftesbury par l’intermédiaire de Bayle, ce titre figure dans la liste manuscrite portée par Shaftesbury à la fin de son cahier Chartæ Socraticæ (TNA : PRO 30/24/27/14), qui comporte des sous-sections selon la date d’achat et selon le format. Le volume d’Henri Estienne figure parmi les « Books from Holland : Mr Bayl. » de 1698 et 1699 : selon une note de Shaftesbury, il s’agit d’un volume acquis pour remplacer l’exemplaire qu’il avait acquis pendant son séjour à Rotterdam mais qu’il avait dû rendre au libraire à cause de son mauvais état : « Disposd of again to y e Bookseller being imperfect ».Dans l’identification des ouvrages mentionnés dans les lettres de Bayle à Shaftesbury, nous avons systématiquement recours à la liste des « Books from Holland : Mr Bayl[e] ». Si le titre n’y figure pas, nous avons recours – grâce à l’obligeance de C. Jackson-Holzberg, qui nous a fourni tous les documents pertinents – au catalogue de sa bibliothèque établi par Paul Crell (Crellius).

[5] Willem Carel van Huls (1663 ?-1714), ancien secrétaire de Guillaume III, était devenu le secrétaire du nouveau favori du roi, Arnold Joost van Keppel (1670-1718), 1 er earl d’Albemarle. Celui-ci était devenu, très jeune, page de Guillaume III d’Orange et l’avait suivi en Angleterre lors de la Glorieuse Révolution. Le roi le combla de titres et d’honneurs au point de provoquer la jalousie de Lord Portland. Il était earl d’Albemarle depuis 1697. A la date de la présente lettre, il séjournait au palais de Loo auprès du roi. Par la suite, après la mort du roi Guillaume le 8 mars 1702, Albemarle revint aux Provinces-Unies, siégea aux Etats-Généraux et fut nommé général de cavalerie dans l’armée hollandaise, participant activement à la guerre de Succession espagnole. Par l’intermédiaire du baron de Walef et par une lettre personnelle, Albemarle devait offrir sa protection à Bayle et l’inviter à résider auprès de lui à La Haye : voir leur échange des 9, 11 et 12 février 1706.

[it] Plaindre, au sens de regretter.

[6] Divini Platonis opera omnia quæ exstant. Marsilio Ficino interprete. Græcus contextus quam diligentissime cum emendatioribus exemplaribus collatus est : Latina interpretatio a quam-plurimis superiorum editionum mendis expurgata. Argumentis perpetuis, et commentariis quibusdam eiusdem Marsilii Ficini, iisque nunc multo emendatius quam antehac editis, totum opus explanatum est atque illustratum. Adiectus est Index rerum omnium locupletissimus (Francofurti 1602, folio), qui comporte le texte grec et la traduction latine de Marsile Ficin. Il existe bien une autre édition de Platon dans la liste des livres achetés par Shaftesbury en Hollande, celle d’ Henri Estienne comportant la traduction latine de Jean de Serres (1540-1598), Platonis opera quæ extant omnia. Ex nova Joannis Serrani interpretatione, perpetuis ejusde[m] notis illustrata : quibus et methodus et doctrinæ summa breviter et perspicuè indicatur. Ejusdem annotationes in quosdam suæ illius interpretationis locos. Henr. Stephani de quorundam locorum interpretatione judicium, et multorum contextus græci emendatio (2 e éd., Genevæ 1578, folio, 3 vol.), mais, comme le signale C. Jackson-Holzberg, le cahier de Shaftesbury indique qu’il avait lui-même acquis cette édition au cours de son séjour à Rotterdam. Sur cette édition, voir aussi l’article de Prosper Marchand consacre à Jean de Serres dans son Dictionnaire historique, s.v., rem. F. Dans son annotation de la copie manuscrite de cette lettre (Leyde, Marchand 4, f. 166 : voir ci-dessus, note critique a), il semble que ce soit Des Maizeaux qui signale que Bayle envoya également « quelque temps après » à Shaftesbury l’édition de Marcus Hopper ΑΠΑΝΤΑ ΠΛΑΤΩΝΟΣ ΠΡΟΣ ΤΑ ΠΑΛΑΙΟΤΑΤΑ ΑΡΧΕΤΥΠΑ ΜΕΤΑ ΠΑΣΗΣ ΑΚΡΙΒΕΙΑΣ ΕΠΑΝΟΡΘΩΜΕΝΑ. Platonis omnia opera, ex vetustissimorum exemplarium collatione multo nunc quàm antea emendatiora. Προσέτι καὶ εἴς τὰ τοῦ Πλάτωνος ἅπαντα, γνώμων τε καὶ ὀνοματων ἀξιομνημονεύτων Ελεγχος. Præterea in Platonis omnia, sententiarum et verborum memorabilium index (Basileæ 1556, folio). Cet achat (ou cet envoi) se fit, en effet, lors du second séjour de Shaftesbury à Rotterdam en 1703-1704, comme Shaftesbury l’indique dans la liste des livres acquis à cette époque : « [bought for the sum of 5 fl.] at the auction at Amsterdam, w[hi]ch was very dear » ; il précise qu’il s’agit de « Castallios own Book and corrected in several places by him ».

[7] Bayle procura pour Shaftesbury l’édition de Xénophon, Quæ extant opera ; annotationes H. Stephani multum locupletatæ [...] ([Genevæ], 1581, folio), comportant le texte grec et latin. Dans son cahier, Shaftesbury signale aussi l’édition de Xénophon par Alde Manuce (1449-1515), Xenophontis Omnia quæ extant [...] Operis totius indicem pagina VIII legito (Venetiis 1525, folio), « in ædibus Aldi et Andreæ Asulani soceri ».

[8] Bayle a pu s’entretenir fréquemment avec Shaftesbury chez Benjamin Furly et lors des repas pris en commun chez M lle Wits (ou Wels ou Weis), qui résidait alors « op de Wijnhaven » ; mais on apprend ici incidemment que Shaftesbury a bien rendu visite à Bayle chez lui. Or Bayle venait de déménager temporairement de son logement ordinaire de façon à pouvoir préparer la deuxième édition du DHC en toute tranquillité (Lettres 1373, n.5, et 1409, n.4). Shaftesbury avait apparemment été invité à découvrir la bibliothèque de Bayle dans son nouveau « cabinet », qui était sans doute celui situé près de la Bourse, « chez la veuve vander Meersch », « op het Westnieuwland », qui fut par la suite l’adresse permanente de Bayle, indiquée dans sa lettre à Crenius du 6 septembre 1700 et dans celle de Charles Comperat du 18 octobre 1701. Sur ses résidences, voir Lettre 710, n.4, H.C. Hazewinkel, « Pierre Bayle à Rotterdam », in Pierre Bayle, le philosophe de Rotterdam. Etudes et documents, dir. P. Dibon (Amsterdam, Paris 1959), p.20-47 (ici, p.26-27), et H.H.M. van Lieshout, The Making of Pierre Bayle’s « Dictionnaire historique et critique » (Amsterdam, Utrecht 2001), p.175.

[9] Sur Pierre de Villemandy, sieur de La Mesnière, voir Lettres 5, n.11, et 1405, n.1 ; nous savions déjà qu’il était un bibliographe averti : voir Lettre 1405.

[it] Taxer, au sens de compter.

[10] Juste Lipse, Opera omnia, postremum ab ipso aucta et recensita nunc primum copioso rerum indice illustrata Justi Lipsii (Antverpiæ 1637, folio, 4 vol.).

[11] L. Annæi Senecæ Philosophi Opera quæ exstant omnia, a Justo Lipsio emendata et scholiis illustrata. Editio secunda atque ab ultima Lipsii manu (Antverpiæ 1615, folio), ou bien l’édition L. Annæi Senecæ philosophi Opera quæ exstant omnia : a Justo Lipsio emendata et scholiis illustrata. Editio quarta, atque ab ultima Lipsii manu : aucta Liberti Fromondi scholiis ad Quæstiones naturales, et Ludum de morte Claudii Cæsaris ; quibus in hac editione accedunt ejusdem Liberti Fromondi ad Quæstiones naturales excursus novi (Antverpiæ 1652, folio), qui figure également dans le catalogue de sa bibliothèque (voir ci-dessus, n.4).

[12] C. Cornelii Taciti opera quæ exstant a Justo Lipsio postremum recensita [...] item C. Velleius Paterculus cum ejusdem notis (Antverpiæ 1648, folio).

[13] Flavii Josephi, [...] Opera quæ extant omnia [...], éd. Thomas Ittig (Coloniæ 1691, folio).

[14] M. Tullii Ciceronis opera omnia quæ exstant, ex sola fere codd. mss. fide emendata studio atque industria Jani Gulielmi et Jani Gruteri, additis notis et indicibus (Hamburgi 1618, folio, 2 vol.).

[15] Marci Antonini, [...] De rebus suis, sive de eis quæ ad se pertinere censebat libri XII, locis haud paucis [...] restituti, versione insuper latina nova, lectionibus item variis [...] adjectis [...] studio [...] Thomæ Gatakeri, [...] (Cantabrigiæ 1652, 4°).

[16] Valerii Maximi Dictorum factorumqve memorabilium libri IX : mendis repurgati [...] per Stephanum Pighium ; acc. ejusdem annotationes et breves notæ Justi Lipsii Dictorum factorumque memorabilium libri IX (Lugduni Batavorum 1594, 8°, 2 vol., ou bien : Antwerpiæ 1621, 8°).

[17] Sur Benjamin Furly, voir Lettre 617, n.4, et L. Simonutti, « English Guests at “De Lantaarn” », article cité ci-dessus, n.1.

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