Lettre 1587 : Pierre Bayle à Mémoires de Trévoux

[Paris, le 16 décembre 1702] Remarques générales sur les Essais de littérature que l’on publie tous les mois à Paris depuis le mois de juillet 1702 Le dessein que l’auteur de ces Essais [1] se propose « est de ne traiter précisément que de certains livres recommandables par leur antiquité, par leur rareté, ou par leur singularité ; de discerner les meilleures éditions qui en ont été faites, d’indiquer les endroits qui en ont fait sup[p]rimer quelques-uns, et ceux qu’on a retranchez ou ajoûtez à d’autres, et de rendre surtout au public la connoissance de certains livres curieux et secrets que le tem[p]s a fait périr, ou a fait devenir si rares, qu’ils sont entièrement inconnus, même à la plupart des gens de lettres qui ont le plus d’érudition [2] ». C’est par là qu’il prétend que son ouvrage est « d’un caractère tout différent » des autres journaux de littérature, que l’on publie en tant d’endroits de l’Europe, « et tout nouveau ». Ce plan est admirable : un livre formé selon cette idée manquait à la République des Lettres, et lui étoit nécessaire, et je sai[s] que bien des gens le souhaitoient. On doit donc savoir bon gré à l’auteur qui a bien voulu rompre la glace, et qui ne s’est point rebuté de la critique un peu trop for- / te qui a été faite de son premier essai dans le Journal des savan[t]s [3]. Il y a lieu de croire que comme à l’imitation de Paris, plusieurs autres villes de l’Europe ont publié des journaux, toutes les nations savantes fourniront des Essais de littérature selon le plan que cet auteur a donné. On doit principalement attendre cela de l’Allemagne, où il y a tant de gens qui cultivent la bibliographie. Celui qui a commencé de publier à Paris l’ouvrage dont nous parlons a des talen[t]s pour y réüssir. Ce qu’il a donné qui se rapporte à son plan est tres bon et tres curieux : mais ces endroits-là sont si peu en nombre, qu’au lieu de faire le principal de l’ouvrage, comme la raison le demandoit, ils n’en font qu’à peine l’accessoire. La plûpart des livres dont il a parlé dans son premier Essai, ne sont point rares, et les choses qu’il en dit le sont encore moins : elles se trouvent ou dans les Lettres de M. Simon [4], ou dans la Bibliothèque de M. Du Pin [5], ou dans les Mélanges de Vigneul-Marville [6], ou dans le Journal des savan[t]s, ou dans le Dictionnaire de Moreri, ou dans le Dictionnaire historique et critique [7], ou dans d’autres livres nouveaux et connus de tout le monde. Les Essais suivan[t]s n’ont guere été moins exposez au même reproche, si vous exceptez celui du mois de novembre qui contient un peu de choses proportionnées au premier projet [8]. Cela peut nous faire croire que l’auteur profite des avis de ses lecteurs, et qu’il s’aperçoit que les manieres d’exécuter qu’il avoit choisies, n’ont pas assez de rap[p]ort au plan qu’il a si heureusement formé, et enfin qu’il ne trouvera pas mauvais qu’on lui représente ici certaines remarques, qui lui serviront peut-être pour perfectionner son travail. En I er lieu il ne doit jamais perdre de vûë ce point capital et essentiel, que le caractere de son ouvrage exige que les livres dont il parle soient rares, / qu’il en fasse connoître le sujet et la matiere, l’occasion et le destin ; qu’il en indique les diverses éditions, leurs différences, les proprietez de la meilleure, le lieu et le tem[p]s de l’impression. S’il y veut mêler l’histoire de l’auteur, il se doit borner à des singularitez qui n’aient pas été rap[p]ortées dans les dictionnaires historiques, ou dans les ouvrages terminez en ana, ou par quelque autre auteur moderne comme M. Teissier [9], etc. Il doit lui suffire de renvoyer à ces auteurs-là, ou tout au plus de sup[p]léer ce qui manque, et de rectifier les faits qu’ils n’auront pas bien détaillez. Il est sûr qu’il a pris le contrepied de cela ; car par exemple, lorsqu’il traite d’un écrit qui fut publié à Paris l’an 1643, De recta Paracleti pronuntiatione [10], il ne dit presque rien du livre, et s’étend beaucoup sur l’histoire de l’auteur, qu’il a tirée des Mélanges de Vigneul-Marville [11]. Il ne falloit pas avoir assez de mauvaise opinion du public, pour croire qu’on eût oublié si tôt un endroit aussi curieux que celui-là du 2 e tome de ces Mélanges. En 2 e lieu, on souhaiteroit qu’il louât avec plus de modération, et qu’il s’abstint de phrases pompeuses du panégyrique, pour employer seulement la simplicité du langage narratif. Il nous fait de Jerome Osorio [12] un personnage qui, sans le respect qu’on doit aux Anciens, s’étoit mis avec justice au-dessus de Cicéron. Cela est outré et peut tromper la jeunesse, et l’on peut dire sûrement que l’ Histoire des empereurs par Egnatius [13] ne mérite point les éloges qui lui sont donnez dans les Essais de novembre page 346. Je n’allégue que ces deux exemples, et je lui en pourrois alléguer autant presque, qu’il y a d’articles dans ses Essais. On peut ap[p]liquer ceci à la [re]marque précédente. Ma troisieme remarque est qu’il serait à souhaiter qu’il n’avançât rien sans preuve, je veux dire sans citer quelque bon auteur. Il résulteroit / de là deux bons effets, l’un par rap[p]ort à lui-même, l’autre par rap[p]ort à ses lecteurs. Il les préoccuperoit avantageusement sur sa fidélité et sur son exactitude, et il leur fourniroit les moyens d’aller aisément aux sources[,] où ils trouveroient assez souvent d’autres circonstances dont ils feroient un nouvel usage pour l’extension et pour l’ornement de cette partie de l’érudition qu’il a entrepris de traiter. Il n’est que trop ordinaire de s’abstenir de citer, parce que l’on craint que la licence qu’on se donne d’embel[l]ir un fait, afin qu’il interesse davantage les lecteurs, et que le débit d’un livre aille mieux, ne soit découverte. C’est une supercherie qui a été reprochée à Mr Varillas [14]. Ceux donc qui veulent se mettre à couvert de ce soupçon, et faire voir qu’ils se précautionnent contre la défiance d’un lecteur qui se plaît à vérifier, doivent se rendre scrupuleux sur le chapitre des citations, et n’avancer rien sans avertir d’où ils le tirent. Cette règle doit être sur tout observée, lors qu’on rap[p]orte des faits peu connus, comme lorsque notre auteur raconte les aventures de Renaud de Pol, camarade de Vanini [15] (dans les Essais d’août, page 120), et lorsqu’il assûre (Essais de septembre, page 159) que Jean Villani [16] étoit un excellent poëte, et que le chagrin de se voir disgracié le fit mourir. En 4 e lieu, on souhaiteroit que lorsque certains auteurs ont tâché d’éclaircir des faits, sans être en état d’en venir à bout, il se fît un devoir particulier d’achever l’af[f]aire, puisqu’il a tant de ressources, et tant de secours qu’on n’a pas en d’autres païs. Par exemple, l’auteur du Dictionnaire historique et critique a avoüé qu’il ne pouvoit pas vérifier si Calvin se donna un nom d’anagramme, ou quelque autre à la tête des premieres éditions de l’ Institution chré- / tienne, et s’il mit à la premiere la devise dont on a tant parlé, une épée entourée de flammes avec ces mots, non veni mittere pacem etc [17]. Cela devoit engager l’auteur des Essais à vuider une fois pour toutes ce dif[f]erend : mais au lieu de le faire, il se contente de raconter (Essais d’août, page 96) touchant la personne de Calvin et touchant son Institution, ce que l’on trouve par tout. Il ne corrige aucune des fautes que l’on a marquées dans le Dictionnaire critique, il ne dit point qu’il ait pris la peine d’examiner la première édition de l’ Institution, il en a marqué le tem[p]s d’une façon assez vague et il ne dit rien des éditions qui suivirent celle-là : il a tâché de remedier à ces négligences par des additions à la fin du livre, mais il n’y a pas trop bien réussi. Il y adopte la fausse date du 1 er août 1536. Il dit qu’il y a eu de ce livre cinq éditions et tout aussitôt il en marque six (ce sont celles qui ont été articulées dans le Dictionnaire critique) dont la derniere est de l’an 1558 et ne songe pas que depuis celle-ci il s’en est fait un très grand nombre. Ces sortes de méprises échap[p]ent pour l’ordinaire à un écrivain qui a l’esprit vif. Il lui prend un tel feu d’imagination en composant, que son attention en est dissipée et éblouïe, il ne s’aperçoit pas qu’il écrit ce qu’il n’a pas intention d’écrire. Ce feu se ral[l]ume toutes les fois qu’il relit son manuscrit, et sur tout quand il voit l’épreuve de l’imprimeur, et par ce nouvel éblouïssement, il laisse passer des choses qui s’entre-détruisent dans la même page. Il y a beaucoup de pareils endroits dans les Essais de littérature et c’est sur quoi je fonde ma dernière remarque. On souhaite en 5 e lieu que l’auteur prenne la peine de se recueillir et de se tranquilliser, quand il lira la copie pour la derniere fois, et l’épreuve de / l’imprimeur, ou qu’il recommande à quelque ami éclairé de bien corriger l’épreuve. S’il en avoit usé de la sorte, on ne verroit pas dans les Essais de juillet p.5 que Postel, né en 1477, mourut presque centenaire l’an 1581, et dans les Essais d’août pages 87 et 90 que l’édition des Recherches de Pâquier chez Sonnius à Paris 1617 fut faite pendant la vie de l’auteur qui mourut l’an 1615, et dans les Essais de novembre pages 305 et 322 qu’une Apologie d’Origene faite l’an 1522 fût soutenuë par le credit que le Pere Parvi [18] avoit au conseil de Louis XII qui étoit mort la nuit du 31 décembre 1514 au 1 er janvier 1515. Si l’auteur veut que ses lecteurs prennent quelque confiance en son exactitude, et qu’ils ne soupçonnent pas qu’il prend de travers les paroles de ses originaux, il est nécessaire qu’il évite de pareilles négligences. En voici un nouvel exemple sur lequel je m’arrêterai un peu plus. Il donne dans ses Essais d’août l’article de l’ Histoire de Bresse publiée par Guichenon [19] l’an 1650 et il dit page 169 que Guichenon étoit de Bourg en Bresse, et ne fut jamais huguenot comme l’a crû mal à propos Mr Bayle. Premierement il pouvoit ap[p]rendre dans les premieres pages de cette Histoire de Bresse que Guichenon étoit de Macon. Secondement s’il se fonde sur la 1 re édition du Dictionnaire critique il n’a pas dû dire que Mr Bayle a crû que cet auteur avoit été huguenot, et s’il se fonde sur la 2 e édition, il a dû dire que Mr Bayle a donné ce fait comme certain. La 1 re édition porte que l’on avoit ouï dire cela, mais qu’on n’en étoit pas assez assuré pour l’af[f]irmer. On trouve la même chose dans la 2 e édition si l’on s’arrête à l’article de « Guichenon », mais si l’on consulte les additions et les corrections à la fin du tome, on voit que l’auteur af[f]irme simplement et absolument que Guichenon avoit été huguenot. Dès là il est à / présumer que dans les Essais de littérature on nie en l’air un fait constant : car puis que l’ errata du Dictionnaire critique veut que l’on ôte tout ce qui sent l’incertitude, il est fort probable que dans l’intervalle qui s’écoula depuis la réimpression de l’article « Guichenon », jusques à la fin de l’édition, l’auteur reçut quelques éclaircissemen[t]s tres certains. De sorte que, toutes les apparences étant pour lui, l’auteur des Essais ne sauroit se dispenser d’ap[p]orter des preuves incontestables de son assertion, s’il veut qu’on le croie. Il y a au reste beaucoup d’ap[p]arence qu’il n’a vû ni la 2 e édition du Dictionnaire critique, ni l’extrait qui en a été donné dans le journal de Mr Basnage [20], puis qu’on ne voit point dans ses Essais le passage de Varillas qui accuse de plagiarisme Guichenon [21], ni la preuve de l’innocence de ce dernier. Tout cela eût trouvé place dans l’article de l’ Histoire de Bresse, comme le passage de Mr Le Laboureur y en a trouvé qui se voit dans la première édition du Dictionnaire critique [22]. Je n’entre point dans un detail de remarques particulieres sur les erreurs de fait, que je puis avoir observées dans les Essais de littérature. Ce peu de remarques générales me suffisent, n’ayant d’autre dessein que de faire en sorte pour ma petite part, qu’un ouvrage où j’ai trouvé de très beaux endroits et qui peut devenir très bon, se perfectionne de jour en jour. A ... le 16 e de decembre 1702.

Notes :

[1] L’auteur des Essais de littérature, pour la connoissance des livres (Paris juillet 1702-août 1704) était Anthelme Tricaud (1671-1739). Chanoine d’Ainay (diocèse de Lyon), abbé de Belmont, membre de l’Académie de Lyon, il devait être exilé de Paris à Lyon pour « jansénisme » par une lettre de cachet signée par d’ Argenson le 2 décembre 1704 et rappelé le 17 février 1705 ; exilé de Lyon en 1735 par l’archevêque Charles-François de Chateauneuf de Rochebrune pour son opposition à la bulle Unigenitus, il retourna à Paris. Comme en témoignent la publication de la présente lettre dans les Mémoires de Trévoux et les Remarques critiques (Paris 1703, 12°) de Pierre Pelhestre, Tricaud s’est rapidement heurté à l’hostilité des jésuites. Bayle avait sans doute été invité par le Père Edouard de Vitry à publier sa critique des Essais dans les Mémoires de Trévoux. Tricaud était un correspondant littéraire des chartreux de la Grande Chartreuse (1705-1710), de Dom de La Mare, chartreux lyonnais (1711-1712) et du président Jean Bouhier (1723-1738), et collabora, sous le pseudonyme de Flachat de Saint-Sauveur, aux Pièces fugitives d’histoire et de littérature anciennes et modernes, avec les nouvelles historiques de France et des pays étrangers (Paris 1704-1706, 12°, 5 vol.). Il recueillit des nouvelles à la main sous le titre Nouvelles de littérature de Paris (1705-1710 : inédites, Grenoble ms 304), sans doute avec l’intention de les publier. Le Supplément aux essais de littérature (Paris 1703-1704, 12°, 2 vol.) est dû à Faydit de Riom. Voir le compte rendu – également très sévère – du périodique de Tricaud par Jacques Bernard dans les NRL, septembre 1702, art. VIII, et novembre 1702, art. VII ; Sgard, Dictionnaire des journaux, s.v. (art. de J. Sgard), et Dictionnaire des journalistes, s.v. (art. de J.-R. Armogathe).

[2] Essais de littérature, tome I, préface.

[3] La « critique un peu trop forte » porte sur la première livraison des Essais de littérature et se trouve dans le JS du 21 août 1702. C’est un éreintement implacable, dont le journaliste signale d’ailleurs qu’il « n’est pas du style ordinaire des journaux » : « Celuy qui s’est donné le soin de faire cette petite compilation, promet d’en donner une pareille tous les mois. Il n’aura pas grande peine. Il ne lit point les livres dont il parle. Il tire ce qu’il en dit de quelques auteurs modernes qu’il copie, en y ajoutant beaucoup de fautes de sa façon, et fait justement ce qu’il reprend dans quelques autres journalistes, qui est, “de ne dire presque rien des livres, et de faire à sa phantaisie le panegyrique ou la satyre des auteurs”. Il pourra fort bien executer le dessein qu’il s’est proposé, en mettant en pieces le Dictionnaire de Moreri et celuy de Baile, et en jettant les yeux de temps en temps sur quelques bibliographes. Nous donnerons ici quelques remarques sur ces nouveaux Essais, afin d’en faire connoître la juste valeur. [...] Ce seroit perdre le temps de s’arrester davantage à remarquer les fautes de ce nouvel ecrivain : en voilà assez pour empecher ceux qui n’ont pas une grande connoissance des livres, de se laisser tromper. Pour ceux qui sont veritablement sçavan[t]s, il n’y a rien à craindre : s’ils prennent la peine de lire son écrit, ils y trouveront bien d’autres defauts que nous ne relevons pas icy. Il n’y a même pas d’apparence qu’on continuë à faire des remarques sur la suite de cet ouvrage : il n’en vaut pas la peine. »

[4] Richard Simon, Lettres critiques, où l’on voit les sentimen[t]s de M. Simon sur plusieurs ouvrages nouveaux. Publiées par un gentilhomme allemand (Bâle [Rouen] 1699, 12°) ; Lettres choisies de M. Simon, où l’on trouve un grand nombre de faits anecdotes de littérature (Amsterdam 1700, 12°) ; Lettres choisies. Seconde édition, corrigée sur les originaux de l’auteur et augmentée (Rotterdam 1702-1705, 12°, 3 vol.). Voir le compte rendu des Lettres choisies dans l’HOS, décembre 1700, art. VIII.

[5] Louis Ellies du Pin, Nouvelle bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, contenant l’histoire de leur vie, le catalogue, la critique et la chronologie de leurs ouvrages, le sommaire de ce qu’ils contiennent, un jugement sur leur stile et sur leur doctrine et le dénombrement des différentes éditions de leurs ouvrages (Paris 1686-1691, 8°, 6 vol.). Sur l’auteur, voir Lettre 891, n.45.

[6] Noël d’Argonne, Mélanges d’histoire et de littérature, recueillis par M. de Vigneul-Marville (Rouen 1699-1700, 12°, 2 vol.) ; une deuxième édition parut l’année suivante (Rouen, Paris 1700-1701, 12°, 3 vol.). Sur l’auteur, voir Lettre 1444, n.9.

[7] Le nom de Bayle sera cité explicitement plus loin dans l’article.

[8] Les Essais de littérature du 15 novembre 1702 comportent des comptes rendus de l’édition latine des ouvrages d’ Origène de la traduction de Jacques Merlin, docteur en théologie (Paris 1512[?], folio, 2 vol.) ; du De miraculis Rosarii, lib. I Alani de Rupe [ Alain de La Roche], ordinis fratrum prædicatorum ; de Gabriel de Saconay, doyen de Lyon, Apologia pro urbe Lugdunensis, contra hæreticos ; de François Maurolyco, Cosmographia in tres dialogos distincta (1543) ; du poème de Jérôme Fracastor, Siphilis (Basilieæ 1536) ; de Jean-Baptiste Egnatius, De Romanis Principibus vel Cæsaribus (1519) ; du commentaire du frère mineur Jean Ferus sur l’Evangile de saint Matthieu et de saint Jean (1577) ; de Joachim Perionius, De vitis et rebus gestis apostolorum (Parisiis 1551, 16°) ; des mémoires manuscrits de Louise de Savoie, duchesse d’Angoulême, sur le règne de Louis XII (1520-1522).

[9] Antoine Teissier, Catalogus auctorum qui librorum catalogos, indices, bibliothecas, virorum litteratorum elogia, vitas, aut orationes funebres, scriptis consignârunt (Genevæ 1686, 4°), dont une nouvelle édition devait paraître sous le titre Catalogus auctorum actuarium (Genevæ 1705, 4°). Voir Lettre 1029, n.4.

[10] Agnus Benignus Sanrey, Paracletus, seu de Recta illius nominis pronuntiatione tractatus. Sequitur et duplex vocis anathematis pronunciatus (Parisiis 1643, 8°).

[11] Voir Noël d’Argonne, Mélanges d’histoire et de littérature, recueillis par M. de Vigneul-Marville (Rouen 1699-1700, 12°, 2 vol.), ii.228-241, sur Agnus Benignus Sanrey.

[12] Jérôme Osorio (1506-1580), historien portuguais dont l’œuvre principale fut traduite par Simon Goulart (1543-1628) : Histoire de Portugal, contenant les entreprises, navigations et gestes [...] des Portugallois, tant en la conqueste des Indes Orientales [...] qu’es guerres d’Afrique [...] depuis l’an 1496, jusques à l’an 1578 etc. Comprinse en vingt livres, dont les 12 premiers sont trad[uits] du latin d’Osorius, [...] les 8 suivans [...] prins de Lopez de Castagnede et d’autres historiens (Saint-Gervais 1581, 8° ; Paris 1587, 8°).

[13] Jean-Baptiste Egnatius, De Romanis Principibus vel Cæsaribus (1519), ouvrage souvent imprimé en complément de Suétone à partir de 1544 : C. Suetonii Tranquilli XII Cæsares. Item Jo. Baptistæ Egnatii, [...] de Romanis principibus libri III. Ejusdem annotationes in Suetonium. Annotata in eundem et loca aliquot restituta per D. Erasmum (Lugduni 1544, 8°).

[14] Sur Antoine Varillas et les idiosyncrasies de son historiographie, voir Lettres 81, n.46, et 984, n.15.

[15] Essais de littérature, août 1702, art. XI, p.106-109, sur les Dialogues de Vanini et « les blasphêmes de Renaud de Pol contre nos mysteres ».

[16] Essais de littérature, septembre 1702, art. III, p.131-133 : « La Chronique de Vilani in 4 en italien, à Venise ». Sur l’auteur, voir aussi Lettre 845, n.4.

[17] Voir le DHC, art. « Calvin (Jean) », rem. F.

[18] Essais de littérature, novembre 1702, art. I, p.255-273 : compte rendu de l’édition latine des ouvrages d’ Origène de la traduction de Jacques Merlin, docteur en théologie (Paris 1512[?], folio, 2 vol.).

[19] Essais de littérature, août 1702, art. IX, p.242-248 : compte rendu de « la nouvelle traduction de toutes les œuvres de Plutarque, avec des notes sur les endroits défectueux de la version d’ Amyot, par feu Monsieur de Meyseria [Méziriac] de l’Académie françoise ». A la p.246 de l’édition de La Haye, qui comporte des remarques critiques en notes infrapaginales (La Haye 1703, 8°), est signalée la source dans l’ Histoire de Bresse de Guichenon. Voir aussi, Bayle, DHC, art. « Guichenon (Samuel) », rem. D.

[20] Henri Basnage de Beauval, HOS, novembre 1701, art. III.

[21] DHC, art. « Guichenon (Samuel) », rem. C.

[22] Ibid., rem. B.

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