Lettre 844 : Pierre Bayle à Gaston de Bruguière

A Rotterdam le 24 de decembre 1691

Me souvenant, Monsieur mon tres cher cousin [1], que la grande fete du Carla, celle où l’on va faire des souhaits ( Diu vous doune bounos festos et gaujousos) et de petits presens est la veille de Noel [2], où de mon tems nous nous rendions tous chez la grande mere, que nous apellions maïgnane [3], et etions regalez d’un pain mis sur la tete avec souhait d’etre aussi grands au bout de l’an, me souvenant dis-je, de cette coutume de la patrie j’anticiperai sur le premier jour de l’année 1692 pour me donner l’honneur de vous ecrire, et de vous souhaitter mille et mille prosperitez tant à vous qu’à ma chere cousine votre femme. Je ne sai pas si j’aurai le tems d’ecrire en particulier à notre cher monsieur de Naudi[s] je le ferai si je le puis dés aujourd’hui, mais si je ne le puis pas, je vous suplie de lui faire tenir la presente au plutot, comme si elle vous etoit ecrite à tous deux en commun. La derniere fois que je lui ecrivis en vous adressant la lettre, il n’y avoit que deux ou trois lignes pour vous c’est que je jugeai que vous n’aprendriez pas moins ce que j’avois à vous faire savoir, soit que je vous l’ecrivisse à vous meme, soit que je fisse passer par vos mains ce que je lui en ecrivois. Presentement j’use du meme principe, et vous ecrivant celle cy avec une priere tres-humble de la lui communiquer incessamment*, c’est tout autant que si je lui ecrivois à lui meme.

Vous avez seu, mon cher cousin que Mr J[urieu] m’a fait une accusation de crime d’Etat [4] sur ce que selon lui j’entretenois un commerce* reiglé avec la Cour de France, ce qu’il pretendoit prouver en disant que j’avois un commerce reiglé avec Mr Pellisson. J’ai repondu en 1 er lieu qu’il n’aportoit point de preuves de mon commerce avec / Mr Pellisson, en 2 e lieu, que quand meme il justifieroit que je lui aurois ecrit quelques fois, cela ne conclurroit rien, puis que le commerce des lettres n’ayant pas eté defendu, il est aussi permis ici à un homme de lettres d’ecrire aux savans de Paris, qu’à un marchand d’ecrire à un marchand de France, et qu’il y a mille raisons particulieres pourquoi on peut ecrire à Mr Pellisson sans toucher en facon du monde aux affaires d’Etat ni d’Eglise, comme est par exemple de lui demander quelques recommandations dans un procez de famille, de le remercier de quelque service rendu à un parent, de le prier d’eclaircir certaines choses dont il a parlé dans son Histoire de l’Academie francoise. C’est ce qui sera discuté en cas que notre affaire passe devant les yeux de nos juges, à quoi je ne vois point d’ apparence*. Concluez de là ce que c’est que l’ame de ce ministre, puis qu’il est capable de vouloir perdre et l’honneur et la vie d’un ancien collegue sur un fondement aussi injuste que celui de 5 ou 6 lettres où comme vous savez tres bien il ne s’agissoit que de le remercier des petits services qu’il vous avoit rendus, et de lui demander qu’il tachast de vous faire avoir un quartier* d’hyver, ou une garnison plutot qu’une autre. Quel mal est ce que cela peut faire à la religion protestante ou à la cause des alliez ? Dieu nous garde de tout faux devot, il vaut mieux mille fois tomber entre les mains d’un homme de guerre qu’en celles d’un Tartuffe, qui pretend aux inspirations d’en haut [5].

Quoi qu’il en soit je n’ecris plus du tout en France : je souhaitte neanmoins que vous obteniez par vous memes d’etre continué long tems dans la garnison où vous etes [6]. Si je trouvois des commoditez* pour vous envoier les livres qui ont eté publiez pour ma justification, je le ferois avec le plus grand plaisir du monde, mais je crains que pendant que la guerre durera, il ne soit impossible de vous les envoier. Depuis ma derniere / un ami de Mr J[urieu] qui avoit deja publié trois fois des remarques contre La Cabale chimerique (c’est le titre de mon premier livre contre l’accusateur) a publié un 4 e ecrit intitulé Le Philosophe degradé [7], qui n’est qu’une repetition malicieuse et ennuieuse des memes calomnies. On lui a repondu par un petit livre intitulé Avis au petit auteur des petits livrets sur son « Philosophe degradé », et on le pousse comme il faut [8].

Le consistoire a tenté une seconde fois notre accommodement, et nous a deputé 4 personnes qui sont un ancien qui est bourgmestre, deux pasteurs ordinaires et un diacre [9]. J’ai repondu que j’etois tout pret pour faire cesser le scandale que les bonnes ames prenoient de cette querelle de sacrifier tout ce que l’honneur me permettroit de sacrifier, et que je m’en raporterois à ce que ces quatre messieurs jugeroient raisonnable. Pour lui on m’a dit qu’il a repondu qu’il demandoit du tems. Au fond je me soucie peu de cette reconciliation ; c’est un homme qui est desormais le mepris et l’horreur des personnes les plus eclairées, et son parti ne se soutient que par le peuple des refugiez [10].

Mon cousin de Naudis me parla il y a quelque tems d’un livre fait à Rome sur la regale par Mr de Torreil [11] que j’avois autrefois con[n]u à Toulouse. Je le prie de m’en dire plus de particularitez s’il en sait. Lors que j’etois à Toulouse on parloit de l’esprit de Mr de Torreil qui n’etoit encore qu’agé de 10 ou 12 ans ce me semble, comme d’un prodige ; j’ai seu depuis qu’il avoit remporté le prix d’eloquence dans l’Academie francoise.

Il n’y a pas long tems que les gazettes de ce pays ci nous ont apris que le general des jacobins avoit ecrit sur la regale à Rome [12] une piece incomparable, à laquelle les Francois devoient repondre incessamment. On imprime ici la 3 e partie de l’ Histoire critique du Nouveau Testament par Mr Simon [13], et l’ Histoire des Eglises reformées de France depuis l’etablissement de l’Edit de Nantes jusqu’à sa Revocation. Il y aura 3 volumes in 4°[.] Mr Benoit cy-devant ministre d’Alencon et à present de Delft en est l’auteur [14].

Je suplie tres humblement mon cousin de Naudis de m’envoier incessamment quelques petits extraits d’un livre dont j’ai besoin, et que je ne puis trouver nulle part, je me souviens de l’avoir veu parmi ceux de feu mon pere. Il s’appelle Le Contr’assassin [15]. C’est un in 8° de 3 ou 4 • cens pages. Je desire savoir si l’auteur se nomme, et si le lieu et le tems de l’impression y est marqué ; contre quel livre il est principalement composé (je conjecture que c’est contre les reponses que les jesuïtes firent à l’ Anticoton [16]) ce qu’il repond à l’objection qui a eté souvent faite aux protestans que Calvin, Beze et autres ont ecrit des maximes seditieuses, et qui tendent à soumettre les rois à leurs sujets. On a • perpetuellement objecté un livre intitulé Vindiciæ contra tyrannos dont l’auteur s’est masqué sous le faux nom de Stephanus Junius Brutus [17]. Autant qu’il m’en peut souvenir Le Contr’assassin repond à ces objections là et nommement à celle de Junius Brutus [18]. Je voudrois savoir ce qu’il dit touchant la personne de cet auteur ; s’il reconnoit que Junius Brutus soit un reformé, soit un ministre, soit en particulier Th[eodore] de Beze comme on le suppose dans • les reponses à l’ Anticoton. S’il y a des circonstances particulieres raportées dans Le Contr’assassin pour montrer que ce n’est pas Theodore de Beze, je voudrois que mon c[ousin] de Naudis prit la peine de me les faire copier en propres termes. J’ai besoin de cela incessamment pour un livre que je compose [19]. Qu’il m’aprenne aussi si parmi les livres de mon frere il n’y a pas la reponse que fit un ministre vers l’an 1618 à un livre de l’eveque de Luçon. Ce ministre s’apelle Pierre de La Valade [20]. Le frere de ma belle sœur est arrivé à Amsterdam aupres de son pere [21] ; nous sommes tous impatiens de savoir des nouvelles de Montauban ; je croi que ma lettre à ma belle sœur lui aura eté envoiée promptement [22].

Adieu mon tres cher cousin. Je suis tout à vous.

Notes :

[1] Bayle n’avait pas écrit depuis longtemps à ce cousin, Gaston de Bruguière (sur lui, voir Lettres 144, n.31, 203, n.8, 246, n.7), qui partageait habituellement les nouvelles avec son frère Jean Bruguière de Naudis, à qui il faisait suivre les lettres de Bayle.

[2] Il ne semble pas que cette fête se soit maintenue au Carla.

[3] Sur Paule de Langloy, seconde épouse de Michel Bruguière (ou Burguière), dite « magnane » ou « maignane », voir Lettres 134, n.37, et 135, n.16.

[4] Jurieu, Examen d’un libelle contre la religion, contre l’Etat et contre la révolution d’Angleterre, l’ouvrage qui déclencha la bataille autour du projet de paix de Goudet et autour de l’attribution de l’ Avis aux réfugiés : voir Lettres 798, n.1, et 816, n.1.

[5] Bayle aime associer Jurieu avec Tartuffe : voir aussi Lettre 804, n.5.

[6] Pendant toute la guerre de la Ligue d’Augsbourg, Gaston de Bruguière était en garnison sur l’île de Ré : toutes les lettres de Bayle adressées à Jean Bruguière de Naudis, résidant au Carla, passaient par l’île de Ré, afin de faire partager les nouvelles avec son frère, certes, mais aussi pour déjouer la censure : voir Lettres 836, 865, 866, 892 et 893.

[7] Jean Robethon, Le Philosophe dégradé : voir Lettres 832, n.6, et 835, n.6.

[8] Bayle, Avis au petit auteur : voir Lettre 813, n.1.

[9] Sur cette nouvelle tentative vaine du consistoire : voir les résolutions du 2 et du 22 décembre : « Dimanche 2 décembre 1691. Suivant la résolution en date du 4 novembre, la compagnie, pour tâcher à réconcilier Messieurs Jurieu et Bayle et pour éviter le scandale de divers livrets qui s’impriment tous les jours, elle a député Messieurs Piélat, Superville, Timmers et Ferrand vers lesdits sieurs Jurieu et Bayle pour tâcher d’arrêter le cours des dits écrits et pour disposer doucement et prudemment les esprits des parties à la paix et à la réconciliation, ce qui serait à l’édification de l’Eglise. Samedi 22 décembre 1691. Les députés dans l’acte précédent ont fait rapport qu’ayant été chez Messieurs Jurieu et Bayle : Monsieur Jurieu leur a dit qu’il remerciait la compagnie de ses soins charitables, et que l’affaire en question avait beaucoup de difficultés qu’il a représentées et qu’elle était d’une si grande conséquence qu’il ne pouvait répondre positivement sur le champ, mais qu’il avait besoin de temps pour y faire réflexion et pour consulter ses amis, qu’après cela, si la compagnie, ses amis et lui pouvaient trouver un moyen et un biais capables de mettre à couvert son honneur et sa réputation (extraordinairement intéressés dans cette affaire), qu’alors il pourrait donner ses mains à un accommodement avec Monsieur Bayle. Monsieur Bayle, après avoir aussi remercié la compagnie, a dit qu’il avait toujours été disposé à la réconciliation avec Monsieur Jurieu et qu’il l’était encore, et que pour cet effet il voulait bien remettre ses intérêts entre les mains de la compagnie ou même entre celles des quatre députés dessus nommés, à la décision desquels il se soumettrait entièrement, afin de faire cesser le scandale et de donner de l’édification à l’Eglise ; et à l’égard des livres et imprimés l’un contre l’autre, Mr Jurieu a dit que, s’il s’en imprimait en sa faveur, qu’il n’y avait point de part, et qu’il ne connaissait pas l’auteur ; et Monsieur Bayle a dit qu’il était vrai qu’on avait été obligé d’en imprimer quelques-uns pour sa défense, mais qu’il ne s’en imprimerait plus, et qu’il avait fait ce qu’il avait pu pour faire supprimer le dernier imprimé, mais qu’il avait su trop tard l’intention de la compagnie. »

[10] Bayle perçoit parfaitement que, avec les encouragements de Jurieu, les huguenots réfugiés soutiennent les options politiques européennes de Guillaume III d’Orange, désormais roi d’Angleterre. Il rejette cette position avec mépris comme erronée sur le plan de la philosophie politique et religieuse (la souveraineté du peuple, la tolérance religieuse) et sur le plan de la stratégie de retour en France des huguenots exilés (il reste lui-même fidèle aux options du parti républicain d’ Adriaan Paets). Mais, qu’il ait tort ou raison sur ces différents plans, tout au long de la bataille contre Jurieu, avec une amertume qui s’exprime déjà dans la présente lettre, il s’isole de sa communauté et s’enferme dans la démonstration de la cohérence de sa pensée philosophique, religieuse et politique.

[11] Cette lettre de Jean Bruguière de Naudis est perdue. Il s’agit probablement ici d’ Amable de Tourreil (?-1719), prieur de Montbazin, professeur en droit canon à Toulouse, ami d’ Antoine Arnauld et un correspondant de la famille Périer . Soupçonné de soutenir la congrégation des Filles de l’Enfance à Toulouse, Tourreil songeait à s’exiler aux Pays-Bas dès 1688, mais la guerre l’en empêcha. Le 12 février 1689, il fut condamné par défaut et obligé de sortir de France : il se rendit à Rome, où il rencontra un certain nombre d’amis de Port-Royal et de députés anti-régalistes de Pamiers dans l’entourage d’ Antonin Massoulié et de Louis Maille. Il renseigna l’ambassade de France sur les intentions des anti-régalistes et contribua ainsi à une solution favorable aux desseins de la Cour de France. Il obtint ainsi sa grâce et repartit pour la France en octobre 1697. En juin 1698, Tourreil résidait à Avignon d’où il correspondait avec Germain Vuillart, proche de Port-Royal. En 1701, il retourna à Rome, où il fut arrêté, compromis sans doute par sa correspondance interceptée. En septembre 1711, Pasquier Quesnel évoque l’emprisonnement de Tourreil, et soupçonne le cardinal Toussaint de Forbin-Janson d’y avoir joué un rôle. Tourreil passa au moins quatre années au château de Saint-Ange et ensuite une année dans les prisons de l’Inquisition. Il sortit de prison, grâce aux interventions de son frère, Jacques de Tourreil, et mourut deux mois plus tard à Rome. Comme en témoigne la présente lettre, Bayle a eu vent du départ de Tourreil pour Rome et de ses liens avec les amis anti-régalistes de Port-Royal. Voir le Dictionnaire de Port-Royal, s.v. (art. d’A. McKenna).

[12] Le général des jacobins était à cette date, Antonin Cloche. Né à Saint-Sever en 1628, il prit l’habit dominicain et fut ordonné prêtre en 1651. En 1660, il fut envoyé à Rome et devint maître général des dominicains en 1686. A ce titre, il tenta de réconcilier Innocent XI et Louis XIV après l’affaire de la régale et de la déclaration gallicane de 1682. Il réforma le missel et réédita les constitutions. Enfin, il fit canoniser Pie V, pape dominicain, en 1712. Il mourut à Rome en 1720. Cependant, nous n’avons su identifier plus précisément la « pièce » sur la régale évoquée par Bayle.

[13] Richard Simon, Histoire critique des versions du Nouveau Testament, où l’on fait connaître quel a été l’usage de la lecture des livres sacrés dans les principales Eglises du monde (Rotterdam 1690, 4°), qui suivait de près la deuxième édition de l’ Histoire critique du texte du Nouveau Testament. Seconde édition, revue et corrigée (Rotterdam 1689, 4°).

[14] Elie Benoît, Histoire de l’Edit de Nantes, contenant les choses les plus remarquables qui se sont passées en France jusqu’à l’édit de la révocation (Delft 1693-1695, 4°, 5 vol.). Sur l’auteur, pasteur à Alençon entre 1665 et 1683, puis à Delft entre 1685 et 1715, voir l’article que lui consacre Chaufepié, s.v. et F. Deijk, « Elie Benoît (1640-1728), historiographer and politician after the revocation of the Edict of Nantes », Nederlands Archief voor kerkgeschiedenis, 69 (1989), p.54-92.

[15] David Home (ou Hume), Le Contr’Assassin, ou response à l’apologie des jésuites, faite par un père de la Compagnie de Jesus de Loyola : et refutée par un tres-humble serviteur de Jesus-Christ, de la compagnie de tous les chrestiens, D.H. (s.l. 1612, 12°). L’ouvrage s’oppose aux arguments de Junius Brutus dans les Vindiciæ contra tyrannos : voir Lettre 785, n.2.

[16] Après l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac, le Père Coton publia une Lettre déclaratoire de la doctrine des Pères jésuites, conforme aux décrets du concile de Constance (Paris 1610, 8°) pour laver la Compagnie de Jésus de tout soupçon. Un pamphlet y répondit immédiatement : Anticoton, ou réfutation de la lettre declaratoire du Père Coton. Livre où est prouvé que les jesuites sont coulpables et autheurs du parricide execrable commis en la personne du roy très-chrestien Henri IIII d’heureuse mémoire (s.l. 1610, 8°), et les jésuites répliquèrent : Response apologetique à l’Anticoton et à ceux de sa suite. Presentée à la Royne, mère du Roy, Regente en France. Où il est monstré, que les autheurs anonymes de ces libelles difamatoires sont attaints des crimes d’heresie, leze majesté, perfidie, sacrilege, et très-enorme imposture. Par un Père de la Compagnie de Jesus [Pierre Coton sous le pseudonyme F. Bonald] (Paris 1610, 8°) ; Adrian Behotte, Réponse à l’« Anticoton », de point en point. Pour la défense de la doctrine et innocence des Pères jésuites (Paris 1611, 8°) ; Louys de Montgommery, Le Fléau d’Aristogiton, ou contre le calomniateur des pères jésuites, sous le titre d’« Anticoton » (Paris 1610, 8°)

[17] Sur Junius Brutus et les Vindiciæ contra tyrannos, qui devaient faire l’objet d’une dissertation publiée dans le recueil du Projet et fragmens d’un dictionnaire critique, voir Lettre 537, n.6.

[18] Sur le Contr’Assassin de David Home (ou Hume), voir Lettres 785, n.2, et 797, n.1.

[19] Allusion au Projet et fragmens d’un dictionnaire critique (Rotterdam [mai] 1692, 8°).

[20] Pierre de La Vallade (?-1633), pasteur de Fontenay, Apologie pour l’épistre de MM. les ministres du Saint Evangile de Paris, opposée au livre qu’a produit contre eux A.-J. Du Plessis de Richelieu, évesque de Luçon (La Rochelle 1619, folio), ouvrage qui s’opposait à celui d’ Armand-Jean Du Plessis (15851642), duc de Richelieu, alors évêque de Luçon, Les principaux poincts de la foy de l’Eglise catholique défendus contre l’escrit addressé au Roy par les quatre ministres de Charenton (Poitiers 1617, 4°).

[21] Isaac Brassard, le beau-père de Jacob Bayle, s’était réfugié aux Provinces-Unies, sans doute à Amsterdam, en 1688 ; depuis le 1 er août 1689, il recevait une modeste pension du magistrat d’Amsterdam. Son fils Samuel était mort en 1679 ; il s’agit donc ici d’un frère de Samuel et de Marie Brassard, épouse de Jacob : son nom est inconnu.

[22] Bayle avait sans doute envoyé une lettre à Marie Brassard par l’intermédiaire de Gaston de Bruguière ; elle ne nous est pas parvenue.

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