Lettre 865 : Pierre Bayle à Jean Bruguière de Naudis

• A R[otterdam] ce 22 de mai 1692

Je ne sai ce que vous direz de moi M[onsieur] e[t] t[res] c[her] c[ousin] en ne recevant point de mes nouvelles depuis si long tems [1], avec des remercimens tres humbles de la peine que vous avez prise de copier un si long passage du Contr’assassin [2]. Ne me condamnez pas legerement, et attendez ces 3 ou 4 remarques pour ma justification aupres de vous.

Premierement vous saurez que peu apres ma derniere qui etoit datée de la veille de Noel 1691 Monsieur Jurieu, ayant veu que les nouveaux anciens et diacres qui avoient eté elus au commencement de l’année, etoient plus à sa devotion, que ceux qui sortoient de charge, porta devant le consistoire l’affaire que nous avons à demeler lui et moi [3]. Je m’adressai aussi à la meme compagnie pour lui demander justice des calomnies qu’il avoit publiées contre moi. Apres plusieurs remises et delais, et plusieurs preliminaires il demanda que l’affaire ne fut point jugée ici, mais renvoiée au synode qui s’est tenu en Zelande le 7 du courant et jours suivans ; je m’opposai à ce renvoi, sachant le peu de justice qu’on peut attendre d’une compagnie où je ne sai combien de jeunes ministres aveugles adorateurs de ma partie, et comme les apelle Mr de Beauval dans son dernier ecrit contre Mr J[urieu] « du tyran soupconneux pales adulateurs » [4], l’emportent en nombre de voix sur les sages tetes et les anciens pasteurs de ces Eglises ; nous avons plaidé notre cause lui pour le renvoi, moi contre, et de vive voix et par ecrit et malgré la justice de mes raisons, et le sentiment des meilleures / tetes du consistoire, l’affaire fut renvoiée au synode.

Voila des occupations qui m’ont oté le loisir necessaire pour vous ecrire, d’autant plus que je ne croiois pas devoir vous mander* un etat flottant et incertain de mes affaires, car je sai combien tendrement vous vous y interessez. En 2 e lieu par cette raison j’ai voulu • attendre ce qui se passeroit au synode, afin de pouvoir vous ecrire tout d’un tems s’il auro[it] retenu l’affaire, ou s’il l’auroit renvoiée à ce consistoire.

En 3 e lieu j’ai eu des occupations tres accablantes depuis le commencement de cette année pour un ouvrage qui etoit commencé d’imprimer depuis le mois de decembre 1690. Il faut vous expliquer ce que c’est. Environ le moi[s] de novembre 1690 je formai le dessein de composer un Dictionaire critique [5] qui contiendroit un recueil des fautes qui ont eté faites tant par ceux qui ont fait des dictionaires, que par d’autres ecrivains, et qui reduiroit sous chaque nom d’homme ou de ville, les fautes concernant cet homme ou • cette ville. Ce dessein est vaste et demande avec beaucoup de tems, les avis, et les lumieres des habiles gens ; ainsi je ne voulus pas m’embarquer fort avant sans avoir communiqué au public mon projet, et quelques morceaux de l’ouvrage. Je fis donc imprimer peu apres le premier article de l’avant-coureur que je voulus avant toutes choses communiquer au public. La premiere feuille etoit à peine tirée, que Mr J[urieu] s’avisa de me menacer de la denonciation qu’il avoit dès lors sous la presse [6] ; je fus donc obligé de laisser là mon Projet pour ne songer qu’à me defendre contre ce fier et cruel ennemi. Mais le libraire qui avoit commencé l’impression me sollicitant de reprendre mon / Projet, quand il eut veu que mon affaire etoit quasi assoupie je lui promis de lui fournir de quoi faire rouler la presse, et justement on en etoit à la troisieme feuille lors que mon accusateur renouvella ses instances au consistoire au mois de janvier dernier [7]. Il n’y avoit pas aparence* de renvoier une 2 e fois le libraire, ainsi malgré l’affaire consistoriale, je lui ai fourni de quoi publier le Projet et les fragmens du Dictionaire critique, ce qui fait un livre in 8° • de 28 feuilles qui a eté Dieu merci achevé d’imprimer le 14 du courant. Vous savez que chaque feuille in 8° contient 16 pages. Je voudrois pouvoir vous en envoier, mais toute voie est excluë pendant la guerre.

Enfin j’ai à vous dire que j’ai changé de logis au commencement de ce mois [8], et cela m’a jetté dans un embarras incroiable, car il a falu que tous mes livres (et j’en ai beaucoup, non pas de grands et de grand prix, mais de petite taille, et qui ne coutent gueres d’argent) aient eté pele mele, et puis remis chacun à • sa place. Jugez de la peine en considerant qu’encore à l’heure qu’il est je n’ai pas tout rangé, quoi qu’il y ait plus de 20 jours que je tache de le faire ; je n’ai jamais pu retrouver vos dernieres lettres ; elles sont encore dans le coin de quelque caisse confondues avec d’autres petits papiers que je n’ai pu encore demeler.

J’espere m[on] t[res] c[her] c[ousin] que quand vous aurez bien consideré toutes ces choses, vous excuserez mon silence, et qu’en particulier vous ne me blamerez pas s’il y a des articles dans vos dernieres à quoi je ne reponde pas, car ne pouvant pas les relire et ne me souvenant pas de tout, je pourrai en laisser involontairement. / Je me souviens de l’article qui concerne notre c[ousin] de Cabanac [9], et je vous dirai que Mr de Larriviere Falanti[n] ministre de Londres [10] à qui j’ecrivis tout aussi tot m’a repondu que Madame la comtesse de Roye [11] est fort incommodée depuis assez long tems, de sorte qu’il n’y a que ses domestiques qui la voient, mais qu’il prieroit Mademoiselle de Malauze [12] sa niepce de lui demander des lettres de recommandation à Mr le comte de Roussi [13] pour Mr de Cabanac selon le plan que j’en marquai ; je tiens la chose faite à l’heure qu’il est. On aura ecrit à droiture* de Londres.

Il faut vous dire à present des nouvelles du synode qui s’est tenu à Ziric-Zee en Zelande il n’y a que 15 jours [14]. L’accusateur y a eu de terribles affaires avec de fort habiles ministres qui • s’etoient deja plaints de la mauvaise doctrine qui est dans quelques uns de ses livres ; il a eu en tete sur tout un pasteur d’Utrecht nommé Mr Saurin [15] egalement recommandable pour sa doctrine et pour sa bonne vie, et qui a publié depuis peu un petit ecrit contre Mr J[urieu] lequel ecrit est rempli de sagesse, et de vigueur, et desole cet homme là. Sa fureur contre le synode où il a veu que les choses prenoient un mauvais train pour lui a eté telle qu’il s’en est retiré brusquement en protestant contre tout ce qui y seroit ordonné à son egard, mais sa protestation a eté declarée nulle.

Pour mon affaire il ne s’en est parlé ni de pres ni de loin, et il s’en est revenu sans que le deputé de ce consistoire homme qui lui est tout à fait devoüé, ait executé ce que le consistoire lui avoit enjoint, savoir de communiquer au synode tout ce qui s’est passé entre Mr J[urieu] et moi dans le consistoire. C’est une conduitte • qui le couvre de confusion, et qui fait voir qu’il n’ose commettre le jugement de notre affaire ni au consistoire ni au synode. Son depit et sa honte l’ont obligé à s’en aller aux eaux d’Aix ne sachant dans la nouveauté quelle contenance tenir ici. Le papier me manquant, je vous renvoie à la lettre qui sert de couvert à celle ci[.]

Je vous embrasse de tout mon cœur vous et tous les votres. /

• Voici de quoi satisfaire la curiosité de mes chers cousins vos ainez[.] Vous voiez que je ne me reigle point sur la mode de Bretaigne qui est aussi en usage au pays de Foix sur les qualitez d’oncle et de neveu, mais sur celle qui est la plus commune en France

I. Lettre à M. L. A. D. C. docteur de Sorbonne où il est prouvé par plusieurs raisons tirées de la philosophie et de la theologie que les cometes ne sont point le presage d’aucun malheur, avec plusieurs reflexions &c. Cet ouvrage fut imprimé l’an 1682 et contient 574 pages in 12. Il fut reimprimé l’année suivante sous le titre de Pensées diverses ecrites à un docteur de Sorbonne à l’occasion de la comete qui parut au mois de decembre 1680. Cette seconde edition est • plus correcte et plus ample que la premiere et contient 811 pages in 12

II. Critique generale de l’Histoire du calvinisme de Mr Maimbourg. Cet ouvrage fut imprimé en 1682 en 1683 et en 1684. La 1 ere edition est de 339 pages • La seconde de 661 pages ; la 3 e est divisée en 2 tomes dont le 1er a 368 • pages, le 2. en a 335. Les 3 editions sont toutes de la taille qu’on nomme in douze en stile d’imprimerie, c’est lors que chaque feuille de papier contient 24 pages ; s’il n’y a que 4 pages à chaque feuille on apelle un livre in folio. S’il y [en a] 8 c’est un in quarto. Si 16 c’est un octavo. /

III. Nouvelles lettres de l’auteur de la Critique generale de l’Histoire du calvinisme de Mr Maimbourg. Cet ouvrage fut imprimé l’an 1685. Il est divisé en 2 parties qui contiennent 792 pages in 12

IV. Nouvelles de la republique des lettres depuis le mois de mars 1684 jusques au mois de fevrier inclusivement 1687. La pluspart ont eté • imprimées une seconde fois reveües et augmentées, elles comprennent 6 volumes in 12

La maladie qui me survint au mois de fevrier 1687 m’obligea d’interrompre et d’abandonner ce travail [16]. Depuis ce tems là je ne songeois plus à ecrire, mais l’accusation violente du sieur Jurieu m’a obligé de publier en 1691 premierement un livre intitulé La Cabale chimerique de Roterdam qui a eté imprimé 2 fois. Secondement La Chimere de la cabale de Rotterdam demontrée ; en 3 e lieu, Entretiens sur le grand scandale causé par la cabale chimerique ; en 4 e lieu deux Avis au petit auteur des petits livrets. Tout cela est in 12. J’ai publié in 4 un livre latin cette meme année 1691 intitulé Janua cœlorum reserata cunctis religionibus, où je montre que Le Systeme de l’Eglise du sieur Jurieu sauve tout le monde.

Enfin cette année 1692 j’ai publié le Projet d’un Dictionaire critique qui comprend 400 pages in 8.

Notes :

[1] Une seule lettre de Jean Bruguière de Naudis nous est connue : elle date de l’année 1698. La dernière lettre de Bayle à Naudis qui nous soit connue est celle du 3 décembre 1691 (Lettre 836), comme il le dira lui-même quelques lignes plus loin.

[2] Sur cet ouvrage de David Home (ou Hume) intitulé Le Contr’Assassin, ou response à l’apologie des jésuites, faite par un père de la Compagnie de Jesus de Loyola : et refutée par un tres-humble serviteur de Jesus-Christ, de la compagnie de tous les chrestiens, D.H., qui s’oppose aux arguments de Junius Brutus, voir Lettre 785, n.2, et la lettre de Bayle du 24 décembre 1691 (Lettre 844) à son cousin Gaston de Bruguière, à qui il demandait de faire copier un passage du livre par Naudis. Voir aussi l’article que Prosper Marchand consacre à cet auteur dans son Dictionnaire historique, art. « Home (David) ».

[3] Voir les actes du consistoire de l’Eglise wallonne de Rotterdam à la date du vendredi 11 janvier 1692 : « Monsieur Jurieu a lu à la compagnie extraordinairement assemblée son mémoire présenté le 9 de ce mois, et après avoir donné lieu à la compagnie, elle a trouvé à propos de faire encore une tentative sur Mr Jurieu pour le porter à un accommodement avec Monsieur Bayle, et pour cet effet elle a député nos très chers frères Messieurs Piélat, Superville, Groenhout et Visch, lesquels, après lui avoir représenté diverses raisons qui devaient l’engager à se délivrer lui-même et le consistoire des grands embarras que la poursuite de cette affaire leur donnerait, ils ont reçu pour réponse de Mr Jurieu qu’il ne pouvait abandonner le dessein qu’il avait de faire juger cette affaire par le consistoire et par le synode ; en suite de quoi la compagnie (qui ne s’était portée à enfermer dans l’armoire de fer les actes qui regardent cette affaire que dans l’espérance que l’accommodement se pourrait faire entre ces messieurs) a résolu unanimement d’enregistrer toutes les résolutions prises sur ce sujet et de garder le mémoire de Mr Jurieu noté n° D pour y avoir recours en temps et lieu. et le présent acte a été résumé le même jour en présence de la compagnie. » Les mois suivants, Jurieu allait tout faire pour faire porter l’affaire devant le synode et Bayle allait résister à ces tentatives. Une étape est franchie le 30 mars 1692 : « Messieurs Jurieu et Bayle s’étant encore présentés à la compagnie, Monsieur Jurieu a persisté à demander le renvoi de l’affaire en question au synode ; sinon, il a demandé que la compagnie prît la résolution de la juger entre [ce jour-]ci et le synode prochain et qu’elle lui en donnât un acte qu portât qu’en cas que la compagnie n’eût pas jugé l’affaire dans ce temps-là, elle était par cela même dévolue au synode ; ce qu’il a plus amplement déduit* par un mémoire qu’il a donné à la compagnie marqué E. Monsieur Bayle a aussi amplement allégué des raisons pour faire voir que l’affaire devait être jugée par cette compagnie, laquelle il a priée instamment de lui rendre justice en retenant l’affaire devant elle et de ne pas la renvoyer au synode, ce qu’il a aussi déduit amplement par un mémoire qu’il a délivré à la compagnie marqué D. Sur quoi la compagnie (dont Mr Piélat était président et Mr Van Keerbergen absent) ayant délibéré, elle a résolu de renvoyer l’affaire au synode. Mr Piélat, pasteur, M rs Van Waddinxveen, Visch et Vandenberg, anciens, Ferrand et Van Haveren, diacres, ont opiné contre cette résolution, la croyant contraire à celle du 17 juin 1691 et aux droits des consistoires. » L’affaire fut donc portée devant le synode de Zierickzee du 7 mai 1692, mais Faneuil, un des députés du consistoire de Rotterdam, fut ensuite accusé de partialité et son intervention fut contestée par Phinéas Piélat : voir notre annexe II à la date du 4 et du 7 août 1692.

[4] Sur les interventions de Basnage de Beauval dans la querelle entre Bayle et Jurieu, voir Lettres 745, n.6, 781, n.6, 813, n.1, et 857, n.15. Cinq Eglises avaient chargé leurs députés au synode de Naarden de demander que Jurieu rende compte de sa doctrine. « M. Jurieu en fut alarmé, et mit tout en usage pour être dispensé de cet examen. C’étoit sapper les fondemens de la domination qu’il usurpe sur les autres, et le dépoüiller de son titre et de son privilege de denonciateur. Il tâcha donc d’interesser la religion dans la ruine de sa reputation, et comptant sur l’aveugle complaisance de quelques ministres qui, du tyran soupçonneux pâles adulateurs, semblent lui avoir fait un sacrifice entier de leur raison pour ne rien dire de plus, il n’oublia rien pour se soustraire à la fâcheuse loi de subir l’examen de ses dogmes. » Henri Basnage de Beauval, Examen de la doctrine de Mr Jurieu, pour servir de réponse à un libelle intitulé « Seconde apologie de Mr Jurieu », p.2 ( OD, v-2, p.586). Basnage de Beauval cite Boileau, Art poétique, chant II : « Juvenal élevé dans les cris de l’Ecole / Poussa jusqu’à l’excez sa mordante hyperbole. / Ses ouvrages tout pleins d’affreuses veritez / Etincelant pourtant de sublimes beautez : / Soit que sur un écrit arrivé de Caprée / Il brise de Sejan la statue adorée : / Soit qu’il fasse au Conseil courir les Sénateurs, / D’un tyran soupçonneux pâles adulateurs » : allusion aux Satires X et IV de Juvénal.

[5] Sur le Projet d’un dictionaire critique, voir Lettre 864.

[6] Jurieu avait menacé Bayle d’une « lettre de cachet » : voir la lettre de Du Rondel à Bayle de la fin du mois de janvier 1691 (Lettre 817) et il devait réactiver périodiquement cette menace fictive.

[7] Sur les menaces de Jurieu en janvier 1692, voir ci-dessus, n.3.

[8] Le 20 mai 1688 (Lettre 710), Bayle avait annoncé sa nouvelle adresse « ches Mademoiselle Wels sur le Schepmärkershave ». Désormais, comme l’indique sa lettre du 4 juillet 1692 à Almeloveen (Lettre 876), il habite, toujours chez M lle Wels, « op de Wijnhaven ».

[9] Sur Michel Bruguière de Cabanac, cousin de Bayle du côté maternel, converti au catholicisme lors de son mariage avec Marthe de Commenge, voir Lettre 427, n.60.

[10] Sur Paul Falentin de La Rivière, pasteur du Mas d’Azil et chapelain du maréchal de Schomberg, désormais réfugié à Londres, voir Lettres 77, n.19, et 484, n.1 et 2. Dans sa lettre du 11 août 1692 (Lettre 881), Bayle fera état de la réponse de Falentin de La Rivière datée du 19 juillet, mais celle-ci ne nous est pas parvenue.

[11] Sur l’exil de Frédéric-Charles de La Rochefoucauld, comte de Roye, et de sa femme et cousine, Elisabeth de Durfort, qui partirent d’abord au Danemark et ensuite en Angleterre, voir Lettre 750, n.25.

[12] Il s’agit sans doute d’ Henriette de Bourbon-Malauze, fille de Guy-Henri de Bourbon-Malauze et d’ Henriette de Durfort ; elle avait écrit à Hélène Du Moulin en 1687 pour demander qu’on lui envoie le Traité de la dévotion de Jurieu : voir Lettre 153, n.31.

[13] Depuis 1690, le comte de Roucy était François V de La Rochefoucauld, fils de Frédéric-Charles de La Rochefoucauld et d’ Elisabeth de Durfort.

[14] Sur le synode de Zierickzee du 7 mai 1692, où Jurieu, qui comptait mettre Bayle en accusation, se trouva lui-même en difficulté, voir ci-dessus, n.3.

[15] Elie Saurin (1639-1703), ancien pasteur d’Embrun (1661), dut s’enfuir après avoir été condamné à la prison et banni pour ne s’être pas découvert devant le viatique. Il s’exila aux Provinces-Unies et fut nommé ministre d’abord à Delft en 1665 et ensuite à Utrecht. Sa querelle avec Jurieu devait prendre des dimensions considérables : elle commença par son Apologie pour le sieur Saurin contre les accusations de M. Jurieu (Utrecht 1692, 12°), et devait se poursuivre par de nombreux ouvrages : Examen de la théologie de M. Jurieu (La Haye 1694, 8°, 2 vol.) ; Défense de la véritable doctrine de l’Eglise réformée sur le principe de la foy, contre le livre de M. Jurieu intitulé « Défense de la doctrine universelle de l’Eglise » (Utrecht 1697, 8°) ; Justification de la doctrine du sieur Elie Saurin contre deux libelles de M. Jurieu [...] (Utrecht 1697, 8°) ; Suite de la justification de la doctrine du sieur Elie Saurin (Utrecht 1697, 8°) ; Réflexions sur les droits de la conscience (Utrecht 1697, 8°) ; Traité de l’amour de Dieu (Amsterdam 1700-1701, 12°, 2 vol.) ; Traité de l’amour du prochain (Amsterdam 1704, 8°).

[16] Sur la maladie de Bayle entre février 1687 et février 1688, voir Lettres 705 et 710.

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