Lettre 901 : Pierre Bayle à Henri Basnage de Beauval

[Rotterdam, fin 1692 [1]]

Voici la reponse de M. Bayle au memoire que je lui ai communiqué de vostre part [2].

La difficulté que M de Leibnits a formée contre le sytéme des carthesiens sur l’essence de la matière [3], m’a paru belle, et digne d’un esprit aussi fort et aussi mathematicien que le sien. Je ne suis pourtant point convaincu qu’il faille mettre l’essence du corps dans un attribut different de l’etendue : parceque tout autre attribut me paroistroit aussi mal aisé à accorder avec la resistance que font les corps les uns aux autres, que l’étendue ; car je ne sçaurois comprendre qu’un corps puisse avoir en lui mesme et comme une chose interne ou intrinseque, un effort pour demeurer en un certain lieu. Cet effort doit donc proceder d’un principe extérieur au corps, et cela étant un corps qui n’aura pour son essence que l’étendue pourra resister tant qu’on voudra, pourvu que ce principe externe agisse en lui. Mais comme le dessein que j’avois de faire soutenir une these de natura extensionis, sera d’autant plutost executé, que le memoire de M. Leibnits m’excite à examiner cette question, j’espere lui envoier mes petites reflexions sur sa difficulté, plus amples et plus etendues dans quelque temps [4].

 

Vous ne vous estes point souvenu de m’envoier des extraits des lettres que vous avez reçues d’Italie sur les problèmes dont vous avez donné la solution [5]. Il y a ici bon nombre de gens curieux qui verroient avec plaisir vos decouvertes. Je n’ai jamais vu vostre livre de Jure suprematus et legationis Principum Germaniæ [6]. Je le lirai si je puis l’attraper.

Assurement que M. Pelisson vous a tres peu menagé, et que vos lettres ne doivent point estre ainsi produites sans vostre consentement [7]. M. Papin a fait la mesme chose à l’egard de M. l’évesque de Salysbury et de M. Brunsenius, qui ont grand sujet de se plaindre de son infidelité [8]. Cela a obligé M. l’év[eque] de Salysbury à faire inserer une reponse contre les mauvaises impressions que pourraient faire ces lettres, dans la réponse que vient de produire M. Abbadie à l’ Advis aux refugiez [9]. Mais il me semble qu’il valoit mieux laisser éteindre cela par le silence, que d’y faire faire attention en faisant de l’eclat. Ce nouveau livre de M. Abbadie est intitulé Defense de la nation britannique etc. Presque tout roule sur la revolution d’Angleterre dont il fait l’apologie. On en dit beaucoup de bien et un peu de mal.

Burnet (ce n’est pas l’évesque, c’est l’auteur de la Theoria telluris sacræ) a fait un livre qui fait bien du bruit sous le titre de Archaeologiæ [10]. Il y tourne en ridicule les premiers chapitres de la Genese, et traitte ouvertement l’histoire de tentation, d’invention poétique.

On a publié depuis peu des memoires pour la vie du dernier prince de Condé [11]. C’est un simple recueil de pieces : il n’y a presque rien de nouveau. Vous avez vu sans doute le Petrone entier, et dont l’on a rempli les lacunes sur un manuscript trouvé à Belgrade [12]. C’est de quoi exercer les critiques : on doute de la verité du fait. M. Gronovius a produit depuis quelque temps Ciceron en X volumes in 12° avec les notes de Gruterus et les siennes [13]. Dans sa preface il maltraitte furieusement le P[ère] Hardouin. Dans peu de jours nous aurons son Ammien Marcellin [14].

Le livre que vient de produire M. Limboorg [15], professeur chez les arminiens, merite bien d’estre placé dans la bibliotheque qui est sous votre direction. C’est un in folio sous ce titre : Historia inquisitionis, cui subjungitur liber sententiarum inquisitionis Tholosanae ab anno Christi 1308 ad annum 1323.

J’ai pris une part toute particuliere à la joye publique, de voir l’Electorat dans l’illustre maison de Brunswick [16]. Les vertus de M gr le duc et de M e la duchesse d’Hanover meritoient une dignité qui les egale aux testes couronnées.

Soyez persuadé que je suis etc.

Notes :

[1] La date de la lettre est établie surtout par l’allusion à l’écrit de Jacques Abbadie, Défense de la nation britannique contre l’ Avis aux réfugiés, qui parut fin 1692 (voir Lettre 895, n.27), ainsi que par la correspondance entre Leibniz et Basnage de Beauval (voir ci-dessous, n.2).

[2] Seul le premier paragraphe comporte la réponse de Bayle (résidant à Rotterdam) à Basnage de Beauval (résidant à La Haye) sur le mémoire de Leibniz concernant la nature des corps. La suite du texte, que nous donnnons en entier, est une lettre de Basnage de Beauval à Leibniz, qui fait partie d’un échange plus vaste engagé à partir du mois du printemps 1692 à l’initiative de Jean Robethon. En effet, c’est de La Haye à la date du 15 avril 1692 que ce défenseur acharné de Jurieu fit part de son initiative à Leibniz, qui cherchait un correspondant aux Provinces-Unies : « A la veüe des extraits de lettre que vous m’ordonniez de communiquer à Mr de Beauval ; j’ay jugé que c’étoit principallement sur luy que vous aviez jetté les yeux pour lier un commerce de litterature ; et comme je ne vois d’ailleurs personne icy qui soit plus capable de le soutenir, ni personne à qui vos reponces puissent estre plus utiles, puisqu’elles luy fourniront de la matiere pour son journal [...], j’ay pris la liberté de luy proposer la chose. Il l’a acceptée avec joye, et m’a asseuré, que connoissant depuis longtemps vostre merite, et particulierement par le rapport de Mr Huygens, il se feroit un plaisir sensible d’avoir commerce avec vous. » (Leibniz, Sämtliche Schriften und Briefe (Berlin 1986-, 42 vol. parus), Erste Reihe, Allgemeiner politischer und historischer Briefwechsel, vii.666). Pour la liste de l’ensemble – important – des lettres échangées entre Basnage de Beauval et Leibniz, voir Leibniz, Philosophische Schriften, iii.73-147, et H. Bots et L. van Lieshout, Contribution à la connaissance des réseaux d’information [...] Henri Basnage de Beauval, Appendice I, p.XXIX-XLI.

[3] Dès le 27 juillet 1692, dans sa correspondance avec Leibniz, Basnage de Beauval avait évoqué « vostre écrit latin sur les Principes de Descartes » qu’il venait d’envoyer à Christiaan Huygens (Leibniz, Philosophische Schriften, iii.82). Leibniz fait allusion à la réponse de Huygens et donne quelques précisions sur la nature de son écrit (Huygens à Leibniz, lettre du 11 juillet 1692) : « il demeure d’accord de la plupart de mes raisonnemens. Il est vray qu’il y en a, sur lesquels nous sommes en different il y a déja long tems, car Mons. Hugens est pour le vide et pour les atomes, suivant Democrite et Gassendi, au lieu que je suis en ce point pour Aristote et pour Descartes. Je serais bien faché qu’on importunât les libraires. J’avois crû que des notes precises qui suivroient pied à pied la partie generale des Principes de Descartes pourroient éclaircir à fonds les controverses qui font tant de bruit à present, et que les joignant aux paroles memes de Descartes, une personne qui voudroit mediter pourroit se satisfaire entierement par cette lecture, et que le titre pourroit estre : Statera Cartesianismi seu Principiorum Cartesii pars generalis cum animadversionibus G.G. L[eibnizii] suo loco subjectis, ut post tantas lites tandem aliquando intelligi possit, quantum Doctrinæ Cartesianæ sit tribuendum. » ( ibid., p.85-86). C’est apparemment ce même écrit que Basnage désigne, sous un titre simplifié, dans sa lettre du 2 octobre 1692 : « Il y a assez long temps que je n’ai vû M. Huyguens. J’attends que l’hyver le chasse de sa solitude de Woorburg où il est présentement. Dès qu’il sera de retour, je retirerai vos Animadversiones in Principia Cartesii, et je les communiquerai à quelques uns de mes amis. Vous voudrez bien sans doute qu’elles passent par les mains de M. Bayle, qui est juge competent sur cette matiere. Il s’occupe tout entier à son Dictionnaire critique. Il en retranchera tout le detail de faits qui a parû ennuyeux à bien des gens dans le fragment que vous en avez vû. » ( ibid., p.87). Leibniz répond le 26 octobre : « Je seray ravi que M. Bayle voye les Animadversiones, mais je souhaitterois que vous le priassiés d’avoir la bonté de marquer les endroits dont il n’est point content et d’en donner la raison en peu de mots, s’il le trouve à propos. Non pas pour entrer là-dessus en dispute avec luy, mais pour voir si cela ne m’obligeroit pas d’y joindre quelques eclaircissemens. » ( ibid., p.90). La présente lettre de Basnage de Beauval, comportant le commentaire de Bayle sur les Animadversiones de Leibniz, a pu suivre assez rapidement ; elle est commentée par Leibniz dans sa lettre suivante adressée à Basnage de Beauval (sans date) : « Je suis bien aise, Monsieur, d’apprendre par votre lettre, que mon objection touchant l’etendue donne occasion à un esprit aussi penetrant et aussi exact que celuy de Mons. Bayle de repasser sur cette matiere. On a de la peine à se bien expliquer, et je voy bien de ne l’avoir pas encor fait. C’est pourquoy j’ai esté contraint de donner quelque eclaircissement dans le Journal de sçavans du 5 janvier de cette année, dont voicy la copie que je vous supplie de communiquer à Mons. Bayle avec mes tres humbles recommandations. Je crois qu’il demeurera d’accord que l’inertie naturelle des corps est une suite non pas de l’etendue, mais des loix naturelles de la force. Or je tiens que la force est dans le corps, car de dire qu’elle se trouve en Dieu, c’est recourir à la cause generale dans une matiere particuliere. Et quoyque Dieu la produise continuellement comme les autres choses, c’est toujours dans le corps qu’il la produit, dans le corps, dis-je, et non pas l’etendue qui se trouve elle-même dans les corps. » ( ibid., p.94). Leibniz joint, en effet, à cette lettre ( ibid., p.96-97) un résumé français de son article publié non pas dans le JS mais dans les Acta eruditorum du 5 janvier 1692 : nous reproduisons ce résumé en appendice à la présente lettre. Les Animadversiones de Leibniz furent publiées pour la première fois sous le titre Animadversiones ad Cartesii principia philosophiæ, éditées par G.E. Guhrauer (Bonn 1844).

[4] Bayle avait fait soutenir les thèses suivantes à l’Ecole Illustre : Theses philosophicæ quas, favente Deo, publicae disputationi subjiciet, sub præsidio Petri Baelii […] Philippus Muysson (« Theses de fluiditate et firmitate ») (Rotero-dami 1689, 12°) ; Theses philosophicæ quas, favente Deo, publice tueri conabitur sub præsidio Petri Baelii […] Antonius de Massanes (« Theses de elemen-tis ») (Roterodami 1690, 12°). Un seul exemplaire de ces thèses, imprimées par Abraham Acher, est actuellement connu, à la Bibliothèque de l’American Philosophical Society de Philadelphie. Sa destitution de son poste à l’Ecole Illustre en octobre 1693 devait empêcher Bayle de faire soutenir celle qu’il envisage ici.

[5] Allusion à un passage de la lettre de Leibniz à Basnage de Beauval du 16/26 octobre 1692, éd. Gerhardt, iii.89 : « Le prince de Toscane a eu la bonté de repondre à ma lettre, et de temoigner qu’on est content de ma solution du problème. C’est Mons. Viviani qui avait proposé le problème, et dont le prince m’envoye en même temps la solution contenue dans un traité exprés ; il y a dans la lettre du grand prince et dans le livre de M. Viviani des expressions à mon égard qui passent ma médiocrité. Comme la curiosité du prince à prendre part à l’accroissement des sciences est fort louable et merite qu’on en fasse mention avec eloge dans votre Histoire des ouvrages des sçavans, je vous en fourniray des extraits. » Le livre de Viviani est intitulé : Ænigma architectonico-geometricum Florentiæ transmissum ad G.G.L. atque ab hoc cum solutione remissum ad Magnum Principem hetruriæ (s.l. 1692, 8°).

[6] Leibniz, Notæ et animadversiones In Cæsarini Furstenerii Tractatum de Jure Suprematus ac Legationis Principum Germaniæ, inter legendum, qvinqve abhinc annis, jam Anno 1677 ex tempore conscriptæ, nunc verò in lucem editæ (Coloniæ Allobrogum 1682, 8°).

[7] C’est dans ses Réflexions sur les différends de religion. Quatrième partie, ou réponse aux objections envoyées d’Allemagne sur l’unité de l’Eglise (Paris 1691, 4°), que Pellisson avait fait état des objections envoyées par Leibniz sur la réunion des Eglises. Leibniz ne s’attendait pas à la publication des textes communiqués à Pellisson et il fait état de son mécontentement dans une lettre adressée à Jean Robethon dès le mois de janvier 1692 : « Je vous repete mes complimens pour M. Justel à Londres et pour M. de Beauval à La Haye. je ne suis pas connu de ce dernier. Cependant il nous fera peut-être le plaisir de ne point nommer le lieu ny les personnes, d’où étoient venues les objections faites à M. Pel[l]isson, car elles n’avoient pas esté faites pour estre imprimées. Ce n’est pas qu’on se plaigne de l’impression ny qu’on trouve rien à retracter, quoyqu’on croye que ceux qui les ont receues, en ont jugé trop favorablement, mais c’est qu’on n’aime pas trop de faire du bruit sur ces matieres. » (Leibniz, Philosophische Schriften, iii.79n). Ces mêmes réticences font l’objet de plusieurs allusions dans les échanges de Leibniz avec Basnage de Beauval ( ibid., iii.79-80, 81-82, 84-85, 89-90).

[8] Il s’agit de l’ouvrage publié par Isaac Papin au moment de son abjuration : La Tolérance des protestants et l’autorité de l’Eglise ; sur les lettres de Gilbert Burnet publiées par Bossuet à cette occasion, voir Lettre 896, n.23 et ci-dessous, la note suivante. Anton Brunsenius (1641-1693), prédicateur et érudit, né à Bremen, se rendit aux Provines-Unies, s’arrêtant aux universités de Franeker, de Groningue, de Leyde et d’Amsterdam ; il s’y était lié avec les grands érudits de son temps : Samuel Des Marets (Maresius), Johannes Cocceius, Herdanus, Andreas Arnold, Scotanus, Petrus Valckenier, Comenius et Lipstorp ; il se rendit ensuite à Oxford, avant de retourner à Duisbourg pour y achever ses études. Il fut alors appelé comme prédicateur de la cour du duc Christian de Liegnitz, Brieg et Wohlau (1618-1672), dont il prit en main la bibliothèque en 1673. Il fut aussi nommé recteur du Gymnasium Illustre de Brieg en 1674. Après la mort du prince Georges Guillaume de Silésie, fils unique de Christian, et la reprise du duché par l’ empereur, le retour au catholicisme de la région poussa Brunsenius à se réfugier jusqu’en 1680 à Ohlau, où il assuma la fonction de prédicateur du château auprès de la veuve du duc Christian, Luise von Anhalt-Dessau. Après la mort de celle-ci, en 1680, il fut nommé prédicateur de la cour à Potsdam par le grand électeur Frédéric Guillaume de Brandebourg (1620-1688) ; en 1683, Bransenius devint prédicateur à Cölln, lieu de résidence de la Cour berlinoise, – succédant à Johann Kunsch von Breitenwald – et se maintint dans le cercle du prince et, après la mort de celui-ci, dans celui de sa veuve, la princesse Dorothea de Holstein-Glucksbourg. Il s’occupa tout particulièrement des réfugiés huguenots dans le Brandebourg, faisant venir Jacques Abbadie à la Cour. Ses réflexions portaient alors sur la réunion des Eglises et il publia en 1687 un appel qui était aussi un programme, comportant un an de prédication sur la réconciliation, un colloque sur les points de doctrine controversés et la création d’une chaire de professeur à Francfort-sur-Oder pour un spécialiste des écrits prophétiques, chargé notamment de démontrer le caractère futile des différences entre luthériens et calvinistes. Voir R. von Thadden, Die Brandenburgisch-preussischen Hofprediger im 17. und 18. Jahrhundert (Berlin 1959), p. 191-192 ; L. Noack et J. Splett (dir.), Brandenburgische Gelehrte der Frühen Neuzeit. Berlin-Cölln 1640-1688 (Berlin 1997), s.v., p. 84-88.

[9] La réfutation de l’ Avis aux réfugiés publiée par Jacques Abbadie, intitulée Défense de la nation britannique, comporte, en effet, un commentaire des relations entre Isaac Papin et Gilbert Burnet, évêque de Salisbury, p.511-519. Au moment de son abjuration, Papin avait confié à Bossuet les lettres qu’il avait reçues de Burnet, et l’évêque de Meaux les avait exploitées en prétendant démontrer que la tolérance des protestants s’étendait aux déistes et aux indifférents – et en particulier, aux sociniens tels que Papin l’avait été aux yeux de Jurieu.

[10] Sur cet ouvrage de Thomas Burnet, voir Lettre 895, n.22.

[11] Deux ouvrages ayant pour sujet la vie du Grand Condé sont parus à quelques mois d’intervalle : Jean de La Brune, Memoires pour servir à l’histoire de Louis de Bourbon, prince de Condé (Cologne [Amsterdam] 1692, 12°, 2 vol.) et Pierre Coste, Histoire de la vie de Louis de Bourbon, prince de Condé (Cologne [Amsterdam] 1693, 12°). C’est apparemment au premier que Basnage de Beauval fait allusion.

[12] En 1692, de faux fragments du Satyricon, fabriqués par un Français nommé François Nodot, furent imprimés à Rotterdam par Leers : voir Titi Petronii Arbitri, equitis Romani, Satyricon : cum fragmentis albæ Græcæ recuperatis ann. 1688. nunc demum integrum (Londini [Rotterdam] 1693, 8°). L’édition comporte une lettre de Nodot à François Charpentier, président de l’Académie française, annonçant sa « découverte » des fragments.

[13] Nous n’avons pu localiser cette édition de Cicéron en petit format en 10 volumes. Seule subsiste dans les catalogues, l’édition de 1692 in quarto : Marci Tullii Ciceronis opera quæ extant omnia : ex mss. codicibus emendata studio atque industria Jani Gulielmii et Jani Gruteri additis eorum notis integris : nunc denuo recognita ab Jacobo Gronovio (Lugduni Batavorum 1692, 4°). Sur Jacob Gronovius, voir Lettre 620, n.6, et sur son père Johann-Friedrich, voir P. Dibon et F. Waquet, Johannes Fredericus Gronovius : pèlerin de la République des Lettres ; recherches sur le voyage savant au XVII e siècle (Genève 1984).

[14] Ammiani Marcellini rerum gestarum, qui de XXXI supersunt, libri XVIII [...] emendati ab Frederico Lindenbrogio et Henrico Hadrianoque Valesiis. Item excerpta vetera de gestis Constantini et regum Italiæ. Omnia nunc recognita ab Jacobo Gronovio (Lugduni Batavorum 1693, 4°).

[15] Sur cet ouvrage de Limborch, voir Lettre 895, n.19.

[16] En 1692, le duc Ernest-Auguste de Hanovre (1629-1698), autrefois évêque luthérien d’Osnabrück, reçut le titre de prince-électeur et la principauté prit alors le nom d’électorat de Brunswick-Lunebourg ou, officieusement, électorat de Hanovre.

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