Tome X. Lettres 1100-1280

Introduction du tome X

L’impression du Dictionnaire historique et critique va à toute allure, au rythme de la composition des articles. Bayle rédige, vérifie les épreuves et recherche en même temps les informations nécessaires aux nouveaux articles ; il envoie ses questions aux membres de son réseau et leur soumet la première version des articles en cours ; il intègre les corrections. Il relit ce qui a été imprimé et ne s’en satisfait pas. Il prépare déjà un « supplément », qui sera incorporé en fin de compte dans la deuxième édition de 1702 : l’œuvre, déjà considérable, doublera de volume. Au cours de l’impression, Reinier Leers, dont l’atelier est entièrement mobilisé par cette entreprise, se rend compte qu’il n’a pas vu assez grand : le nombre d’exemplaires vendus d’avance l’incite à reprendre l’impression des lettres A-O et à augmenter le tirage des dernières lettres de l’alphabet. A cette date, il ne peut s’agir d’un nouveau tirage (ou d’une nouvelle « émission ») du début de l’œuvre car tous les articles A-0 durent être recomposés : il existe donc bel et bien deux compositions de la « première » édition des lettres A-O sous la date de 1697, entre lesquelles des variantes ont surgi. Elles sont parfois substantielles et feront l’objet d’une étude ultérieure. Autre obstacle à surmonter : Bayle aurait préféré publier son œuvre sans y mettre son nom. L’anonymat symbolisait parfaitement sa conception d’une œuvre produite par la République des Lettres dont il était la plume. Mais les frères Huguetan s’y opposent en tant que représentants des imprimeurs d’Amsterdam : ils craignent une confusion entre le titre du dictionnaire de Bayle et celui du Grand Dictionnaire de Moréri, dont ils ont l’intention de publier une nouvelle édition revue et corrigée. Leers se heurte à leur refus et ne peut obtenir un privilège. Bayle accepte enfin – pour la première fois – de mettre son nom à l’une de ses œuvres. Ce n’est pas sans embarras, car il avait refusé de dédicacer le Dictionnaire à Sir William Trumbull, secrétaire d’Etat, protecteur de Pierre Silvestre et de Michel Le Vassor, sous prétexte que l’œuvre serait publiée anonymement. Le mécène anglais ne lui en tiendra pas rigueur – d’autant qu’il semble que Reinier Leers ait inséré une dédicace malgré tout dans l’exemplaire qu’il destinait au secrétaire d’Etat britannique. Par ailleurs, Jean Le Clerc, sollicité par les imprimeurs d’une nouvelle édition du Moréri, résiste à la proposition d’y insérer des informations tirées du Dictionnaire de Bayle. Bayle continue à faire appel à son réseau. Outre les correspondants de toutes parts qui lui envoient des articles ponctuels – Maurits le Leu de Wilhem sur la famille des Huygens, Paul Falentin de La Rivière et John Turner sur les trois fils Duncan, Bénédict Pictet sur Jean Mestrezat, Jean-Robert Chouet sur Gabriel de Foigny, Michel Le Vassor sur Pierre Picaut – son réseau s’agrandit avec l’arrivée de Hervé-Simon de Valhébert, l’ancien secrétaire de Gilles Ménage devenu bibliothécaire de l’abbé Jean-Paul Bignon : Valhébert s’intègre rapidement dans le cercle des anciens membres des « mercuriales » de Ménage, qu’il connaît bien. Le fils de François Janiçon, Jacques-Gaspard Janisson du Marsin (qui signe ainsi), se joint lui aussi au cercle étroit des « secrétaires » de la République des Lettres – avec Claude Nicaise, François Pinsson des Riolles et Jean-Baptiste Dubos – et il prend soin d’envoyer à Jean-Alphonse Turrettini des extraits des lettres de Bayle. Plusieurs indices suggèrent des contacts plus ou moins directs entre Bayle et Jean Mabillon, Etienne Baluze, Jean-Paul Bignon et les animateurs des éditions ad usum Delphini, André Dacier et son épouse Anne Le Fèvre. A Gouda, son fidèle ami Almeloveen lui fournit des références utiles pour de nouveaux articles sur les poétesses latines et prépare de son côté un ouvrage sur les femmes savantes. Le Dictionnaire est achevé d’imprimer le 24 octobre 1696 (sous la date de 1697). Bayle envoie des exemplaires à ses amis et surmonte les difficultés de la diffusion en France avec l’aide de Jean Anisson et de Claude Le Peletier, contrôleur des Finances, ou bien il emprunte la « voie de Genève ». Tous ses amis le félicitent et se réjouissent de se voir citer avec éloge : on est frappé par la rapidité avec laquelle ils repèrent la mention de leur nom dans cette œuvre immense. Ils ont conscience qu’ils accèdent ainsi à l’immortalité. Jacques Du Rondel, au comble de la joie de se voir louer avec emphase à l’article « Epicure », propose quelques pistes obscures pour de futurs articles et quelques objections retorses aux argumentations sinueuses de Bayle, mais il faut attendre les lettres de Jean d’Oulès, de John Turner et de Bénédict Pictet pour trouver des commentaires plus approfondis. Michel Le Vassor, surtout, donne une bonne idée de la réception du Dictionnaire en Angleterre, où le public a parfaitement compris la position politique de l’auteur :

Comme le pouvoir arbitraire et l’obéïssance passive sont maintenant des choses fort decriées en Angleterre, et que le parti de la liberté du peuple l’emporte, il y a des Anglois qui ont crû remarquer, que vous favorisiez trop ces deux sentimens, et ils ont voulu conclure que vous condamniez la derniere revolution. (Michel Le Vassor à Pierre Bayle, le 3 mai 1697, Lettre 1252)

Les lecteurs anglais assimilent Bayle à Hobbes sur ce plan : ils rejettent le pouvoir absolu et revendiquent le pacte social proposé par Locke. Sur le plan religieux également, la réaction de Le Vassor est intéressante. Bayle lui a annoncé son intention de se défendre contre les objections théologiques en recourant à la foi « aveugle » – au « fidéisme » dirions-nous aujourd’hui – qui caractérise les œuvres de Jurieu :

En relisant, Monsieur, la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’ecrire, je me suis aperçu que j’ai oublié de vous marquer une reflexion que j’ai faite sur le dessein que vous avez de vous defendre sur ce que l’on vous objecte touchant les difficultez contre les dogmes de religion par les principes de M. Jurieu que ses adversaires ont combattus. Permettez moi, Monsieur, de vous dire librement ma pensée comme votre serviteur et votre ami. Cela ne fera pas un bon effet dans le monde et l’on ne croira jamais que vous parliez sincerement en cette occasion. Car enfin un homme qui a de l’esprit et du discernement peut il gouter un principe d’où il s’ensuit qu’on ne peut être veritablement chrétien sans une espece d’enthousiasme ou de fanatisme ? En serez vous reduit à recourir à cette ridicule opinion de l’homme que vous combattez le plus ? (Michel Le Vassor à Pierre Bayle, le 7 mai 1697, Lettre 1255)

Le Vassor est horrifié et se lance dans une déclaration de principe :

La vérité de la revelation se connoit par des raisons capables de persuader tout homme de bon sens ; et quand on est convaincu de la divinité des Ecritures on y peut trouver tout ce qu’il faut croire pour être sauvé en la lisant avec attention et avec docilité. J’avouë que nous avons besoin dans l’une et l’autre occasion du secours du saint Esprit pour arrêter l’effort de nos passions, qui se soulevent contre une doctrine qui les condamne, sans cela elles pouroient faire illusion à l’esprit en cette occasion. Il faut encore que Dieu arrete [ou] diminue l’impression que les objets sensibles font sur nous afin que nous soions plus capables de gouter les biens que J[ésus-]C[hrist] nous promet et de craindre les maux dont il nous menace. Mais tout cela n’empeche pas qu’il ne soit vrai que nous sommes convaincus que Dieu s’est manifesté et qu’il a revelé certaines choses par des raisons solides et capables de persuader un homme qui cherche la verité de bonne foi. (Ibid.)

On voit que Le Vassor n’a guère saisi les fondements de la position de Bayle sur la nature de la foi, puisqu’il lui attribue une théologie rationaliste qu’il a précisément eu à cœur de combattre dans le Dictionnaire. Mais Le Vassor ne l’entend pas de cette oreille, convaincu du caractère rationnel de la religion anglicane à laquelle il vient de se convertir. En bon disciple de Locke, il veut que la religion chrétienne soit « raisonnable », alors que Bayle suggère dans l’article « Pyrrhon » et confirmera dans les Eclaircissements de 1702 que tout y est mystère. Mais c’est la réaction en France qui va mobiliser Bayle et son imprimeur Leers. Jean Anisson, directeur de l’imprimerie royale, demande au chancelier Louis Boucherat la permission de diffuser le Dictionnaire en France. L’ouvrage est préalablement soumis à un censeur, Eusèbe II Renaudot, qui présente un rapport très hostile. Sur la foi de ce rapport, le chancelier interdit l’entrée du Dictionnaire dans le royaume. A l’insu de son père, Janisson du Marsin communique à Bayle les dispositions très hostiles de l’abbé Eusèbe Renaudot et, après un certain temps, Bayle prend connaissance du Jugement présenté au chancelier. Avec Leers, il fait semblant de se réjouir que son œuvre soit ainsi mise à l’abri de contrefaçons lyonnaises, mais il se hâte de répondre à Renaudot par des Réflexions, qui sont devenues d’autant plus nécessaires que Jurieu a fait publier une nouvelle édition augmentée du Jugement à Rotterdam, accompagnée de commentaires hostiles, et s’acharne à dénoncer le Dictionnaire où il est si maltraité. C’est le moment où se négocie la paix de Ryswick. Nous apprenons que Paul de Louvigny d’Orgemont soumet une déclaration en faveur des huguenots persécutés, mais il n’en sera tenu aucun compte. L’émissaire de la Compagnie de Jésus, Louis Doucin, assiste aux négociations aux côtés des plénipotentiaires et veille à ce qu’aucune concession ne soit faite à la « R.P.R. ». Par des documents d’archives, nous détectons la présence de Bayle : il plaide – sans succès – la cause de son Dictionnaire interdit. Il a recours à Louis Doucin lui-même pour protéger la carrière de son cousin Gaston de Bruguière, nouveau converti et capitaine d’infanterie en garnison à l’île de Ré. Il se rapproche des plénipotentiaires anglais par l’intermédiaire de Matthew Prior, poète et diplomate, membre de la Royal Society, secrétaire des plénipotentiaires anglais à Ryswick, et il entre ainsi en relation avec Edward Villiers, earl de Jersey et beau-frère de William Bentinck, Lord Portland lui-même, Thomas Herbert, earl de Pembroke, et Sir Joseph Williamson. Le contact avec ces personnages importants est parfois direct : Lord Pembroke demande à Bayle des nouvelles des traductions de François Pétis de La Croix ; Matthew Prior sert d’intermédiaire lorsque Bayle envoie un exemplaire de son Dictionnaire à Robert Spencer, earl de Sunderland ; un certain Meredith – peut-être Roger Meredyth, membre de la Royal Society – propose, de la part d’un aristocrate britannique inconnu, un poste de précepteur en Angleterre à Bayle, pour le cas où il aurait besoin de se mettre à l’abri. Charles Talbot, 1er duc de Shrewsbury, demande la dédicace du Dictionnaire ; Arnold Joost van Keppel, 1er earl d’Albemarle, offre sa protection, comme aussi John Sheffield, 1er duc de Buckingham. Par la suite, Bayle cultivera les bonnes grâces de Charles Montagu, 1er earl de Halifax, et de Ralph Montagu, vicomte Monthermer, le gendre du duc de Marlborough, en faveur de Des Maizeaux. De son côté, Jean de Bayze, le cousin de Bayle, obtient la protection de Robert Molesworth, Ier vicomte Molesworth, rencontré certainement au cours des campagnes militaires en Irlande au service du roi Guillaume. On voit que Bayle, sous l’effet des attaques de Jurieu, craint pour sa sûreté à Rotterdam et recherche des appuis influents. A travers le secrétaire d’Etat Sir William Trumbull, il compte obtenir l’appui de Jacques Louis Cappel et du pastorat wallon aux Provinces-Unies. Grâce au Dictionnaire et malgré les effets de la « Glorieuse Révolution », Bayle surmonte ainsi le handicap de son passé « républicain » vis-à-vis de Jurieu. Ni l’un ni l’autre n’en profitera, cependant, sur le plan des perspectives des réfugiés huguenots. Guillaume d’Orange avait obtenu leur soutien, mais tous leurs espoirs seront déçus à Ryswick en septembre 1697 : leur sort ne fait même pas l’objet d’une négociation spécifique. Leur exil est définitif. La notoriété de Bayle le fait rechercher par tous les amateurs de Belles-Lettres qui font le Grand Tour. C’est ainsi qu’il reçoit deux Anglais recommandés par Jean-Robert Chouet lors de leur passage à Genève : Richard Mead, promis à une brillante carrière comme médecin royal, spécialiste des maladies contagieuses, et David Polhill, arrière-petit-fils d’Olivier Cromwell, petit-fils de Henry Ireton. Bayle continue également à fréquenter la bibliothèque de Benjamin Furly, il suit les publications de John Toland et il entre en contact avec Pierre Coste, le traducteur de Locke et correspondant de Shaftesbury. Certes, on ne se félicite pas de l’emprisonnement de Daniel de Larroque au Châtelet le 25 novembre 1694 pour avoir publié un écrit jugé offensant à l’égard de Louis XIV..., mais ce n’est pas sans plaisir que nous assistons à son transfert au château d’Angers et au château de Saumur grâce aux lettres d’Edouard de Vitry, membre de la Compagnie de Jésus, résident à Caen d’abord – où il fait la connaissance d’Antoine Galland – et à Nantes ensuite, où il enseigne les mathématiques dans un collège jésuite. C’est l’ami de cœur de Daniel de Larroque et il tient Bayle informé des conditions de son emprisonnement et enfin de sa libération grâce à l’intervention de Mme de Rochechouart de Mortemart, abbesse de Fontevraud. Les recherches de Christian Albertan nous révèlent la vie cachée d’Edouard de Vitry, qui ne prononcera ses vœux qu’en 1700 : il a acquis le fonds de la librairie de Claude Barbin ; il fait allusion à un conflit obscur avec Reinier Leers et, par la suite, il jouera un rôle capital dans la rédaction des Mémoires de Trévoux : cette correspondance nous introduit ainsi dans les coulisses de la République des Lettres. Les nouvelles littéraires constituent toujours le pain quotidien du philosophe de Rotterdam. Il facilite les négociations d’Etienne Baluze pour la publication de la correspondance des frères Hotman. Il est informé par Dubos de la découverte par Marc-Antoine Oudinet, successeur de Pierre Rainssant comme garde du Cabinet des médailles du roi, d’un exemplaire de l’ouvrage de Nicolas Bergier, Histoire des grands chemins de l’empire romain, annoté par l’auteur et il cherche à faire copier ces notes à l’intention de Christian Henning (Henninius), qui traduit l’ouvrage de Bergier en latin pour le Thesaurus de Grævius. Il assiste à l’entreprise de l’édition de la correspondance diplomatique de Francisco Vargas, en mission au concile de Trente, découverte par Michel Le Vassor dans les archives du grand-père de son protecteur William Trumbull. Il commente les premières esquisses du commentaire par Jean Rou de l’Histoire d’Espagne de Mariana. Il sert d’intermédiaire lorsque Louis Thomassin de Mazaugues envisage la publication de la correspondance de Peiresc. Il se tient au courant des publications de Nicolas Hartsoeker et du marquis de L’Hospital, se moque de celles de Jean Bernier, guette les réactions de Richard Simon après la publication de la traduction du Nouveau Testament par le Père jésuite Dominique Bouhours. Il lit et apprécie les périodiques de Gatien Courtilz de Sandras et de Jean Tronchin Dubreuil. C’est une période de querelles intenses. Celle que Bayle entretient avec Jurieu se poursuit dans le Dictionnaire : il ne manque pas une occasion de ridiculiser le « prophète » et de l’accabler de sarcasmes sur ses changements opportunistes de convictions. Ses amis regrettent parfois cet acharnement mais prennent son parti et plusieurs d’entre eux lancent des polémiques contre le théologien, dont les affaires se gâtent aux synodes des Eglises wallonnes. Henri Des Marets compare même Jurieu – au moyen d’une formule que Henk J. de Jonge nous a permis de déchiffrer – à Judas ! C’est aussi l’époque d’une étape capitale dans la querelle du quiétisme : Dubos tient Bayle au courant de l’emprisonnement de Mme Guyon et de la condamnation de l’Explication des maximes des saints sur la vie intérieure de Fénelon. On apprend également la censure en Sorbonne, le 17 septembre 1696, de La Cité mystique de Dieu de Marie d’Agréda. Nous assistons aussi à la Querelle des Anciens des Modernes à travers la publication par Perrault de ses Parallèles et de ses Eloges, dont ceux de Pascal et d’Antoine Arnauld sont censurés. Bayle admire Boileau : il tient la Satire sur les femmes pour son chef-d’œuvre et nous découvrons dans sa correspondance une première version – copiée par Dubos – de l’Epître de Boileau à son jardinier. Bayle est un Moderne, sans doute, mais qui apprécie énormément les Anciens. Sur le plan philosophique, également, il est toujours tenté de ramener les problématiques modernes à leur formulation par les philosophes anciens, d’où l’importance qu’il accorde dans le Dictionnaire à Epicure et à Zénon d’Elée. Parmi les autres querelles en cours, citons celles de Dubos avec Antoine Galland et avec Gijsbert Kuiper sur les Gordiens, de Leidekker et de Quesnel sur le jansénisme aux Pays-Bas, de Perizonius et de Francius sur d’obscurs vers latins. Bayle prend connaissance des ouvrages apologétiques contre Spinoza et montre son scepticisme à l’égard des arguments de la théologie rationaliste, qu’il s’agisse de ceux de François Lamy ou d’Isaac Jaquelot. C’est une époque de querelles et aussi d’« affaires » : celle de la « baguette divinatoire » de Jacques Aymar, celle de l’incorrigible Mlle de La Force, celle de Jean-Baptiste Santeuil, pris en grippe par les jésuites à cause de l’épitaphe élogieuse qu’il a proposée pour le cœur d’Antoine Arnauld enterré à Port-Royal des Champs. Bayle fait copier par Janiçon dans la bibliothèque de l’archevêque de Reims, Charles-Maurice Le Tellier, les textes clefs de la querela infantium et de l’affaire de la préséance des cardinaux au Parlement de Paris ; il suit avec distance le procès du duc de Luxembourg et cherche à remédier aux affaires financières inextricables de Marie Brassard... Dans cet enchevêtrement complexe de réseaux, de correspondances et de textes qui constitue son monde, Bayle est au sommet de sa carrière. Il continue d’écrire avec une intensité extraordinaire. Son Dictionnaire est enfin sorti et annonce d’âpres conflits.

Antony McKenna

Documents joints

19 décembre 2016
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