[Rotterdam, le 14 février 1686]

Au très docte et très distingué Theodor Jansson van Almeloveen Pierre Bayle fait ses compliments

A peine venais-je de recevoir vos dernières nouvelles [1] où vous m’informiez que l’écrit de Decker serait bientôt sous presse [2] quand j’ai récrit et ajouté le catalogue des erreurs que j’avais découvertes [3]. Et comme le même jour je n’avais rien à écrire à Henri Desbordes ni n’avais été informé du quartier de la ville qu’il fallait désigner dans l’épigraphe, j’ai envoyé la lettre que je vous adressais à la maison de Monsieur Blaew l’imprimeur [4].

J’ai mis comme adresse celle.ci :

A Monsieur

Monsieur d’ Almeloveen docteur en médecine

chez Mr Blaew marchand libraire

A Amsterdam

En même temps je vous remerciais pour le présent exceptionnel de votre récent commentaire [5] que j’ai lu avec joie et profit et que j’aurais loué davantage si je n’avais pris peu à peu l’habitude de m’abstenir de presque tout éloge, les auteurs étant pour moi dans la grande majorité des hommes dont j’apprécie au plus haut point le jugement. J’ajoutais que si les pages du livre m’étaient communiquées elles pourraient peut-être attirer mon attention sur plusieurs errata et même fournir des ajouts ; peut-être cela ne vous dérangera pas si je vous écris ce que pourrai offrir à ce sujet, docte Monsieur, et que cette lettre soit ajoutée à la fin du livre. Mais il serait nécessaire que toutes les feuilles me soient communiquées. Tout à vous, le 14 février 1686.

Notes :

[1Cette lettre d’ Almeloveen à Bayle est perdue.

[2Bayle annoncera la troisième édition de l’ouvrage de Johannes Deckherr, De scriptis adespotis-pseudepigraphis, et suppositiis conjecturæ, cum additionibus variorum (Amstelædami 1686, 12°) dans les NRL, avril 1686, cat. i. Il avait mentionné les premières éditions du même ouvrage en juin 1684, art. III, et en septembre 1685, art. VIII, en précisant qu’il y avait tant d’erreurs dans les attributions des ouvrages français qu’il aurait mieux valu les laisser anonymes.

[3Cette lettre de Bayle à Almeloveen est perdue.

[4Joan Blaeu le jeune (1650-1712), fils de Joan Blaeu, succéda à son père comme imprimeur et, en 1690, comme membre du conseil municipal ( vroedschap) d’Amsterdam : voir aussi Lettre 488, n.9.

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