Introduction générale

Le point de départ de la présente édition nous a été fourni par l’Inventaire critique de la correspondance de Pierre Bayle (Paris 1961), établi naguère par Elisabeth Labrousse. Ceux qu’intéresseraient l’histoire aride et compliquée des éditions anciennes des lettres de Bayle et celle des collections d’autographes qui sont conservées dans quantité de bibliothèques à l’heure actuelle peuvent se reporter à l’Introduction de cet Inventaire.

De ce travail se dégageaient quelques constatations qui montraient l’opportunité d’une édition de la totalité connue d’une correspondance dont les originaux sont dispersés à travers deux continents, une dizaine de pays et un nombre encore plus élevé de villes, et dont les éditions partielles dépassent la cinquantaine, à cause de la quantité de lettres publiées isolément depuis trois siècles, dans des ouvrages et des périodiques parfois difficiles à localiser.

Au surplus, l’existence d’un nombre non négligeable de lettres inédites de Bayle et d’une quantité considérable de lettres à lui adressées, qui se trouvent dans le même cas, justifie l’effort d’édition.

De même, les insuffisances criantes des éditions existantes légitiment aussi le travail auquel nous nous sommes attelés. Les éditions du dix-huitième siècle comportent de nombreuses coupures et parfois des amalgames, la datation des lettres est quelquefois aberrante et, par ailleurs, les éditeurs anciens ont pris de fâcheuses libertés par rapport aux originaux, sans doute dans l’intention de servir la mémoire de Bayle auprès des puristes. Tous ont cru bon de rendre sa langue plus académique en substituant aux locutions imagées, familières ou vieillies, des tournures qu’ils jugeaient plus élégantes, voire, à l’occasion, en modifiant la syntaxe de phrases qu’ils estimaient maladroites. Pire encore, les éditeurs jésuites des lettres de Bayle à sa famille ont en outre systématiquement supprimé toutes les expressions de piété chrétienne qu’elles contenaient, apparemment dans le but de renforcer l’image d’un Bayle libertin, nuisible à la réputation du Refuge huguenot. D’autre part, si certaines des éditions anciennes comportent une annotation, toute précieuse qu’elle soit, elle ne répond plus aux exigences d’un lecteur moderne, laissant de surcroît beaucoup de questions en suspens.

Même l’édition, si utile, procurée il y a un siècle par Emile Gigas, d’un Choix de la correspondance inédite de Pierre Bayle, d’après les originaux conservés à la bibliothèque royale de Copenhague (Copenhague, Paris 1890), outre qu’elle laisse de côté beaucoup de documents, présente, pour ceux qu’elle publie, de nombreuses coupures silencieuses, tandis que son annotation, d’ailleurs érudite, est fâcheusement laconique et laisse bien des points dans l’ombre.

Enfin les lettres isolées, publiées ici ou là dans des ouvrages et des périodiques, depuis le dix-huitième siècle jusqu’à notre époque, ont souffert plus d’une fois de certaines fautes de lecture, l’éditeur n’étant pas toujours familier de l’écriture de Bayle. Beaucoup d’erreurs d’un autre genre déparent ces éditions partielles, telles qu’une identification malencontreuse du destinataire de la lettre, ou parfois même de son auteur (les trois frères Bayle avaient des écritures un peu semblables, ce qui fait d’ailleurs honneur au maître de la « petite école » du Carla) ; au surplus, quand elle existe, l’annotation de ces lettres isolées laisse beaucoup à désirer.

Il est clair que qui dispose de l’ensemble d’une correspondance se trouve mieux armé pour en lever les obscurités que celui à qui le hasard a mis une lettre isolée entre les mains ; comme tout le monde, dans des lettres de dates rapprochées, Bayle revient souvent sur les mêmes questions et les mêmes livres ; telle allusion, sibylline dans une lettre, devient claire si l’on connaît les échanges antérieurs avec le même correspondant ou d’autres lettres écrites vers la même date. Loin de nous l’intention, qui serait grotesque, de jeter la pierre à nos prédécesseurs ou la prétention absurde de ne commettre aucune bévue. Mais l’initiative de la Voltaire Foundation, qui n’a pas reculé devant l’entreprise de longue haleine d’une publication intégrale de près de deux mille lettres, place l’équipe qui est chargée d’en établir le texte et l’annotation dans des conditions de travail incomparablement meilleures que celles où se trouvaient les éditeurs précédents.

L’édition intégrale de ce qui nous reste de la correspondance de Bayle contribuera nécessairement à affiner l’information dont on dispose sur cet écrivain : l’intimité confiante dont témoignent souvent ses lettres à ses frères est rarement attestée dans les correspondances du dix-septième siècle et elle éclaire la connivence que, plus tard, Bayle tentera d’établir avec ses lecteurs. Par ailleurs, la longue liste des correspondants du philosophe, ce réseau d’amitiés tissé par delà les frontières politiques et surtout religieuses, atteste la réalité de cette république européenne des lettres qui préfigure sur plus d’un point la période des Lumières. L’intérêt constant que Bayle porta aux livres publiés de son temps fait de sa correspondance un outil bibliographique informé et révélateur sur les activités de la « librairie » érudite de la fin du dix-septième siècle et des premières années du siècle suivant. Nous espérons donc qu’au-delà du cercle, inévitablement restreint, des baylistes, notre édition pourra se trouver utile pour beaucoup d’autres chercheurs.

Les lettres de Bayle nous sont parvenues soit comme autographes, soit comme copies manuscrites, soit comme textes imprimés.

Autographes

Nous avons scrupuleusement respecté le texte et l’orthographe des lettres manuscrites. Cependant, nous avons rétabli l’accent grave sur la préposition « à » ainsi que sur l’adverbe « où », négligences dont Bayle se corrigea avec le temps ; de même pour l’accent aigu sur les participes passés. Nous n’avons pas ajouté de cédille, ni d’accent circonflexe dont, à la longue, Bayle se mettra à faire usage.

Dans la langue du dix-septième siècle, influencée probablement en cela par le latin, les sujets composés n’entraînaient pas le pluriel du verbe. Bayle suit cette coutume. En revanche, dans sa jeunesse, il lui échappe parfois de grossières fautes d’orthographe (par exemple, « ni » pour « n’y », ou l’inverse). A la différence des éditeurs du dix-huitième siècle, nous n’avons pas corrigé ces bévues.

Dans la langue écrite du jeune Bayle, certaines particularités sont propres à beaucoup de Languedociens de son temps et reflètent leur accent : ainsi « de » pour « des » et « u » pour « eu ». Nous avons respecté cette graphie dont la disparition progressive chez Bayle révèle une adoption croissante des usages du nord de la Loire.

Nous avons introduit le plus discrètement possible un minimum de ponctuation entre crochets, restitué les majuscules pour les noms propres, alors que nous les avons supprimées quand elles étaient inexplicables, par exemple, pour l’article défini au milieu d’une phrase. Dans le même but de faciliter la lecture des lettres, nous avons employé l’italique pour les citations en langues étrangères et pour les titres de livres ; Bayle n’adoptera ce dernier usage qu’avec le temps, quand, devenu auteur, il se pliera aux conventions typographiques.

Enfin, à l’instar des premiers éditeurs, nous avons aéré le texte par l’ajout d’alinéas. Les lettres de Bayle, à ses proches en particulier, sont écrites d’une manière très serrée : papier et port coûtaient fort cher et l’épistolier impénitent qu’est Bayle utilisait avec parcimonie la page blanche qu’il remplissait littéralement à ras bords. Mais ces longues lettres se prêtent aisément à des divisions, parfois suggérées d’ailleurs par un petit intervalle blanc après le point qui marque la fin d’une phrase.

Copies et imprimés

Dans les cas où l’on peut comparer un autographe à sa copie ou à son texte imprimé, on constate les licences que prend le copiste ou le typographe quant à l’orthographe (curieusement, d’ailleurs, dans plus d’un exemple, rendue plus archaïsante que dans l’original) et les développements inconsidérés qui peuvent être donnés à des abréviations (par exemple, un « P. », désignant Puylaurens, devient absurdement « Paris » sous la plume du copiste qui ignore tout de l’académie réformée méridionale). Nous avons reproduit exactement les textes, en en modernisant la ponctuation entre crochets le cas échéant, mais le lecteur est averti ici que l’orthographe est celle du copiste ou du typographe, quand l’original a disparu. Dans les cas où nous en disposons, on constate que copiste ou éditeur est fidèle à la teneur de l’original – quitte, dans le cas du second, à en omettre certains passages et à en modifier des locutions ou des tournures pour les rendre plus académiques, mais sans en trahir la signification. Par conséquent, on ne saurait fonder sur les lettres qui ne nous sont connues que par des copies ou des textes anciennement imprimés aucune conclusion sûre concernant la langue de Bayle, même si elles méritent confiance quant à leur contenu.

Lettres ou documents parallèles

Nous avons introduit, à leur date, quelques lettres échangées entre les proches de Bayle et d’autres qui parlent de lui. On trouvera aussi en appendice des pièces d’archives concernant la famille Bayle, presque toujours inédites, des documents qui confirment et illustrent une allusion faite dans la correspondance et un rapport diplomatique au sujet de Pierre Bayle.

Abréviations

Développement des références abrégées latines et grecques

Le développement des formes de référence abrégées que Bayle emploie pour désigner les auteurs et ouvrages grecs ou latins cités dans sa correspondance est nécessairement en partie conjectural. Nous avons recherché surtout l’uniformité et la clarté. Toute référence simple à un auteur et son ouvrage est mise au nominatif : Cicer[o] Tuscul[anae]. Un nom d’auteur ou d’ouvrage précédé de l’injonction « V[ide] » ou d’une préposition est décliné en conséquence. Là où le titre et la partie d’un ouvrage sont cités par Bayle, nous mettons le titre au génitif. Ainsi : V[ide] Tacitum Annal[ium] 1.14 c.52 - Apud Ovid[ium] Metam[orphoseon] IV – In Cat[one] Maj[ore].

Développement des formes abrégées en français

Bayle emploie de très nombreuses abréviations. Les compléter toutes au moyen de crochets nous aurait conduit à proposer un texte hérissé de signes paracritiques et très pénible à lire. Nous avons donc décidé de compléter silencieusement les abréviations évidentes suivantes : -m[en]t ; -t[io]n ; q[ue] (ainsi que : aveq[ue], bibliotheq[ue], chaq[ue], Dunkerq[ue], manq[ue], marq[ue], musiq[ue], presq[ue], quelq[ue], remarq[ue], rhetoriq[ue], Seneq[ue]) ; al[ors] ; Ancie[n] ; au[tre]s ; C[hrist] ; chap[itre] ; ch[apitre] co[mm]e ; dessou[s] ; ep[ître] ; e[st] ; e[t] ; f[ils] ; fra[n]cois/e ; ho[mm]e/s humb[le] ; J[ésus] ; leque[l] ; leur[s] ; le[s] ; 1[ignes] ; les diverses abréviations de madame et mademoiselle ; M[ère] ; mo[n] ; [n]o[n] ; no[us] ; nouvel[les] phi[losophi]e ; ph[ilosoph]ie ; plu[s] ; p[ou]r ; p[oin]t ; pr[in]ce ; q[uan]d ; q[ui] ; Ro[y] ; R[oyale] ; s[aint], s[ain]t, S[ain]t et S[aint] ; s[ieur] ; s[ols] ; toujour[s] ; t[ournois] ; v[ers] ; vo[s] ; V[ot]re ; et les abréviations latines telles que neq[ue], regiq[ue], etc. Toutes ces abréviations ont été développées silencieusement et ne laissent donc aucune trace dans le texte imprimé.

La formule « f.m.d.S.E. » – « fidèle ministre du Saint Evangile » – est abrégée par prudence par les correspondants, comme il est expliqué dans l’Introduction au tome I de la correspondance : par conséquent, nous maintenons cette forme abrégée. Par commodité, nous maintenons aussi les formes abrégées : t. (tome), vol. (volume) et p. (page), ainsi que l. (libro), c. (capite) et v. (versu).

Annotation

Les annotateurs du dix-huitième siècle cherchaient à compléter et à corriger le cas échéant l’information bibliographique et érudite véhiculée par Bayle dans ses lettres. Il va de soi que notre effort a été différent : il s’est agi pour nous d’essayer de cerner les lectures et la culture de Bayle, terreau de se réflexions sur la condition humaine et l’histoire, d’où a germé son attitude critique.

Bayle mentionne quantité de livres récents quand il écrit ; leur identification, sans avoir toujours été facile, est en général certaine ; sur leurs auteurs nos notes fournissent souvent des informations sommaires dont Bayle ne disposait pas ou bien, dans le cas de livres anonymes ou pseudonymes, une identification hautement probable (qu’il ignorait) de ceux qui les ont composés.

Quant aux sources qui lui ont fourni des faits historiques, des anecdotes, des détails sur les personnages du passé, qu’il mentionne si souvent, nos identifications, que nous espérons plausibles, restent naturellement conjecturales. D’une part, son information est tributaire, dans bien des cas, de conversations avec des lettrés. Il n’est pas certain qu’il ait lu lui-même la source que nous proposons, qui peut fort bien avoir été indirecte. D’autre part, il reste toujours possible que ce ne soit pas à l’ouvrage que nous suggérons qu’il doive son information, mais à tel autre auquel nous n’aurons pas songé.

Citations

Ici encore, il reste dans bien des cas fort possible qu’entre l’auteur – en particulier s’il s’agit d’un Ancien – et Bayle il y ait eu l’intermédiaire d’une anthologie imprimée. Par ailleurs, les lettrés du dix-septième siècle notaient volontiers sur un cahier personnel les citations topiques qu’ils avaient pu remarquer soit chez l’auteur ancien, soit chez un moderne qui avait cité le précédent. Il est fort probable que Bayle avait adopté cette coutume. S’il est patent qu’il savait par cœur quantité de vers latins, il est vraisemblable que, pour les vers grecs et pour la prose latine, il a eu recours à un florilège personnel.

La langue

Le français du dix-septième siècle n’est plus exactement celui d’aujourd’hui, ce qui est particulièrement vrai de la langue de Bayle, si encline à utiliser des expressions imagées et des locutions familières, bien que Boileau ait jugé son style « marqué au bon coin » (voir la lettre de Mathieu Marais du 25 mai 1698). Nous avons indiqué par un astérisque les termes ou les formules vieillies, qu’on trouvera par ordre alphabétique dans un petit glossaire à la fin du volume. A l’achèvement, de la présente édition, nous envisageons d’amalgamer les glossaires de chaque volume en un seul, mais nous n’avons pas voulu condamner le lecteur à attendre cet aboutissement pour accéder à l’explication d’expressions devenues archaïques.

Notes bibliographiques

Il nous a semblé indiqué de traiter la bibliographie de nos notes de manière différentielle.

Antiquité

Bayle cite la Bible dans sa version française genevoise : Olivetan revu par Diodati : La Sainte Bible interprétée par Jean Diodati (Genève 1644, folio). Rappelons que les bibles protestantes, pour l’Ancien Testament, adoptaient le canon de la bible hébraïque, ce qui en excluait les pseudépigraphes (Judith, Tobie, Maccabées, Sagesse, Ecclésiastique) que Bayle ne cite donc jamais. D’autre part, le poème qui forme le Psaume IX dans les versions protestantes se trouvait scindé en deux dans les bibles catholiques, d’où un décalage de numérotation d’une unité pour les psaumes suivants.

Pour les auteurs de l’Antiquité gréco-latine, il aurait été bien vain de prétendre déterminer dans quelle édition Bayle les avait lus ; nous nous contentons de donner la référence sans égards à une édition précise. Nous avons donné la traduction française de tous les mots et de toutes les citations en latin et grec, en nous inspirant le plus souvent des versions françaises actuelles les plus courantes (édition Budé en particulier). Toutefois, elles ont toutes été contrôlées ; en fonction du contexte dans lesquelles elles s’insèrent, Bayle en modifie souvent un peu la teneur et en nuance la signification originelle, car il s’agit souvent d’« applications », figure de style très appréciée au dix-septième siècle, qui permet et même exige des accommodements pour s’enchâsser avec naturel dans la phrase française, tels que changements de mode, de personne, de nombre dans le verbe ou omission d’une proposition incise. Par ailleurs, les éditions dans lesquelles Bayle a lu les auteurs anciens n’avaient pas toujours rigoureusement la teneur des éditions actuelles, au texte amendé par des générations de philologues. D’où, bien que très rarement, des différences minimes par rapport aux textes établis à notre époque.

Selon un usage qui illustre la prodigieuse célébrité de quelques auteurs en France et en Europe, nous avons retenu la forme vernaculaire de quelques noms d’écrivains, de titres et de personnages historiques grecs, latins, italiens, etc. : Homère, Virgile, Odyssée, Enéide, Le Tasse, Guillaume (pour le Taciturne et sa descendance), etc. Nous astreindre à une cohérence rigoureuse nous aurait écarté des habitudes de l’écrivain dont nous annotions les lettres, outre qu’un pédantisme aussi facile aurait relevé de cette « crasse de collège » dont Bayle eut un si vif souci de se délivrer. Au surplus, ces espèces de naturalisations, si familières au dix-septième siècle, sont en elles-mêmes riches de signification : si l’on peut soupçonner de l’arrogance dans leur ethnocentrisme, n’est-il pas plus équitable d’y voir un hommage et une ouverture à l’étranger qu’on fait sien dans l’admiration ?

Dix-septième et dix-huitième siècles

Quand l’ouvrage en question n’a eu qu’une seule édition, aucun problème ne se pose et nous renvoyons à cette édition ; quand il en a eu plusieurs, il est impossible de déterminer celle que Bayle a utilisée. C’est pourquoi, quand l’auteur cité a été édité beaucoup plus récemment, c’est à l’édition la plus réputée que nous renvoyons quant à la pagination (Balzac, Boileau, Brantôme, Montaigne, Plutarque dans la traduction d’Amyot, etc.). Toutefois, nous prenons soin de préciser au maximum, au-delà du titre de l’ouvrage, ses éventuels sous-titres ou subdivisions, afin que la citation soit facile à retrouver dans n’importe quelle édition.

Il en va de même pour certaines indications de nos notes qui portent parfois sur des textes contemporains de Bayle, mais qu’il n’a pas connus, tels que la correspondance de Bossuet ou de Madame de Sévigné, quand ils nous fournissent certaines informations parallèles à celles que donne Bayle, ou qu’ils les complètent et les éclairent. Dans le cas des Mémoires de Saint-Simon, nous citons souvent l’édition déjà ancienne de Boislisle à cause de la richesse exceptionnelle de son annotation.

Les ouvrages récents cités par les annotateurs

Nous avons été amenés à citer souvent des études modernes – articles ou livres – concernant les auteurs mentionnés par Bayle. La première fois qu’apparaît une telle référence, elle comporte des indications bibliographiques complètes ; par la suite, seuls figurent le nom de l’auteur et le titre abrégé de son travail.

Nous avons largement utilisé les dictionnaires biographiques nationaux, les encyclopédies et les biographies spécialisées, tout en nous efforçant, dans les cas douteux, d’en contrôler les indications. S’agissant d’usuels, nous n’y avons pas renvoyé.

Dans le cas de La France protestante (FP) des frères Haag, nous ne l’avons citée que lorsque le renseignement que nous en tirions se trouvait figurer ailleurs que dans la notice consacrée au personnage en question. Rappelons ici que la première édition de cet ouvrage est souvent plus sûre que la seconde, édition partielle (jusqu’à « Gasparin ») procurée par H. Bordier. Les ouvrages de référence souvent cités sont désignés par des sigles dont la liste clôt notre introduction.

Monnaies

La pistole était une monnaie d’or, dont la valeur en livres (ou francs) variait selon la date de sa frappe, mais qui le plus souvent équivalait à dix livres tournois.

L’écu était une pièce d’argent qui normalement valait trois francs ; sinon, on précisait sa valeur.

La livre tournois (frappée à Tours) équivalait à un franc ; elle se subdivisait en vingt sols (ou sous), dont chacun valait quatre liards ou douze deniers (monnaies de cuivre). Le double, monnaie de billon, valait deux deniers.

Le teston (ainsi appelé parce que la tête du roi y était représentée) valait peu moins qu’un quart d’écu.

Le taux d’échange avec le florin néerlandais ou avec la livre anglaise a trop varié selon les époques pour qu’il soit possible d’en donner une évaluation intemporelle.

Elisabeth Labrousse

Documents joints

19 décembre 2016
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