Lettre 132 : Pierre Bayle à Vincent Minutoli

A Sedan, le 4 d’octobre, 1676

Votre belle lettre du 6 de septembre, mon très cher Monsieur, me fut renduë le 23 du même mois à notre stile [1], huit jours après le départ de Mr Perou, pour aller étudier dans votre célébre académie. Il est chargé d’une assez longue lettre pour vous [2] ; et, comme le sejour qu’il fera à Paris, me permet de lui faire tenir encore celle-ci, vous en recevrez deux tout à la fois ; à quoi j’ajoute la copie d’une lettre burlesque qui m’est tombée entre les mains, sur la levée du siege de Mastricht [3], et un exemplaire des theses que j’ai fait soutenir depuis peu de / jours [4]. La circonstance du voiage de Mr Perou me dispense de vous faire la description de notre académie. Vous l’apprendrez de lui bouche à bouche*. Si vous en désirez davantage après cela, je tacherai de vous satisfaire. Je vous suis sensiblement* obligé des particularitez que vous m’envoiez, tant de votre Académie, que de celle de Die [5] ; et, quand il vous plaira de me tenir votre promesse touchant le tableau de celle de Lausanne, que notre excellent ami, Mr Constant, vous a envoié [6] ; vous me ferez un très beau regale. Si vous pouviez joindre au gros paquet de Mr Basnage [7], les theses de Mr Bandol [8], je vous ferois volontiers cette priere ; car, je serois bien aise de connoitre la maniere de philosopher d’un chacun.

Je ne comprends pas pourquoi Mr Charles de Chateleraut est à Géneve ; et je crains fort qu’il n’ait eu des affaires facheuses* [9]. C’est un homme de merite, et qui a été diverses fois proposé pour Charenton. Son grasseiement ne lui est pas desavantageux, parce qu’il adoucit l’accent gascon, (vous savez qu’il est de Montauban,) qui, sans cela, choqueroit ceux qui n’y sont pas accoutumez.

J’ai envoié à Mr Basnage tout votre latin et votre italien [10] ; et je n’avois garde de le frustrer de ces agréables curiositez. Il y a assez long-tems que je n’ai reçu de ses nouvelles, dont la raison est qu’il a de l’occupation extraordinairement depuis sa réception [11]. Je regarde avec plaisir le nouveau lustre qu’acquiert votre académie du coté de l’art oratoire ; et je m’en réjoüis, d’autant plus, que je sai que toute la gloire vous en est duë. Je n’ai rien lu de mieux tourné que / votre compliment latin à l’ orateur bernois [12]. L’esprit délicat, la pure latinité, et l’erudition y paroissent comme à l’envi, aussi bien que dans les vers pour l’incomparable Ruyter [13]. Je me sens incapable de loüer dignement toutes ces piéces-là ; ainsi, je me servirai de l’excuse générale, de iis satiùs est silere, quàm parùm dicere [14]. Il y a quelques mots dans les vers italiens que je n’entends pas ; ce qui peut-être en fait toute la pointe* : néantmoins, je ne laisse pas d’entrevoir qu’il y a de traits de satyre assez piquans. C’est une année favorable pour les faiseurs de pasquinades ; car, la conjoncture des conclaves, et des brigues, que les diverses factions noüent et denoüent, leur fournit cent sujets de satyre [15]. J’en reviens là, que je ne saurois jamais vous bien remercier de la peine que vous vous donnez de me fournir tout à la fois tant de choses belles et divertissantes. Vous appellez cela une bigarrure ; et il est vrai qu’il y a entre tant de fleurs de differentes espéces, et tant de fruits de couleur vermeille, marque de leur maturité, que cela fait une nuance, et comme une perspective la mieux entenduë du monde.

Hîc ver purpureum : varios hîc flumina circum

Fundit humus flores [16].

Je viens de m’entretenir avec un ami de Despréaux [17], et m’a appris que ce fameux satyrique fera imprimer cet hiver deux nouveaux chants de son Lutrin [18], une Epitre au Roi [19], et une autre au marquis de Seignelai, où il dit / plusieurs choses de la nature de la vérité, à l’occasion de laquelle il avouë ingénument les méchantes césures que Mr Des-Marets lui a reprochées [20] ; mais il fait cela si adroitement, qu’il ne laisse pas de se loüer, et de se moquer de ses censeurs. Outre cela, il fera imprimer deux lettres à Mr de Vivonne, d’un stile imité de Balsac et de Voiture, sur les victoires de Sicile [21], et un dialogue sur les poëmes latins [22], où il prétend faire voir qu’il est impossible dans ces siecles* d’écrire bien en latin, et sur tout, des vers ; parce que le je ne sai quoi des langues, qui fait qu’on auroit sifflé à Rome un conscripti patres, nous est si inconnu, que nous mettons indifféremment un adjectif devant un substantif, sans nous appercevoir d’aucune incongruité. Il a fait ce traité à l’occasion de Mr de Santeüil, fameux poëte latin, qui aiant fait le Tombeau du P[ere] Cossart , régent de rhétorique, au college de Clermont, et l’aiant intitulé, Le Desespoir de la langue françoise, s’est attiré tous les partisans de notre langue. J’ai lu la deffense du Tumulus p[atri] Cossartii [23], et ai été charmé des vers qu’on en citoit de tems en tems. Celui qui l’a critiqué a pris un air goguenard, pour le mieux tourner en ridicule ; mais, je n’ai point vu encor ni le poëme même, ni la critique.

Mr de Racine travaille à la tragédie d’ Hippolyte [24], dont on attend un grand succès. J’ai lu ces jours passez les amours du roi d’Angleterre et de la Castelmaine, sous le nom des Amours du / roi de Tamaran [25]. C’est un fort joli petit ouvrage, bien écrit, et contenant des avantures bien tournées ; mais, qui ne donnent pas une haute idée du prince.

J’avois plus de raison que je ne pensois dans ma lettre précédente de vous dire que Philipsbourg n’étoit plus si pressé ; car, la capitulation étoit concluë [26] ; et, un moment après avoir donné ma depêche à Mr Perou, un courrier en apporta la nouvelle.

Nous avons eu messieurs Fabry dans notre voisinage ces jours passez, à cause du siege de / Bouillon. Ce chateau, qui est très fort, et de situation, et de structure, n’a tenu qu’environ vingt quatre heures. Il se rendit le dernier septembre, à huit heures du soir [27]. Vous en aurez su le détail, puis que le s[ieu]r Ory [28] , qui prit la peine de m’apporter une lettre que Mr Fabry , le lieutenant, me fit l’honneur de m’écrire du camp devant Bouillon, m’apprit qu’on vous avoit écrit aussi en même tems [29]. Je fus assez malheureux pour ne pouvoir pas joindre ces messieurs dans leur quartier*, lors que j’allai me promener à Bouillon, pour voir ce siege ; et c’étoit mercredi dernier 30 de septembre. Deux jours après, Mr Fabry étant venu ici, et étant venu deux fois à mon logis, trouva que j’étois assez malheureux pour n’y être pas, aiant été engagé à une promenade qui dura jusqu’à la fermeture des portes. J’esperois de me recompenser aujourd’hui dimanche 4 d’octobre, parce que ces messieurs avoient dit qu’ils viendroient faire la Cêne dans cette eglise. Puis qu’ils ne sont pas venus, il faut qu’ils se soient mis en marche, et apparemment, c’est pour retourner en Lorraine.

Je reçus enfin hier des nouvelles de Mrs Leger, et Pictet. Ils ont été se promener par toute la Hollande, et même à Anvers [30], dont la beauté leur a paru singuliere. Mr de Rocolles [31] est à Leide avec sa femme, et il y est en assez méchante posture. Il veut faire des colleges* juridiques ; mais, je lui ai ouï dire qu’il ne savoit que le droit canon : or, en Hollande, où les matieres bénéficiales* ne sont pas fort en question, je ne voi pas qu’on doive par trop s’empresser après le décret de Gratian [32]. Mr Basnage doit recevoir l’imposition des mains l’11 / du courant [33]. Son frere devoit aller à Géneve [34], où il n’aura pas manqué de vous faire sa cour. Il a beaucoup de science et de pénétration. Je suis tout à vous, mon cher Monsieur.

Notes :

[1] Cette lettre de Minutoli ne nous est pas parvenue. Sur les deux calendriers en usage en Europe occidentale à cette époque, voir Lettre 11, n.1 : ils comportaient dix jours de différence.

[2] La Lettre 129.

[3] Voir W.P.C. Knuttel, Catalogus van de Pamfletten-Verzameling berustende in de koninklijke Bibliotheek (Utrecht 1978, 9 vol.). Nous n’avons su identifier avec certitude la lettre burlesque sur la levée du siège de Maastricht citée par Bayle. Dans le recueil de Knuttel, on trouve de très nombreuses pièces hollandaises et quelques pamphlets français, tels que la Relation du siège de Maestrick (Paris 1676, 12° : Knuttel n° 11377) et la Lettre à M. Du C xxx servant de préface à La Hollande délivrée, poème héroïque sur bouts rimés (Leyde 1676, 4° : Knuttel n° 11394).

[4] Voir Lettre 131, n.2 : Bayle avait aussi envoyé des exemplaires de ces thèses à son père. Aucun ne nous est parvenu.

[5] Sur l’Académie réformée de Die, voir E. Arnaud, Histoire de l’académie protestante de Die en Dauphiné au siècle (Paris 1872). Cette institution allait être abolie le 11 septembre 1684.

[6] Constant était professeur à Lausanne et avait rédigé un tableau de cette académie pour Minutoli.

[7] Il s’agit du paquet de livres commandés par Basnage au libraire genevois Pierre Chouet ; sur ce libraire, voir Lettre 121, n.9.

[8] Le professeur de Die avait profité des vacances universitaires pour faire un voyage à Genève, où il avait porté les thèses qu’il venait de faire soutenir à ses étudiants.

[9] Il s’agit donc ici de Michel Charles (1628-1682 ?), pasteur de Châtellerault, et non de l’un de ses cousins germains, Jean, pasteur à Montauban, puis de Mannheim, enfin à Berlin, où il mourut en 1693, ni de Paul, né vers 1630, pasteur de Mauvezin (réfugié en Angleterre après la Révocation, dont on ignore la date de mort). Ce séjour apparemment bref à Genève du pasteur de Chatellerault ne paraît pas avoir été occasionné par des difficultés rencontrées en France, comme le conjecture Bayle, puisque Michel Charles revint dans la ville dont il était pasteur. Voir A.-F. Lièvre, Histoire des protestants et des Eglises réformées du Poitou (Poitiers 1856-1860, 3 vol.), iii.280. Au reste, les confusions entre les trois pasteurs Charles, cousins germains, sont assez fréquentes, et FP 2 en fournit un exemple.

[10] Nous ne savons rien de plus sur cet envoi de Minutoli à Bayle.

[11] C’est-à-dire, depuis sa réception comme pasteur à Rouen.

[12] C’était là sans doute les textes latins que Minutoli avait envoyés à Bayle. Il est à croire que « M. Malapert » (voir Lettre 124, p.345 et n.9) avait approuvé ces productions de Minutoli, de sorte que celui-ci osait en faire part à ses amis.

[13] L’épitaphe de Minutoli pour Ruyter ne nous est pas parvenu. Voir Lettre 124, p.345.

[14] « il vaut mieux ne rien dire que d’en dire trop peu. »

[15] Clément X était mort le 22 juillet 1676 et son successeur fut élu le 21 septembre. Le conclave de 1676 ne ressembla pas à l’interminable et scandaleux conclave de 1670. Dans le n° 90 de la Gazette, la nouvelle de Paris datée du 3 octobre 1676 (publiée le même jour) rapporte : « Le Roy apprit hier matin par un courrier exprés qui vient de Rome, que le cardinal Onescalki [Odescalchi] a esté eleu pape : et que sa Sainteté a pris le nom d’ Innocent XI. » Voir aussi l’ordinaire n° 76, nouvelle de Rome du août 1676, et l’extraordinaire n° 77, du 26 août 1676 : « La harangue faite au Sacré Collège après la mort du pape Clément X, par le duc d’Etrées, ambassadeur de France, à Rome ». Innocent XI sera pape de 1676 à 1689 ; c’est lui qui s’opposera fortement à Louis XIV sur la question de la Régale.

[16] Voir Virgile, Bucoliques, ix.40-41 : « Voici le rose printemps : autour des ruisseaux, la terre répand ses fleurs variées. »

[17] Il s’agit de Jacques Du Rondel : voir Lettre 121, n.3.

[18] Les quatre premiers chants du Lutrin avaient paru d’abord dans une édition subreptice et partielle, à la suite d’une Réponse au Pain bénit du sieur abbé de Marigny (Paris s.d. [1673], 12°), et ensuite dans une édition des Œuvres diverses établie par Boileau lui-même (Paris 1674, 4°). Précision utile pour les bibliographes modernes, Bayle annonce ici l’édition des chants V et VI, qui ne paraîtront que dans les Œuvres diverses (Paris 1683, 12°).

[19] Bayle est, ici encore, fort bien informé des compositions de Boileau-Despréaux, puisqu’il s’agit de l’ Epître VIII, dédiée au Roi, et de l’ Epître IX, dédiée au marquis de Seignelay, qui ne paraîtront que dans l’édition des Œuvres diverses (Paris 1683, 12°). Dans sa Préface de 1683, Boileau précise, en effet, qu’il avait « composé les Epîtres longtemps avant que d’être engagé dans le glorieux employ qui m’a tiré du métier de la poésie », c’est-à-dire avant sa nomination, avec Racine, comme historiographe du Roi en octobre 1677.

[20] C’est l’ Epître IX, vers 48-52. Boileau parle de ses vers : « Ce n’est pas que leurs sons, agréables, nombreux, / Soient toujours à l’oreille également heureux ; / Qu’en plus d’un lieu le sens n’y gène la mesure, / Et qu’un mot quelquefois n’y brave la césure… ». Sur les attaques de Desmarets de Saint-Sorlin contre Boileau, voir Lettre 107, n. 23.

[21] Il s’agit ici de la Lettre IV « à Monseigneur le duc de Vivone sur son entrée dans le fare de Messine », qui s’accompagne de deux pastiches, l’un de Guez de Balzac, l’autre de Voiture, pour féliciter le duc, qui devait être promu maréchal le 30 juillet 1675, de la prise de Messine en février de la même année. La Lettre IV fut publiée pour la première fois dans les Œuvres diverses (Paris 1678, 12°), avec la date « de Paris, le 4 juin 1677 », mais circula bien avant cette date, comme en témoignent l’allusion de Bayle et la lettre de Mme de Sévigné à sa fille, du juillet 1676, ii.331.

[22] Cette allusion de Bayle constitue la première référence au Dialogue des poètes, satire à la manière de Lucien, où Boileau s’en prend à Ménage, Charles Du Périer, Santeuil, La Peyrarède et Rapin, et où il fait jouer un rôle ridicule à Ravisius Textor, compilateur bien connu de Bayle. Or, le dimanche 15 octobre 1702, Boileau affirmera n’avoir jamais mis ce dialogue par écrit : à cette occasion, il le récite à Brossette, qui en note l’essentiel dans son journal et le publie, avec des variantes, dans son édition des Œuvres complètes de Boileau (Genève 1716, 4°, 2 vol.) : voir Correspondance entre Boileau-Despréaux et Brossette, éd. A. Laverdet (Paris 1858), p.525-529, et Boileau, Œuvres complètes, p.592-605, 1119-1120.

[23] Jean-Baptiste Santeul (ou Santeuil) (1630-1697), chanoine de Saint-Victor et un des meilleurs poètes néo-latins de son temps, Gabrielis Cossarti tumulus (Paris 1675, 4°). [ François Charpentier], Lettre sur un nouveau poëme latin intitulé […] (Paris 1675, 4°). Cette lettre suscita une Reponse à la lettre sur un nouveau poême latin intitulé Gabrielis Cossarti tumulus (Paris 1675, 8°) qui semble être de Santeul, mais qui fut aussi attribué à Boileau, à tort semble-t-il.

[24] Racine devait publier l’année suivante Phèdre et Hippolyte, tragédie (Paris 1677, 12°).

[25] [ Gabriel Brémond], Hattigé, ou les amours du roi de Tamaran, nouvelle (Cologne 1676, 12°).

[26] Sur les actions militaires autour de Philipsbourg, voir Lettres 127, n.1, 2 et 3, et 129, n.23. La nouvelle de cette prétendue « capitulation » ne figure pas dans la Gazette, qui donne divers rapports sur les mouvements de l’armée impériale, sous le commandement de Louis-Guillaume de Bade, et de l’armée française sous celui de Créqui. Voir les nouvelles de Strasbourg dans les ordinaires n° 85 du 9 septembre 1676, n° 90 du 24 septembre (publié le 3 octobre), n° 92 du octobre, et n° 94 du 8 octobre.

[27] Le château de Bouillon est situé aux portes de Sedan ; Bayle n’a donc pas eu besoin de la Gazette pour apprendre la nouvelle.

[28] Nous ne savons qui était ce M. Ory, probablement un Genevois ; la lettre mentionnée a disparu.

[29] Ces lettres ne nous sont pas parvenues.

[30] La pérégrination des deux amis se poursuit. Anvers était située dans les Pays-Bas espagnols.

[31] Sur Jean-Baptiste de Rocolles, voir Lettre 25, n.1.

[32] Gratien, moine italien et canoniste du siècle, fut auteur du Decretum, recueil composé entre 1139 et 1150. Le recueil de Gratien comprend toutes les parties du droit canonique, admettant toutes les décisions qui passaient pour avoir force de loi et s’appliquant à les mettre d’accord entre elles. Il fait un grand usage des fausses décrétales, une décrétale étant une décision papale sur une consultation, donnée sous forme de lettre, et considérée comme source de droit. Sur les questions bénéficiales (c’est-à-dire, celles qui concernent les bénéfices ecclésiastiques), la doctrine du Décret est bien moins favorable aux prétentions papales que celle des Décrétales. Ces questions n’étaient évidemment pas de nature à exciter beaucoup d’intérêt dans un milieu protestant.

[33] Voir Lettre 124, n.2.

[34] Henri Basnage de Beauval (voir Lettre 83, n.6) put se réfugier à Rotterdam en 1687 et fut très lié avec Bayle. Selon le curieux usage du temps, Beauval fut reçu avocat à Rouen dès 1676 et c’est ensuite qu’il alla à l’université de Valence pour y acquérir le grade de docteur en Droit. Il se pourrait qu’il ait été en Dauphiné pour y bénéficier de l’enseignement d’ Antoine de Marville, spécialiste renommé de droit romain. Il est possible aussi qu’à Valence, à la différence d’autres facultés de droit, on pût acquérir un grade sans donner de preuves de catholicité. Visiblement, Beauval avait profité de l’occasion de son voyage dans le Sud-Est pour visiter Genève. Une fois en Hollande, Beauval ne put exercer sa profession d’avocat, et, comme on le verra par la suite, il devint journaliste. Il devait publier, dès 1684, Tolérance des religions (Rotterdam 1684, 12°), dont il existe une édition photostatique, précédée d’une Introduction par E. Labrousse (New York, Londres 1970).

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