Lettre 1438 : Jean Georges Grævius à Pierre Bayle

[Utrecht, juin 1699] [Texte inconnu.] DHC 2, art. « Ermite (Daniel l’) », in corp. : « On imprime à Utrecht quelques opuscules de Daniel l’Ermite, et entre autres le traité De aulica et civili vita [1]. Ils étoient en manuscrit dans la bibliothèque du duc de Florence [2], et l’on y doit renvoier l’original après que l’édition sera faite. Mr Grævius réfutera dans la préface les médisances de Scioppius [3]. J’ai appris cela par une lettre qu’il me fit l’honneur de m’écrire au mois de juin 1699 [4]. » 

Notes :

[1] L’édition ne devait sortir des presses que deux ans plus tard chez Guillaume Broedelet : Danieli Eremitæ Aulicæ vitæ ac civilis libri IV : ejusdem opuscula varia : quorum syllabus exhibetur post præfationem Joannis Georgii Grævii (Ultrajecti 1701, 8°). Daniel L’Ermite (1584-1613), originaire d’Anvers, vint à Paris vers 1603. Il fit un voyage en Suisse au service de l’ambassadeur Méry de Vic. En 1609, il était secrétaire de Cosme II de Médicis à Florence et fut envoyé auprès de l’empereur et d’autres princes allemands. Il composa un traité sur la géographie, l’histoire et les mœurs de la Suisse, De Helvetiorum, Rætorum, Sedunensium situ, republica, moribus (Lugduni Batavorum 1627, 8°), qui fut repris dans le recueil édité par Grævius. Voir DHS (art. de H. Marti). Bayle évoque ce projet de Grævius dans sa lettre du 3 décembre 1699 : voir Lettre 1457, n.1.

[2] Bayle était entré en correspondance avec Antonio Magliabechi, bibliothécaire du grand-duc de Florence, mais il n’est pas question de ce manuscrit dans leurs échanges connus : voir Lettres 1317, 1482, 1508 et 1552.

[3] Caspar Schoppe (1576-1649), grand érudit connu sous le nom de Scioppius, fut célèbre surtout pour son tempérament de controversiste et de polémiste très agressif. Né protestant, il abjura sa religion en 1599 et attaqua sans merci ses anciens coreligionnaires. Bayle lui consacre un long article dans le DHC, où il fait état avec beaucoup de mépris de ses attaques contre Du Plessis-Mornay (rem. F) et contre Scaliger, comme aussi (rem. D) contre les jésuites, ainsi que de ses « chimères apolocalyptiques » (rem. L).

[4] La lettre de Grævius du mois de juin 1699 ne nous est pas parvenue : cette mention dans le DHC est la seule trace qui atteste l’existence de cette lettre.

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