Lettre 1442 : Pierre Bayle à Anthony Ashley Cooper, 3e earl de Shaftesbury

[Rotterdam, le 28 juillet 1699] Mylord J’ai recu avec tout le respect et toute la gratitude imaginable l’obligeante lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’ecrire [1]. J’aurais eu plutot l’avantage de vous en faire mes tres-humbles remercimen[t]s, si je n’avois cru qu’il fal[l]oit attendre que je vous pusse rendre compte de quelques petites amplet[t]es de livres que j’ai faites pour vous, Mylord. Elles ne sont guere considerables quoi que nous aions eu des auctions* qui l’etoient beaucoup, mais il s’est trouvé que les livres que j’y avois marquez, et dont / je croiois avoir marqué le prix plus haut qu’ils ne se vendroient, se sont vendus plus cherement presque tous. Tous les jours le nombre des gens qui font des bibliotheques en ce pais s’augmente, et ils font encherir les bons livres, et les bonnes editions de jour en jour. J’ai fait mettre dans le paquet des volumes du Thesaurus Antiq[uitatum] Romanarum que Mr Leers vous a envoiez depuis quelques jours [2], ce que j’avois fait acheter pour vous Mylord. Vous y trouverez les œuvres d’ Hippocrate en grec seulement [3], et peut etre ne serez vous pas fort aise d’avoir un tel livre, mais sachant que l’edition quoi que non pas la meilleure, est neanmoins bonne, et voiant que le livre se donnoit pour 13 sols[,] je l’achetai. Le Plutarque en grec seulement 4 vol[umes] in 8°, chez Henri Etienne [4] n’a pas eté cher ; il ne m’a couté que 42 sols[.] J’ai eu Luciani Opera gr[ec] et latin edit[ion] de Bale en 4 volumes [5] bien conditionnez et avec des notes pour 45 sols ; le Pline d’ Elzevier [6] pour 50 sols, l’ Ovide du meme en 3 vol[umes] pour 30 sols [7] ; Aristophan[e] grec et latin [8] bonne edition in 12 pour 20 sols[ ;] La Politiq[ue] d’ Aristote avec la paraphrase d’ Heinsius [9] 30 sols[ ;] / un Eschyle en grec seulement edition tres rare et excellente [10] pour 23 sols ; Hermogene en grec et latin avec le commentaire de Sturmius [11] 19 sols ; Maxime de Tyr grec et latin de la bonne edition [12] a eté vendu conjointement avec un Herodien de Lion grec et latin suivant l’edition et avec les notes d’ Henri Etienne et les 2 premiers livres de Zosime [13] 40 sols ; ainsi Mylord vous aurez deux Herodiens car j’avois deja acheté l’edition de Boeclerus [14] qui est estimée la meilleure, et qui est accompagnée de commentaire et d’un index, et qui a couté 42 sols. On a vendu ensemble • le commentaire de Casaubon in 1 um librum Polybii  [15] in 8[,] deux des meilleurs livres de Jules Cesar Scaliger, De Poëtica [16] et De Causis Linguæ Latinæ [17], et Nonius Marcellus [18] 45 sols.  Aristidis Orationes gr[ec] et lat[in] [19] 10 sols mais je me suis apercu trop tard qu’il n’y a que le 1 er et le 3 e volume reliez ensemble. Je croi vous avoir deja mandé* Mylord qu’un livre fort rare de Henri Etienne Lexicon Ciceronianum [20] s’etant vendu avec la meilleure edition de Macrobe [21] s’est vendu 4 livres dix sols. L’apologetique de Grotius [22] avec 4 ou 5 autres livres qui sont bons, un Horace [23], et un Vida de Plantin [24], un Sleidan de Badius [25], une Hist[oire] ecclesiastique de Hornius [26], Bodin Methodus historiæ [27] a couté 30 sols[ ;] Antonin Liberalis gr[ec] et latin [28] avec des notes vendu avec d’autres [petits livres] / un Aulu Gelle [29], un Elixir Jesuiticum [30], un Firmicus Maternus [31] a couté 21 sols. J’ai cru que vous seriez bien aise d’avoir la version latine de la vie de Brutus avec des notes • le tout traduit de l’espagnol de Don Francisco de Quevedo [32]. Il a eté vendu avec un recueil de vers latins à la loüange de Cromwel [33] 19 sols[,] Pline le jeune d’ Elzevier [34] 22 sols[.] C’est là ce me semble tout ce que j’ai mis dans le ballot que Mr Leers vous a envoié. M rs Basnage  [35] m’ont chargé l’un et l’autre de vous asseurer de leurs plus profon[d]s respects, et de l’admiration qu’aussi bien que moi ils ont pour votre rare merite, Je suis avec une entiere passion d’etre honnoré de vos commandemen[t]s Mylord votre tres humble et tres obeissant serviteur B[ayle] Rotterdam le 28 e de juill[et] 1699 Le prix des livres monte – 30 – 1 Les fraix du crieur 1 – 10 et pour la peine de l’acheteur quand ç’a eté dans d’autres villes que Rotterdam ou que je n’ai pu assister à une auction, port de lettres et de paquets etc 1 17 Je suis quelquefois si distrait en sup[p]utant que je pourrai bien m’abuser, c’est pourquoi je sup[p]lie tres humblement Mylord de m’avertir s’il y a erreur dans ce compte [36].

Notes :

[1] Les lettres de Shaftesbury à Bayle sont perdues. La dernière lettre de Bayle à Shaftesbury date du 5 juin 1699 (Lettre 1433).

[2] Sur le Thesaurus Antiquitatum Romanorum, édité par Grævius, voir Lettres 1105, n.30, et 1433, n.14.

[3] Il s’agit sans doute de l’édition du texte grec établie par Johann Hagenbut, dit Janus Cornarius, Hippocratis Coi,[...] Libri omnes, ad vetustos codices [...] collati et restaurati (Basileæ 1538, folio).

[4] Plutarchi chæronensis quæ extant opera [moralia], gr[æce] ([Genevæ 1572], 8°, 3 vol.), édition publiée par Henri Estienne sans lieu ni date. Nous n’avons pu trouver une édition en grec seulement publiée par Henri Estienne en 1572 comportant quatre volumes in-8°. L’édition citée est bien celle qui figure dans le catalogue de la bibliothèque de Shaftesbury.

[5] Lucien, Opera quæ quidem extant, omnia, éd. Gilbert Cousin (Cognatus) et Johannes Sambucus (Basiliæ 1619, 8°).

[6] Il s’agit soit de Pline l’Ancien, Historiæ naturalis libri XXXVII, éd. Joannes de Laet (Lugduni Batavorum 1635, 12°, 3 vol.), soit de Pline le Jeune, Epistolæ et Panegyricus, éd. Marcus Zuerius van Boxhorn (Lugduni Batavorum 1653, 12°). Cependant, Pline le Jeune figure à la fin de la liste des achats de Bayle (voir ci-dessous, n.34) : il s’agit donc probablement ici de Pline l’Ancien.

[7] Ovide, Opera, éd. Daniel Heinsius (Lugduni Batavorum 1629, 12°).

[8] Dans la bibliothèque de Shaftesbury figurent les deux éditions établies par Joseph-Juste Scaliger : Aristophanis Comœdiæ undecim, Græcè et Latinè, cum indice Parmiarum selectiorum et emendationibus virorum doctorum præcipuè Josephi Scaligeri. Accesserunt præterea fragmenta ejusdem ineditarum comœdiarum Aristophanis (Lugduni Batavorum 1624, 12°), publiée par Joannes (ou Jean) Maire, et Aristophanis Comœdiæ undecim, Græcè et Latinè, ut et fragmenta earum quæ amissæ sunt, éd. Joseph Juste Scaliger (Amstelædami 1670, 12°), imprimées par Jan van Ravesteyn.

[9] Aristotelis Politicorvm libri VIII cum perpetua Dan. Heinsii im omnes libros paraphrasi Politicorum libri VIII (Lugduni Batavorum 1621, 8°), publié par Elzevier.

[10] Aischylou Prometheus Desmotes, Epta Epi Thebais, Persai, Agamemnon, Eumenides, Iketides (Parisiis 1552, 8°), publié par Adrien Turnèbe. Shaftesbury possédait aussi l’édition Æschyli Tragœdiæ VII : in quibus præter infinita menda sublata, carminum omnium ratio hactenus ignorata, nunc primùm proditur opera Gulielmi Canteri Ultraiectini (Antverpiæ 1580, 12°), imprimée par Christophe Plantin.

[11] Hermogenis Tarsensis rhetoris acutissimi, de dicendi generibus sive formis orationum libri II. latinitate donati, et scholis explicati atque illustrati, a Joanne Sturmio ([Argentori] 1571, 8°2 vol.) ; le commentaire est de Johannes Sturm (1507-1589), les notes étant éditées par Jan Kocin (1543-1610).

[12] Maximi Tyrii Dissertationes (Oxoniæ 1677, 12°) ; Shaftesbury possédait aussi les Dissertationes XLI græce, cum interpretatione Danielis Heinsii (Lugduni Batavorum 1614, 8°).

[13] Herodiani histor. libri VIII ; cum Angeli Politiani interpretatione ; et huius partim supplemento, partim examine Henrici Stephani [...] ; adjecti sunt etiam Zosimi Comitis [...], ab codem H. Stephano (Lugduni 1624, 8°).

[14] Herodiani historiarum libri VIII [ab Angelo Politiano translati, cum Photii excerptis], editi cura Jo. H. Boecleri (Argentorati 1644, 8°) ou bien la deuxième édition augmentée, Herodiani Historiarum libri VIII ; cum notis et animadversionibus Jo. Henrici Boecleri ; Accessit index græcus locupletissimus qui simul et lexici græco latini et latino-græci et phraseologias et passim commentarii loco esse potuerit, autore Baltasare Scheidio, [...et Tanaquili Fabri de Herodiano] (Argentorati 1662, 8°).

[15] Isaaci Casauboni ad Polybii Historiarum librum primum commentarii ad Iacobum I. Magna Britannia Regem Serenissimum (Parisiis 1617, 8°). Shaftesbury possédait également l’exemplaire de Polybe, Historiarum libri qui supersunt [...] græce et latine (Parisiis 1609, folio).

[16] Jules César Scaliger, Poetices libri septem : I. Historicus, II. Hyle, III. Idea, IV. Parasceve, V. Criticus, VI. Hypercriticus, VII. Epinomis [...] ([Heidelbergæ] 1581, 8°).

[17] De causis linguæ Latinæ libri XIII ([Heidelbergæ] 1584, 8°) ; il existe une édition antérieure de 1580 et une ultérieure de 1597.

[18] Il existe plusieurs éditions collectives contenant les compositions de Nonius Marcellus, mais l’édition la plus modeste – susceptible d’être achetée au prix de 45 sols – semble être celle imprimée par Gilles Beys, De proprietate sermonis (Parisiis 1583, 8°), qui est parfois reliée avec celle du De prisco sermone de Fulgentius Placiades.

[19] Dans la bibliothèque de Shaftesbury, on trouve l’édition Aristeidon logoi [...] Orationum tomi tres (Basiliæ 1604, folio, 2 vol.), mais la disposition en deux volumes ne peut pas correspondre au mauvais exemplaire que Bayle envoie : il s’agit plus probablement de l’édition Aristidou logoi. Ælii Aristidis Adrianensis Oratori clarissimi, Orationum tomi III. Interprete Gulielmo Cantero [...] Adjunximus varias ejusdem Gulielmi Canteri et aliorum lectiones, lectoris judicio examinandas. Unà cum indice duplici : altero gnomologiarum : altero rerum et verborum, eoque locupletissimo (Genevæ 1604, 8°, 3 vol.).

[20] Sur le Lexicon Ciceronianum d’ Henri Estienne, voir Lettre 1433, n.12.

[21] Macrobe, Opera. Accedunt notæ integræ I. Pontani, J. Meursii, J. Gronovii (Lugduni Batavorum 1670, 8°) – édition qui figure dans le catalogue de la bibliothèque de Shaftesbury et dont une nouvelle édition venait de paraître à Londres (Londini 1694, 8°). Shaftesbury possédait aussi l’édition des Opera Ioh. Isacius Pontanus secundò recensuit, adiectis ad libros singulos notis quibus accedunt Ioh. Meursii breviores notæ (Lugduni Batavorum 1628, 8°).

[22] Hugo de Groot, dit Grotius, avait publié un pamphlet Defensio fidei catholicæ de satisfactione Christi adversus Faustvm Socinum Senensem (Lugduni Batavorum 1617, 4°), et sa Commentatio ad loca quædam Novi Testamenti de Antichristo agunt, aut agere putantur expendenda eruditis (Amstelodami 1640, 8°) ; mais il s’agit ici plus probablement de son célèbre ouvrage apologétique, publié initialement sous le titre Sensus libroruum sex, quos pro veritate religionis christianæ Batavice scripsit (Lugduni Batavorum 1627, 12°) et ensuite sous le titre, De veritate religionis christianæ (Lugduni Batavorum 1640, 12°) ; il connut de très nombreuses éditions, dont certaines furent établies par Jean Le Clerc ; l’ouvrage fut traduit en français par François Eudes de Mézeray (Paris 1644, 8°) et en anglais par Clement Barksdale (London 1669, 12°) et par Simon Patrick (London 1680, 8°). Voir M. Somos, Secularisation and the Leiden circle (Leiden etc. 2011) ; J. Champion, « “Socinianism truly stated” : John Toland, Jean Le Clerc and the 18 th century reception of Hugo Grotius’ De Veritate religionis christianæ  », Grotiana, 33 (2012), p.119-143.

[23] Shaftesbury possédait quelque treize éditions des œuvres et des poèmes d’ Horace, dont trois figurent dans le catalogue des livres acquis aux Provinces-Unies : Dionysii Lambini [...] in Ch. Horatium Flaccum [...] Quæ huic quartæ [...] editioni sint addita, epistola docebit [...] (Francofurti 1596, 4°) ; Q. Horatius Flaccus, cum commentariis et enarrationibus commentatoris veteris et Jacobi Cruquii Messenii (Lugduni Batavorum 1611, 4°) ; Q. Horatii Flacci Opera, cum animadversionibus et notis Danielis Heinsii longe auctioribus. Idem librum de satyra præfixit (Lugduni Batavorum 1612, 8°).

[24] Marci Hieronymi Vidæ Cremononsis Albæ Episcopi Opera. Quorum catalogum sequens pagella continet (Antverpiæ 1585, 16°), publiés par Christophe Plantin.

[25] Jo. Sleidani de Statu religionis et reipublicæ, Carolo quinto Cæsare, commentarii : additus est liber XXVI (Genevæ 1559, 8°), publié par Conrad Badius (1525-1562), le fils de Josse Bade (1462–1535).

[26] Georgius Hornius (1620-1670), Historia ecclesiastica : illustrata notis et observationibus, quibus fontes historicæ antiquitatis aperiuntur accedit L. Capelli Historiæ Judaicæ compendium, et continuatio ad A. usque MDCLXXXVII ; M. Leydecker edidit (Lugduni Batavorum 1687, 12°). Deux éditions de cet ouvrage avaient déjà paru à l’officine de la famille Hackius (Lugduni Batavorum, Rotterodami 1665, 1666, 12°), et d’autres en Allemagne (Gorlicii 1677, 12° ; Lipsiæ 1677, 12°).

[27] Jean Bodin (1530-1596), Methodus ad facilem historiarum cognitionem (Parisiis 1572, 8°) ; Methodus historica, duodecim ejusdem argumenti scriptorum tam veterum quam recentiorum commentariis adaucta [...] [a Joanne Wolfio] (Basileæ 1576, 8°), avec de très nombreuses éditions ultérieures.

[28] Antonini Liberalis Transformationum congeries. Phlegontis Tralliani de mirabilibus et longævis libellus. Ejusdem de Olympiis fragmentum. Apollonii historiæ mirabiles. Antigoni mirabil. narrationum congeries. M. Antonini Philosophi, imp. romani, de vita sua libri XII [...] græce latineque omnia, Guil. Xylandro, [...] interprete [...] (Basileæ 1568, 8° ; éd. Thomas Muncker, Amsterdam 1676, 12°).

[29] Dans le catalogue de la bibliothèque de Shaftesbury établi par Paul Crell, on trouve cinq éditions des Noctes Atticæ d’ Aulu-Gelle, celle de Petrus Mosellanus (Coloniæ 1533, 8°) ; celle d’ Henri Estienne (Genevæ 1609, 12°), celle d’ Antonius Thysius le jeune et Jacobus Oiselius (Lugduni Batavorum 1666, 8°), et deux autres : (Lyon 1560, 8°) et (Lyon 1592, 8°).

[30] Johann Leonhard Weidner (pseudonyme : Gratianus Leosthenes Salicetus), Elixir Jesuiticum, sive quinta essentia Jesuitarum, ex variis, imprimis pontificiis, authoribus, alembico veritatis extracta quæ mundi theatro exhibetur, continens, I. Epitheta et periphrases Jesuitarum. II. Catalogvm, vel quasi, testium veritatis de Jesuitis. III. Similitudines et apophthegmata de Jesuitis. IV. Theses et positiones [...] patribus Jesuitis [...] propositas (s.l. [1640], 4°) : Knuttel, n° 4716. Le pamphlet connut de très nombreuses éditions ultérieures.

[31] Il s’agit sans doute de Julius Firmicus Maternus, De Errore profanarum religionum ([Hamburgi] 1603, 8°), édité par Johann van der Wowern (1574-1612).

[32] Francisco de Quevedo (1580-1645), De la vida de Marco Bruto escrivio la por el texto de Plutarco, ponderada con discursos (Madrid 1644, 8°), ouvrage traduit par Dirk Graswinckel (1600-1666), Politicus prudens, sub persona Marci Bruti, et excursibus politicis, in ejus vitam a Plutarcho conscriptam exhibitus (Amstelodami 1669, 4°) et imprimé par Hendrick et Theodore Boom.

[33] Il semble qu’il s’agisse ici du recueil de Payne Fisher (1616-1693), Irenodia gratulatoria, sive Illustrissimi amplissimiq[ue] viri Oliveri Cromwelli, etc. epinicion [...] ([London 1652], 4°), qui fut traduit par Thomas Manley (1628-1690) sous le titre Veni ; vidi ; vici. The triumphs of Oliver Cromwell, etc. set forth in a panegyricke, written originally in Latine [par Payne Fisher] and done into English heroicall verse [...]. Whereto is added an elegy upon the death of the late Lord Deputy of Ireland, the much lamented Henry Ireton (London 1652, 8°). Fisher publia par la suite plusieurs autres recueils à l’éloge de Cromwell, dont, en particulier, Threnodia triumphalis in obitum serenissimi nostri principis Olivari Angliæ, Scotiæ, Hiberniæ, cum dominationibus ubicunque jacentibus : nuperi protectoris (qui obiit Septemb. 3) : ubi stupendæ passim victoriæ et incredibiles domi forasque successus, heroico carmine succinctim perstringuntur (Londini 1658, folio), qui fut également traduit sous le titre Threnodia triumphalis a triumphal funeral-ode : being a compendious and succinct series of his late most invincible highness stupendous successes at home and abroad, both by his own personal prowess and also the influential emanation of his most hon[ora]ble Privy-Council translated purposely into English, peculiarly for those who have relation to, or are honourors of the most illustrious and renowned familie of the Cromwels (London 1659], 8°).

[34] Pline le Jeune, Epistolæ et Panegyricus, éd. Marcus Zuerius van Boxhorn (Lugduni Batavorum 1653, 12°). Voir aussi ci-dessus, n.6.

[35] Les frères Basnage avaient certainement rencontré Shaftesbury lors de son voyage aux Provinces-Unies entre juillet 1698 et avril 1699 : voir Lettre 1431, n.1.

[36] La copie établie par Des Maizeaux (ms Leyde, Marchand 4) est très lacunaire : il omet en particulier toutes les indications quant au prix des livres, alors qu’on voit ici, comme dans les lettres précédentes de Bayle à Shaftesbury, que Bayle rapporte les prix avec une grande exactitude : souci de comptabilité, sans doute, et souci de connaisseur des livres anciens.

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