Lettre 297 : Jacob Spon à Pierre Bayle

[Lyon, juin-juillet 1684]

Mémoires que Mr Bayle prendra la peine de ranger [1] et de retrancher ce qu’il voudra

Charles Spon naquit à Lyon le 25 dec[embre] 1609 de Matthieu Spon son pere et Claude Bernard sa mere. Son pere Matthieu Spon estoit marchand de Lion fils de Matthieu Spon d’Ulme en Suaube, qui estoit venu s’etablir à Lyon pour le negoce.

Il fut envoyé des l’age de onze ans à Ulme ville natale de son ayeul Matthieu Spon, où il etudia le latin au college de cette ville. Il y fit paroitre beaucoup de vivacité et d’application à l’estude, et estoit toujours des premiers de sa classe, de sorte que ses maistres ne cessoient de reprocher aux Allemans qu’ils se laissoient vaincre par cet estranger, pour les piquer d’une noble emulation. • Des l’année 13 de son âge, il faisoit tres bien les vers latins, comme ceux cy qu’il fit sur le champ au mois de juin 1623, sur ce que le monde a esté puny par l’eau au tems du deluge et qu’il le doit estre par le feu à la fin du monde[ :]

Musa gracilis extemporanea

Sapphicum carmen

 

 

Fluctuantem æstum rigido flagello

Aureæ gentis pater almus ivit

Ipse punitum superante lympha, et

Cuncta domante :

Atque torporem nimium gravantem

Sæculum nostrum, redeunte nimbo

Judicaturus : facibus, favillâ, et

Igne cremabit [2].

Des l’année suivante 1624 il n’y avoit point de sorte de vers qu’il ne fist, et où il ne reussit, comme entr[’]autres • ceux cy sur cette sentence d’ Horace, Audax omnia perpeti, gens humana ruit per vetitum nefas [3][ :]
CARMEN ANAPÆSTICUM

Duro ore genus Deucalionis

Temerarium, amans usque pericli

Peccare etiamnum sustinet, ac

Adapertilis ad prava fenestra est :

Hederâ velut astringitur Ilex, etc. etc [4]. / 

Ses maistres ne pouvoient se lasser de loüer son esprit et sa vivacité[,] c’est pourquoi ils ajoutoient toujours à ses vers apres les avoir leus quelque petit eloge, comme celui cy que luy ecrivit quand il eut fait les vers precedens Mr Ebelius recteur de l’academie.
Ad cuncta ingenium tibi promtum

Sponi. Galliæ eris (voveo hoc et

Ominor) astrum quondam rutilem nitidum [5].

En 1625 et 1626 il fut à Paris compagnon de table et disciple du fameux philosophe Mr Derodon [6].

En 1627 il fut auditeur en physique au college de Lisieux, de Guillaume Mazurius [7]. En 1628 et 1629 il fut auditeur en medecine de Mrs Pijart [8], Merlet [9], Cousinot [10], Charpentier [11], Guibert [12], Perreau [13] et Duval [14], en differens colleges de Paris.

En 1630 il etudia les mathematiques et l’astronomie sous J.-B. Morin et continua à etudier en medecine [15].

En 1632 il s’en alla à Montpellier où apres quelques mois de sejour et y avoir esté auditeur de Messrs de Belleval et Delort [16] il passa docteur en medecine la mesme année au mois de septembre.

De là il s’en • vint à Lyon, où il fut aggregé au college de medecine le 7 aoust 1635 ayant pratiqué deux années au Pont de Veyle selon l’usage du college de medecine de Lyon, qui veut que les aspirans facent quelques années de pratique hors de la ville [17].

Depuis ce tems là il pratiqua la medecine à Lyon avec grand aplaudissement jusqu’à la mort, s’estant marié à l’age de 35 ans. L’année suivante 1645 Mr Cousinot medecin du Roy lui procura des lettres de medecin du Roy par cartier*, qui ne luy fut qu’un titre honoraire.

Il entretint commerce avec plusieurs savans • de differens pays et entre autres avec Mr Guy Patin [18], professeur de Paris, Monsieur Moreau [19], medecin de la mesme Faculté, Messrs Hofman [20] celebre medecin de Nuremberg, Reinesius [21], medecin de Leipsic, Remy Fesch [22] jurisconsulte et curieux de Basle, Sachs [23] medecin et academicien de Breslau, Bernier [24] savant, philosophe et medecin encore vivant, / Baylé [25] medecin de Mademoiselle de Dombes .

Il savoit le grec en perfection, et l’allemand aussi bien que sa langue maternelle. Il a toujours fort cultivé la poësie latine. En 1636 et 37 il mit en vers les Aphorismes d’ Hippocrate, mais parce qu’il vit que d’autres auteurs en avoient fait autant, il ne donna point les siens au jour [26]. En 1661 il fit imprimer les Prognostiques d’Hippocrate en vers heroiques, qu’il intitula Sybilla Medica et qu’il dedia à son ancien amy Guy Patin [27]. Il fit aussi depuis la Myologie en vers latins qu’il vouloit faire imprimer et dedier à M. Baylé [28]. Pour d’autres ouvrages, il n’a donné qu’un appendice chymique à la Pratique de Pereda [29], et la Pharmacopée de Lyon [30] à laquelle le college • lui donna la commission de travailler : mais il ne s’imprimoit gueres de livres de medecine dans Lyon qu’il ne vist avant qu’estre mis sous la presse, et qu’il ne rangeast*. On luy doit entr[’]autres • le volume des lettres de Sennert • dont il procura l’impression. Il mouroit peu de grands hommes à qui il ne fist d’epitaphe : • celuy qu’il fit à Gassendi fut trouvé fort beau[ :]

Gassendus moritur, Sophia luget, ingemit orbis,

Sponius in luctu est : solus Olympus ovat [31].

Il y a encore entre les mains de son fils quelques manuscrits qui meriteroient de voir le jour comme Des Consultes •, et des lettres latines à differentes personnes d’erudition. Sa mort arriva le 21 fevrier 1684 ayant esté allité 2 mois d’une diarrhée qui luy laissa toujours l’esprit tres libre.

Il estoit d’une humeur fort douce, moderée, sans ambition, sans chagrin, parlant peu, n’aimant rien tant que son cabinet, aimant l’ordre et l’exactitude, savant, poly dans tout ce qu’il ecrivoit, sincere, pieux, • extremement charitable, et aimé de tout le monde.

Son pere ayant obtenu la bourgeoisie de Zurich, il en eut la continuation, et ses enfans apres luy, dont il vit son aisné Jacob Spon aggregé au college de Lion, tachant de suivre ses traces. / 

Les ouvrages de Jacob Spon sont

Recherches • des antiquités de Lyon, 8. Lyon 1674

Voyages de Grece et du Levant, 3 voll in 12. Lyon 1677

Response à la critique publiée par Mr Guillet contre les voyages de Spon, 12. Lyon. 1679.

Histoire de Geneve, 2 voll. Lyon. 12. 2 editions 1680 et 1682

Lettre au P. La Chaize sur l’antiquité de la religion. imprimée en plusieurs endroits [32]

Recherches curieuses d’Antiquité. 4. Lyon. 1683

Miscellanea erudita antiquitatis. f° commencé en 1679 n’est pas achevé

Aphorismi novi • ex Hippocratis operibus passim collecti[i] 12. Lyon 1683 gr[æco] lat[ino] cum notis.

Observations sur les fievres et les febrifuges 12. 1684.

 

• Memoire de Mr Charl[es] Spon pour Mons r Bayle

 

Notes :

[1] Sur Jacob Spon, voir Lettre 83, n.10.

[2] Poème simple improvisé. Vers saphiques : « Le vénérable père de la race d’or alla lui-même punir d’un dur fléau les passions turbulentes : tout fut submergé. La pluie torrentielle s’éloignant, il condamnera notre siècle accablé d’apathie et le réduira en cendres. »

[3] « Audacieuse à tout endurer, la race humaine se précipite dans le sacrilège interdit », Horace, Odes, i.3.25-26.

[4] Poème anapestique : « La race téméraire de Deucalion [le Noé grec], au visage effronté, aimant jusqu’au péril, persiste encore dans le péché, ouvrant ainsi la porte à la dépravité : de même que l’ilex est étreint par le lierre, etc. »

[5] « Tu as un esprit prompt à tout, Spon. Brillant déjà, tu vas être pour la France (je le souhaite, je le prédis) un astre de pure clarté. »

[6] Sur David Derodon, voir Lettre 10, n.28. Dans son article V des NRL, juillet 1684, Bayle ajoute ce paragraphe sur Derodon : « C’étoit un grand maître, qui possédoit toute la subtilité des scolastiques pour ce qui est de la logique, et qui avoit joint à cela la connoissance de la physique moderne, car il avoit quitté Aristote pour s’attacher aux principes d’ Epicure, rectifiez par le celebre Monsieur Gassendi. Tout le monde sçait l’estime où ce Monsieur de Rodon etoit dans le parti protestant, et qu’il a professé la philosophie ou à Die, ou à Orange, ou à Nimes, jusques à ce qu’il fut banni du royaume, pour avoir composé un livre intitulé Le Tombeau de la Messe, que l’on fit brûler par la main du boureau. L’auteur se retira a Geneve, et y mourut quelque tems après, il y a environ vingt ans. »

[7] Guillaume Mazurius, professeur au collège de Lisieux.

[8] Sur François Pijart, nous n’avons comme renseignements que le titre et l’adresse bibliographique de ses thèses : An epilepsiae pyrotica (praes. Richardo Marcez. cand. Francisco Pijart.) (Lutetiae 1622, folio) ; An phthisicis lac (s.l.n.d.) (Lutetiae 1622, folio).

[9] Jean Merlet, docteur régent en 1614, Remarques sur le livre de l’antimoine d’Eusebe Renaudot (Paris 1654, 4°) ; Paraenesis ad medicos antimoniales ([s.l.] 1655, 8°) ; Opuscula medica duo : quorum unum est de cauteriis : alterum est paradoxum de tussi (Parisiis 1659, 12°).

[10] Jacques Cousinot (1585-1645), docteur en médecine et professeur royal au Collège de France fut successivement médecin du Roi et premier médecin du Dauphin. Il fut auteur d’un Discours au roi touchant la nature et les vertus des eaux minérales de Forges (Paris 1631, 8°).

[11] Charpentier : un médecin de ce nom est mentionné parmi d’autres Charpentier non-médecins dans les lettres de Guy Patin. Celles-ci fournissent quelques informations utiles sur certains des médecins en question dans cette lettre : voir Lettres de Guy Patin, éd. P. Triaire (Paris 1907), et Lettres de Guy Patin à Charles Spon, éd. L. Jestaz (Paris 2005).

[12] Philbert Guibert (ou Guybert) (1579 ?-1633), docteur régent de la Faculté de médecine de Paris en 1611, professeur de pharmacie, auteur d’un ouvrage intitulé Le Medecin charitable et profitable au public (Paris 1623, 8°), réédité et augmenté sous le titre : Toutes les œuvres charitables. Sçavoir le medecin charitable. Le prix et valeur des medicamens. L’apothicaire charitable. La maniere d’embaumer les corps morts. Les tromperies du bezoard descouvertes. Le choix des medicamens. Le traité du sené. La maniere de faire toutes sortes de gelées. La maniere de faire diverses confitures. Le discours de la peste. Le traité de la saignée, Et la methode agreable et facile pour se purger doucement, et sans aucun dégoust. Reveuës corr. et augm. en ceste derniere edition par l’autheur (Paris 1633, 8°). Le Traité du sené est d’ Antoine Mizauld et le Traité de la saignée comprend une bonne partie du texte de Galien. Vingt ans plus tard, l’ouvrage connaissait sa vingt-deuxième édition ; une traduction latine parut avec introduction par G. Sauvageon, Philiberti Guiberti Medici officiosi Opera (Parisiis 1649, 8°) et une traduction anglaise sous le titre de The charitable physitian. With the charitable apothecary (London 1639, 4°). Voir aussi P. Albou, « Histoire des “Œuvres charitables” de Philibert Guybert », Histoire des sciences médicales, 32 (1998), p.11-26.

[13] Jacques Perreau, bachelier en 1611-1612, docteur en 1613, doyen de la Faculté en 1647, auteur du Rabat-Joye de l’antimoine triomphant, 2 part. en un vol. (Paris 1654, 4°). Cet ouvrage, comme les deux qui suivent, représente une escarmouche de la vieille querelle de l’antimoine, querelle entretenue vigoureusement alors par l’irascible Guy Patin.

[14] Guillaume Duval (?-1646), natif de Pontoise commença par enseigner la philosophie et fut nommé en 1606 Lecteur et Professeur ordinaire en philosophie grecque et latine au Collège royal. En 1612, il fut reçu docteur en médecine dans les écoles de Paris et en 1640 nommé doyen de la Faculté. Il semble avoir été meilleur orateur et enseignant qu’auteur.

[15] Jean-Baptiste Morin (1583-1656), médecin devenu astrologue, professeur royal de mathématiques en février 1630 ; en 1634, il fut au centre d’une célèbre controverse autour de la méthode qu’il proposait pour le calcul des longitudes ; en tant qu’astrologue, il fut reçu par les grands de son temps : Louis XIII, le cardinal de Richelieu, le comte de Chavigny, Louise-Marie de Gonzague, reine de Pologne... ; cette dernière finança la publication posthume de son Astrologia gallica (1661). Molière le ridiculise sous la figure d’Anaxarque dans Les Amants magnifiques (1670) : voir l’édition des Œuvres complètes de Molière établie par G. Couton (Paris 1971), ii.643-644. Bayle lui consacrera un article féroce dans le DHC, où il le traite d’« âme vénale, et avide de pensions et de récompenses ; faux savant, faux philosophe » (« Morin, Jean-Baptiste », rem. N). Sur « l’affaire Morin » du calcul des longitudes, voir aussi Pascal, Œuvres complètes, éd. J. Mesnard (Paris 1964-), ii.82-99.

[16] Martin Richer de Belleval (?†1644), neveu du célèbre botaniste Pierre Richer de Belleval (1588-1623), lui avait succédé dans les fonctions de professeur de botanique et d’anatomie à l’Université de Montpellier, et fut chancelier de cette Université en 1641. Jacob Spon a bien écrit Delort et ce nom a été transcrit ainsi dans les NRL, mais il semble que le collègue de Belleval soit Charles Delorme (1584-1678), fils de Jean Delorme (1547-1637), qui avait été professeur à Montpellier avant d’être nommé premier médecin de la reine.

[17] Sur le collège de médecine de Lyon, voir Lazare Meysonnier, Histoire de l’Université de Lyon et du collège de médecine faisant partie d’icelle (Lyon 1644, 8°).

[18] Sur Guy Patin, célèbre doyen de la Faculté de Médecine de Paris, voir surtout R. Pintard, Le Libertinage érudit dans la première moitié du siècle (Paris 1943 ; 2e éd.Genève 1983) et La Mothe Le Vayer, Gassendi, Guy Patin. Etudes de bibliographie et de critique, suivies de textes inédits de Guy Patin (Paris 1943). Bayle lui consacrera un article important dans le DHC : voir L. Bianchi, « Libre pensée et tolérance. Pierre Bayle et Guy Patin », in De l’Humanisme aux Lumières, p.611-622.

[19] René Moreau (1587 ?-1656), médecin, diététicien et hygiéniste éminent, professeur à Paris, auteur d’un traité De Missione sanguinis in pleuritide (Parisiis 1622, 12°) et d’une Laryngotomie jointe au traité de Bartholin De angina puerorum (Parisiis 1646, 8°).

[20] Gaspar Hofmann (1572-1667) fit des études de médecine à Altdorf, à Padoue et à Bâle, où il fut reçu docteur en 1605. Agrégé au collège de médecine à Nuremberg en 1606, il professa la médecine théorique à Altdorf depuis 1607 jusqu’à la fin de sa vie. Disciple d’ Aristote, il manquait, aux yeux de ses critiques, de pratique chirurgicale.

[21] Thomas Reinesius (1587-1667), médecin, philologue et antiquaire allemand, parent de Gaspar Hofmann, fit des études de médecine à Wittemberg et à Iéna et finit médecin du margrave de Bareith. Il entretint une correspondance avec la plupart de ses compatriotes médecins ou archéologues et composa de nombreux ouvrages. Voir l’article que Bayle lui consacre dans le DHC.

[22] Rémy Fesch (ou Faesch) (1595-1667), né à Bâle, étudia la jurisprudence à Genève, Lyon, Bourges et Marbourg et voyagea beaucoup en Europe. A partir de 1629, il occupa successivement plusieurs chaires de droit. Il avait une bibliothèque considérable et un cabinet d’antiquités qu’il confia à l’Académie de Bâle. Il avait publié en 1620 une dissertation De fœderibus (Basileæ 1620, 4°).

[23] Philip Jacob Sachs (1627-1671), né à Breslau, fit ses études à Leipzig et fut reçu magister en 1648. Ayant visité la Hollande, la France et l’Italie, il obtint son doctorat à Padoue et, retournant à Breslau, y fut nommé médecin en chef de la ville. Il correspondit avec les plus savants médecins de l’Europe et fit de nombreuses contributions aux Miscellanea de l’ Academia naturæ curiosorum, dont il était membre.

[24] Sur François Bernier, voir Lettre 283, n.9.

[25] Il s’agit de D. Bellay (Bellaius), médecin de la « grande Mademoiselle », alors propriétaire des Dombes, principauté qu’elle devait vendre en 1681 au duc du Maine afin d’obtenir la libération de Lauzun, prisonnier à Pignerol. C’est à ce même « D. Bellaius » que Charles Spon dédia sa Myologia heroico carmine expressa : voir ci-dessous, n.28.

[26] Il existait deux éditions anciennes des Aphorismes d’ Hippocrate traduits en vers latins (Rostock 1554, 4°, et Londres 1567, 8°), mais Spon fait allusion sans doute à celle d’ Henricus van Poort, Hippocratis Coi Aphorismi metrica paraphrasi (Trajecti ad Rhenum 1657, 12°).

[27] Charles Spon, Sibylla medica : Hippocratis libellum Prognosticon heroico carmine Latine experimens (Lugduni 1661, 4°).

[28] La Myologica heroico carmine expressa de Charles Spon fut publiée dans la Bibliotheca Anatomica sive receus in anatomia inventorum thesaurus (Geneva 1685, folio : Lyon BM 22768), p.584ss. Elle est dédiée à D. Bellay, médecin de la principauté des Dombes.

[29] P.P. Peredæ in M. J. Pascalis Methodum Curandi Scholia. Addita disputatio medica, an cannabis, et aqua, in qua mollitur, possint aërem inficere. Editio novissima, accessit chymica appendix, authore C. Sponio (Lugduni 1664, 8°).

[30] La « Pharmacopée de Lyon » se fonde sur l’ouvrage de Brice Bauderon, Paraphrase sur la pharmacopée (2e éd. 1595 ; 6e éd. Lyon 1614, 8°), qui fut peu à peu développé, comme par exemple dans l’édition La Pharmacopée accomplie, augmentée par Lazare Meysonnier (Lyon 1657, 8°) et dans de très nombreuses éditions ultérieures.

[31] « Gassendi meurt, la Sagesse se lamente, le monde entier gémit, Spon est en deuil : seul l’Olympe se réjouit. »

[32] Bayle ajoute : « M. Arnaud y a fait une réponse. » J. Spon, Lettre de Jacob Spon au P. Lachaise sur l’antiquité de la véritable religion (Lausanne 1681, 12°) ; la première réponse fut celle du Père François d’Aix de La Chaize : Sentiments chrétiens touchant quelques questions de controverse entre les catholiques et les protestants, ou lettres d’un homme désintéressé, écrites au sujet de la réponse qu’on voit ici, faite de la part de M. de La Chaize à la lettre que M. Spon lui a écrite (Cologne 1680, 12°) ; la réponse d’ Antoine Arnauld parut ensuite : Remarques sur une lettre de M. Spon, de la religion prétendue réformée, médecin à Lyon, contenant les raisons qui font prétendre à ces Mess[ieurs] la religion catholique pour nouvelle et la leur pour ancienne (Anvers 1681, 12°).

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